J’ai toujours eu conscience des dangers du soleil, notamment quand je suis devenue maman pour la première fois à 23 ans. Je me suis toujours protégée ainsi que mes enfants. Quand on m’a diagnostiqué le premier mélanome à 32 ans, évidemment, je me suis demandée ce que j’avais pu faire de mal pour que cela m’arrive… Je me suis souvenue qu’étant enfant, mon capital soleil avait dû en prendre un coup car il n’y avait pas autant de messages de prévention à l’époque. Heureusement, les mentalités ont beaucoup évolué mais il y a encore des rappels à faire…”

“J’ai développé une phobie solaire”

“L’annonce et l’après du premier mélanome, je l’ai plutôt bien vécu. Quand on m’a diagnostiqué deux autres mélanomes trois ans plus tard, j’ai développé une phobie solaire. Après mes traitements et ma rémission, je faisais extrêmement attention. Par exemple, je ne voulais pas aller dans un endroit en vacances sans qu’il y ait de piscine couverte. Je me couvrais énormément avec des vêtements larges. Je courais presque pour aller d’un point à un autre en période estivale. J’étais clairement dans l’excès, surtout que j’ai perdu ma maman en seulement trois mois d’un mélanome…”

"Aujourd'hui, j’arrive à remettre des shorts”

“Depuis quelques années, j’arrive à m'habiller de nouveau comme j’aime en période estivale. Je peux mettre des shorts ou des robes. En revanche, j’évite toujours les vêtements très dénudés en pleine journée et privilégie les soirées pour arborer les tenues à bretelles. Je mets toujours de l’écran total (SPF 50+) dès que je sors, même si c’est juste pour une petite course. Mes activités sportives je les fais en matinée ou tard le soir. Il y a quelques jours j’ai fait du paddle à 20 heures. Ces horaires me permettent d’être sereine.”

Cancer de la peau en été : les conseils d’une patiente

“Aujourd’hui à 43 ans, sans récidive depuis mes derniers mélanomes, je me sens mieux. Il y a beaucoup de choses qui m’ont aidé à devenir positive et à ne plus être angoissée face au soleil :

  • Faire plusieurs séances de sophrologie, cela m’a permis de me stabiliser ;
  • Pratiquer le yoga ;
  • Créer un nouveau projet, personnellement, j’ai créé ma marque de maillots de bain anti-UV ;
  • Accomplir ses rêves d’enfant. Le mien en achetant un golden retriever avec qui je me suis mise à la course à pied. Cette activité sportive me fait beaucoup de bien car je me retrouve face à moi-même et à la nature. On se sent libre quand on court.
  • Se faire aider par son entourage. Il m’a beaucoup aidé à me sentir mieux de jour en jour.

Le cancer ça change beaucoup de choses et j’ai appris à devenir positive avec les années. Je trouve les messages de prévention importants même si j’ai l’impression qu’ils ne sont pas encore compris par tout le monde. C’est très important de protéger les jeunes enfants (casquette, lunettes de soleil, vêtements anti-UV, crème solaire (SPF 50), et éviter de sortir entre 11 heures et 17 heures), et les adultes aussi. Il ne faut pas croire que le fait de bronzer facilement et d’avoir une carnation de peau foncée nous protège du cancer… Enfin, n’oublions pas de consulter un dermatologue une fois par an afin de surveiller l’évolution des grains de beauté.”

Sources

https://virginiefleuriel.fr/

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