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Le sommeil est un allié de notre santé, mais on apprend qu'il irait même jusqu'à alléger les symptômes des traumatismes crâniens. Après une commotion cérébrale, qu'elle soit due à une chute, un coup pendant un sport tel que la boxe ou le rugby, ou un accident de voiture, des symptômes plus ou moins légers peuvent apparaître. Selon une nouvelle étude, publiée le 18 février dernier dans le Journal of Neurotrauma, avoir un sommeil profond joue un rôle essentiel dans la guérison de ces lésions cérébrales traumatiques. "Le sommeil jouerait un rôle important dans le nettoyage des déchets dans le cerveau après un traumatisme crânien, si vous ne dormez pas bien, vous ne pourrez pas nettoyer votre cerveau correctement", résume Juan Piantino, auteur principal de cette recherche.

Comme le rapporte Pourquoi docteur, qui relaie l'étude de ces chercheurs de l’université des sciences et de la santé de l’Oregon, aux États-Unis, pour parvenir à cette conclusion, le professeur de neurologie et son équipe ont observé 56 vétérans américains et fait des IRM pour mesurer le niveau d’élargissement des espaces périvasculaires qui entourent les vaisseaux sanguins dans leurs cerveaux. Les scientifiques ont constaté que les vétérans ayant la plus mauvaise qualité de sommeil étaient davantage concernés par le phénomène d’élargissement des espaces périvasculaires, et avaient donc plus de symptômes consécutifs à leur traumatisme crânien.

Une mauvaise élimination des déchets dans le cerveau

En cause, la mauvaise élimination des déchets dans les espaces périvasculaires du cerveau, un processus aussi appelé aussi système glympathique."Imaginez que votre cerveau génère des déchets et que tout fonctionne correctement. Maintenant, vous avez une commotion cérébrale. Le cerveau génère beaucoup plus de déchets qu'il doit éliminer, mais le système se bouche", expliquent de manière imagée les chercheurs, cités par Santé Magazine. Leurs travaux font la preuve du rôle majeur du sommeil dans la récupération après un traumatisme crânien. Cette méthode d’analyse, reposant sur l’IRM pourrait même être utilisée dans d’autres recherches, car l’élargissement des espaces périvasculaires peut être à l’origine de la démence. "Sur du long terme, nous pouvons imaginer que cette technique pourrait être utilisée pour déterminer qui pourrait être à risque de souffrir de problèmes cognitifs, dont la démence", souligne Juan Piantino.

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