Commotion cérébrale : 5 erreurs à éviter absolument (et ce médicament à ne jamais prendre)

Publié par Sandrine Coucke-Haddad
le 03/03/2026
commotion cérébrale
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Un choc à la tête même minime doit toujours donner lieu à quelques précautions dans les heures et les jours qui suivent. Notre cerveau, comme n’importe quel autre organe, à besoin de récupérer. Voici en particulier 5 erreurs, pourtant courantes, à ne plus faire.

Chute, accident de voiture, sport ou même agression, les possibilités de souffrir d'une commotion cérébrale après un coup au niveau de la tête sont nombreuses. Chaque année, 150 000 personnes sont victimes d’un traumatisme crânien en France, rappelle l'Institut du cerveau qui ajoute que “les lésions du cerveau suite à ces traumatismes sont une cause fréquente de handicap et on estime à 3 % le nombre de décès par an soit environ 4 500 personnes.” Sur les 150 000 victimes de traumatismes crâniens, 45 000 environ sont hospitalisées. Pour les autres, la convalescence et la surveillance s’effectuent à la maison. Il est alors indispensable de ne pas commettre d’erreur qui pourrait nuire à la récupération, ou pire, aggraver le traumatisme.

Le danger invisible du traumatisme crânien

Ainsi un choc à la tête, même s'il paraît minime, ne doit jamais être pris à la légère. Le risque principal est celui d’une hémorragie intracrânienne, une complication qui peut se développer dans les heures suivant l'impact. Heureusement, la plupart des commotions se résolvent spontanément en quelques jours, mais la récupération dépend d'un protocole strict de repos physique et cognitif. 

Les symptômes courants d’un traumatisme crâniens, tels que ceux énuméré par l'Institu du cerveau comme les maux de tête, les nausées et vomissements, et diverses atteintes neurologiques comme des pertes de sensibilité, de la motricité ou une aphasie (impossibilité de parler), une somnolence ou des troubles visuels doivent alerter s’ils réapparaissent dans les jours qui suivent le choc. 

Tout signe suspect doit vous amener à consulter d’urgence. Certaines lésions du cerveau consécutives à une commotion cérébrale peuvent être irrémédiables, indépendamment d’ailleurs de la force du choc initial. D’où l’intérêt d’adopter les bons gestes et notamment le repos absolu, indispensable pour la récupération.

Choc à la tête : pourquoi faut-il se reposer ?

La guérison du cerveau nécessite un repos total, qui dépasse le simple fait de s'allonger. Il s'agit d'un repos intellectuel et physique. Le cerveau doit guérir sans subir de sollicitations cognitives exigeantes car le surmenage risque de retarder le rétablissement. Ne pas prendre en compte ce point fait partie des erreurs courantes. Ignorer ces recommandations médicales peut vous exposer à des séquelles durables. Il est impératif d'adopter les bons réflexes dès les premières minutes qui suivent le traumatisme. Les diapositives suivantes détaillent les cinq erreurs à éviter après un choc à la tête.

Ne jamais prendre d'aspirine ni d'ibuprofène

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boîtes de médicaments et de comprimés sur une table
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Ces médicaments sont formellement contre-indiqués après un traumatisme crânien. L'aspirine et l'ibuprofène possèdent des propriétés antiagrégantes plaquettaires qui fluidifient le sang. Ils augmentent le risque d'aggraver une hémorragie interne, même faible, au niveau du crâne ou du cerveau. Seul le paracétamol est recommandé pour soulager la douleur post-commotionnelle et sa prise doit être strictement encadrée par un professionnel de santé.

Ignorer le repos cognitif

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Personne travaillant chez elle dans son salon
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Le repos doit impérativement être physique et intellectuel. Les activités exigeantes pour le cerveau, comme l'utilisation des écrans, les jeux vidéo ou la lecture intense, doivent cesser pendant au moins 24 à 48 heures. Le surmenage cognitif retarde la guérison et exacerbe les maux de tête ou la fatigue.

Consommer de l'alcool ou des sédatifs

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 verre de vin à côté d'une boîte de médicaments sur une table
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La consommation d'alcool est absolument proscrite tant que les symptômes persistent. L'alcool augmente la fatigue et masque l'apparition de signes d'alerte liés à un hématome. L'utilisation de somnifères ou d'anxiolytiques est également strictement interdite pour traiter une insomnie post-traumatique.

Prendre le volant

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personne au volant d'une voiture
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Les troubles de l'attention, la somnolence et la fatigue surviennent fréquemment après un traumatisme crânien léger. Ces altérations augmentent significativement le risque d'accident de la route. Il est impératif de se faire accompagner pour rentrer chez soi et d'éviter la conduite.

Reprendre le sport sans protocole

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personne qui court dans un parc ensoleillé
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Un retour précoce au sport ou au travail prolonge durablement les symptômes. La reprise impose un protocole par étapes de 24 heures minimum, franchies uniquement en l'absence de douleurs. En cas de réapparition des symptômes, vous devez cesser toute activité et revenir à l'étape de repos précédente.

Ne pas suivre le protocole de retour progressif

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Homme qui se repose dans son canapé
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Le retour à la vie normale exige de respecter six étapes strictes. Il débute par 48 heures de repos physique et cognitif, suivies d'une reprise des activités légères sans effort. Pour les plus sportifs, il est ensuite conseillé de réintroduire ensuite les exercices sportifs modérés sans impact, puis l'entraînement exigeant. L'entraînement complet avec contact nécessite une autorisation médicale préalable avant le retour à une pratique plus intense.

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