Le diabète de type 2 pourrait être génétique

Publié le 24 Mai 2019 par Pauline Capmas-Delarue, journaliste santé
Si le diabète de type 2 est principalement lié à notre mode de vie, de rares variantes génétiques pourraient aussi le favoriser. Une découverte qui apporte un nouvel espoir en matière de traitements.
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Il y aurait 422 millions de diabétiques dans le monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dont plus de 3,7 millions en France. On sait depuis longtemps que notre mode de vie joue un rôle majeur dans le risque de développer un diabète de type 2.

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Ainsi, les personnes sédentaires, en surpoids, ou qui ont tendance à ingérer trop de calories au quotidien ont plus de chances d’être touchées par cette maladie. Mais nos gènes pourraient aussi jouer un rôle dans son apparition, selon une étude publiée dans la revue Nature.

Des variantes de quatre gènes pourraient favoriser le diabète de type 2

Des chercheurs américains ont identifié des variantes rares de quatre gènes, qui pourraient favoriser le diabète de type 2. Et ils estiment que des centaines de gènes supplémentaires liés au diabète vont probablement être identifiés à l’avenir.

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Pour arriver à cette découverte, les scientifiques ont analysé les gènes codeurs de protéines de 20 791 personnes atteintes de diabète de type 2, et de 24 440 personnes saines, appartenant à diverses ethnies.

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“La plupart des études de grande ampleur se concentrent sur des individus d’ascendance européenne, ce qui peut compliquer la généralisation des résultats”, explique Michael Boehnke, Directeur du Centre de génétique statistique à l’Université du Michigan. “Plus la cohorte est diversifiée, plus la science peut nous apprendre des choses”.

Ces gènes pourraient être ciblés par de nouveaux médicaments

Les gènes qui ont été identifiés dans cette étude, et les protéines qu’ils codent, pourraient devenir la cible de nouveaux médicaments antidiabétiques, et améliorer la compréhension de la maladie. “Nous avons maintenant une image actualisée du rôle des variations rares de l’ADN dans le diabète”, souligne Jason Flannick, professeur associé de pédiatrie à la Harvard Medical School, et auteur principal de l’étude.

“Ces variantes rares fournissent une ressource beaucoup plus précieuse qu’on ne le pensait, afin de développer des médicaments. En effet, nous pouvons détecter la preuve de leur association à la maladie dans de nombreux gènes. Ces derniers pourraient être ciblés par ces nouveaux médicaments, ou étudiés pour comprendre les processus fondamentaux sous-jacents de la maladie”, conclut l’expert.

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