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Une inflammation dûe à une intoxication

La sensibilité à la toxicité d’un médicament dépend de chacun. Certains, comme le paracétamol, sont toxiques à partir d'une certaine dose.
"Attention, il ne représente un danger hépatique que suite à une absorption en masse (cause suicidaire par exemple) et non suite à une accumulation pendant plusieurs années", précise le Dr Nicolas Veyrie, chirurgien digestif.

Certaines chimiothérapies sont également connues pour être hépato-toxiques. "Un effet secondaire dérangeant mais c’est le cas pour beaucoup de médicaments", souligne le médecin. "Il s’agit alors de bien surveiller et d’ajuster le traitement".

Non moins graves, les Intoxications non médicamenteuse peuvent être fulgurantes : "Je me souviens d’une personne intoxiquée, car elle avait ingurgité accidentellement une grande quantité de feuilles d’if (séquoïa)", ajoute le chirurgien, "elle a due être transplantée en catastrophe".

Comment apparaît la cirrhose ? L’inflammation causée par l’intoxication peut évoluer vers la formation d’une cicatrice fibreuse du tissu hépatique (fibrose), qui, à stade sévère lorsqu’elle recouvre tout le foie, peut entraîner une cirrhose.
C’est plus précisément la désorganisation de l’architecture des cellules liée aux cicatrices fibreuses qui entraîne la cirrhose. Pour compenser, les cellules restantes forment des nodules. Ceux-ci bloquent la circulation et empêchent le foie d’accomplir ses fonctions vitales.

Un parasite à cause d'un contact avec un animal

"Les parasites peuvent s’installer dans le foie ou les voie biliaires après l’ingurgitation de nourriture en France ou à l’étranger, selon le territoire de vie du parasite" déclare le chirurgien digestif.

Le parasite "échinococcose" par exemple, qui s’attrape via le contact direct avec un animal qui aurait été contaminé (rongeurs, chiens, chats), se développe essentiellement au niveau du foie. À stade évolué sur le long terme, il peut provoquer un cancer du foie ou une cirrhose.

Les parasites peuvent également créer une masse semblable à un kyste dans le foie, "souvent détecté par des modifications du bilan hépatique et biliaire ou découvert de façon fortuite lors d'une échographie ou d'un scanner", précise le Dr Veyrie.

La maladie du foie gras

La maladie du foie gras© Fotolia

Issues de différents facteurs : psychologiques, diététiques, endocrinologiques, génétiques, l’obésité a de graves conséquences sur le foie. Elle a même généré une nouvelle maladie appelée NAFLD ("maladie du foie gras non alcoolique" ou "Non alcoholic Fatty Liver Disease" en anglais), regroupant des atteintes allant de la simple stéatose hépatique à la cirrhose, en passant par le stade NASH (stéatose hépatite non alcoolique ou "non alcoholic steatohepatitis" en anglais).

"Elle est devenue la première cause de transplantation aux USA de nos jours" précise le chirurgien digestif Nicolas Veyrie. En effet "elle touche 16 à 30% de la population aux USA et représente actuellement 10% des cirrhoses" peut-on lire sur le site spécialisé echosens. Surnommée la maladie du "foie gras", elle est caractérisée par l’accumulation de lipides dans les cellules hépatiques.

Comment apparaît la cirrhose ? Cette accumulation peut conduire à une inflammation qui détruit les cellules hépatiques, peut évoluer vers la formation d’une cicatrice fibreuse du tissu hépatique (fibrose) dans 30 à 80% des cas, puis vers la cirrhose.

La cirrhose biliaire primitive

La cirrhose biliaire primitive© Fotolia

Cette maladie est due à une réaction anormale du système immunitaire. La cirrhose biliaire primitive (CBP) est " le plus souvent diagnostiquée chez la femme après 40 ans" souligne le site spécialisé echosens. Les maladies auto-immunes représentent 5% des cirrhoses.

Comment apparaît la cirrhose ? Dans le cas de la CBP (qui n’est pas encore une cirrhose dans les premiers stades de la maladie), nos anticorps attaquent nos canaux biliaires (les petits canaux qui transportent la bile du foie). La bile ne peut donc être éliminée et s’accumule dans le foie. "Cela peut entraîner l’inflammation et la formation de tissus cicatriciels, puis la cirrhose, et le dysfonctionnement de fonctions hépatiques", explique le Dr Veyrie.

Maladie auto-immune : la bile ne s’évacue plus

Maladie auto-immune : la bile ne s’évacue plus© Fotolia

La "cholangite sclérosante primitive" (CSP) est une maladie auto-immune aux mêmes principes que la cirrhose biliaire primitive.

Comment apparaît la cirrhose ? D’origine inconnue, elle diminue le diamètre des canaux biliaires à cause des inflammations et de la formation de tissus cicatriciel s. La bile s’accumule donc dans le foie et endommage les cellules hépatiques. Contrairement à la CBP, la CSP est plus fréquente chez les hommes et observée entre 30 et 50 ans.

Une dysfonction d'absorption de fer ou de cuivre

Une dysfonction d'absorption de fer ou de cuivre© Fotolia

Deux maladies génétiques, liées à l’absorption de fer et de cuivre, impactent particulièrement les fonctions hépatiques.

L’hémochromatose est caractérisée par une "dysfonction de l’absorption du fer, qui s’accumule dans les tissus du foie, provoquant une fibrose puis une cirrhose", explique le Dr Veyrie. "La maladie touche les 40-60 ans et est 10 fois plus fréquente chez l'homme que chez la femme "du fait de la déperdition de fer lors des menstruations" peut-on également lire sur echosens.

La maladie de Wilson quant à elle est extrêmement rare, et provoquée par l’accumulation de cuivre dans le foie.

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