Après le Covid-19 qui circule toujours, faut-il craindre une nouvelle pandémie ? Dans un article publié début août dans le New England Journal of Medicine, des scientifiques chinois rapportent avoir formellement identifié un nouveau virus dans les provinces du Shandong et du Henan, dans le nord-est de la Chine : le “Langya henipavirus”. Détecté pour la première fois en 2018, il aurait déjà infecté 35 personnes. Si les cas sont encore rares, les médecins du pays alertent notamment pour éviter les mutations. Cette découverte “justifie une enquête plus approfondie pour mieux comprendre la maladie humaine associée”, avancent-ils.

LayV : quels sont les symptômes de ce nouveau virus à ARN ?

Parmi les 35 personnes infectées, 9 étaient porteuses d’autres maladies infectieuses. Les scientifiques ont donc relevé les symptômes auprès des 26 autres malades. Ils ont noté :

  • une fièvre : présente chez 100 % des patients
  • une fatigue : pour 54 % d’entre eux
  • de la toux : chez environ 50 % des malades
  • des douleurs musculaires : dans 46 % des cas
  • une perte d’appétit : chez 50 % des malades
  • des nausées : pour 38 % des patients
  • des problèmes au foie : chez 35 % des malades
  • une baisse de la fonction rénale : dans 8 % des cas

A l’heure actuelle, aucun cas grave n’a été constaté et aucun malade n’est décédé, d’après les premières données récoltées par le Centers for Disease Control (CDC) de Taïwan. Par ailleurs, tous ces patients ont été pris en charge d’avril 2018 à août 2021.

Langya : une famille de virus connue pour tuer dans 75 % des cas

Les cas recensés concernent tous des paysans, mais ils ne sont pas restreints à une zone géographique unique. L’enquête menée sur place rapporte qu’aucun des patients n’a eu de contact rapproché avec d’autres malades. Selon les chercheurs, il y a une très forte probabilité que la transmission soit d’origine animale. En effet, sur une centaine d’animaux testés, quatre chiens et trois chèvres ont présenté des anticorps contre le virus Langya. Les chercheurs chinois ont également trouvé le virus chez 71 des 262 musaraignes – un petit mammifère ressemblant à une taupe – dans les deux provinces chinoises où l’épidémie a commencé.

“La recherche des contacts de 9 patients avec 15 membres de leur famille en contact étroit n’a révélé aucune transmission LayV en contact étroit”, ont précisé les chercheurs. “Mais la taille de notre échantillon était trop petite pour déterminer l’état de la transmission interhumaine de LayV.”

Ce virus LayV est un henipavirus de la même famille que le virus Nipah : un agent pathogène mortel que l’on trouve généralement chez les chauves-souris. Ce dernier se propage par les gouttelettes, comme le virus du Covid-19, et peut tuer jusqu’à trois quarts des personnes qu’il infecte. A ce titre, le virus Nipah a été répertorié par l’Organisation Mondiale de la Santé comme étant l’un des virus les plus susceptibles de provoquer la prochaine pandémie. Actuellement, 8 vaccins contre le virus Nipah sont testés sur des animaux.

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Sources

https://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMc2202705

Deja-flu: China sounds alarm as 35 people fall ill with 'newly identified' Langya virus that is thought to have jumped from shrews, Daily Mail

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