Masque : 7 dangers que vous courrez en le portant

Dans les transports, au bureau, en faisant les courses… Porter un masque fait désormais partie du quotidien des Français. Mais selon un article publié par le Dr Russell Blaylock, un neurochirurgien à la retraite, cette mesure de protection n’a pas que des avantages. Pire encore, elle pourrait entraîner de graves effets secondaires, allant du simple mal de tête… au décès du patient ! Explications.

Afin de freiner la propagation du Covid-19 et éviter une nouvelle vague de la maladie, le port du masque est obligatoire dans certains lieux publics (transports, commerces) et largement recommandé partout. Mais cette mesure pourrait-elle faire plus de mal que de bien ?

C’est ce que suggère le Dr Russell Blaylock, un neurochirurgien à la retraite, dans un article publié dans Technocracy News. Il renvoie notamment à plusieurs études, qui ont montré les risques entraînés par le port du masque durant des périodes prolongées. Nous les résumons dans ce diaporama, que vous pouvez consulter en cliquant sur l’image en haut de l’article.

Le port du masque prolongé peut entraîner des effets indésirables

L’auteur se base sur l’analyse de 17 études sur l’utilisation d’un masque et d’un respirateur artificiel chez des patients atteints de la grippe, puisque aucuns travaux significatifs n’ont été réalisés sur ces sujets pour le coronavirus. “Aucune des études n'a établi de relation concluante entre l'utilisation d'un masque / respirateur et la protection contre infection grippale”, écrit-il. Des résultats que nous pourrions, selon lui, transposer au Covid-19.

D’après le neurochirurgien, l’utilisation prolongée d’un masque facial peut entraîner de sérieux effets secondaires, qui vont “des maux de tête, à une résistance accrue des voies respiratoires, à l'accumulation de dioxyde de carbone, à l'hypoxie, jusqu'à une menace grave pour la vie".

Ces effets indésirables semblent varier entre les masques utilisés : en tissu, en papier ou masque respiratoire N95 - l’équivalent américain du masque FFP2. Ce dernier, notamment, possède un filtre plus efficace, mais il limite aussi la respiration à un plus haut degré, c’est pourquoi il est plus souvent associé à l’apparition de maux de tête.

Les masques N95 (ou FFP2) entraîneraient plus de risques

Une étude portant sur 212 travailleurs de la santé a révélé qu’environ un tiers d’entre eux ont développé des maux de tête lors de l’utilisation de masques N95. Une majorité souffrait déjà de maux de tête préexistants, qui ont été aggravés par le port du masque, et environ 3 personnes sur 5 ont eu besoin d’analgésiques pour les soulager.

Des sangles trop serrées ou la pression du masque sur le visage ont été évoquées comme causes possibles de ces céphalées. Mais les preuves indiquent que ces maux de tête sont causés, en réalité, par une oxygénation sanguine réduite ou une augmentation du dioxyde de carbone dans le sang.

"On sait que le masque N95, s'il est porté pendant des heures, peut réduire l'oxygénation du sang jusqu'à 20 %", écrit le Dr Blaylock. “Cela peut entraîner une perte de conscience, comme cela est arrivé au pauvre homme qui conduisait seul dans sa voiture en portant un masque N95. Ce dernier s’est évanoui, ce qui a causé un accident de voiture où il a subi des dommages corporels”.

Le médecin se dit persuadé que ce type d’incident peut aussi survenir chez des personnes âgées, ou tout individu ayant déjà une maladie pulmonaire (BPCO, fibrose, emphysème, cancer…). Elles peuvent alors s’évanouir et se cogner la tête. “Cela peut, bien sûr, entraîner la mort”, précise-t-il.

Plus le masque est porté longtemps, plus l’oxygène sanguin diminue

Selon une étude plus récente, menée sur 159 travailleurs de la santé, âgés de 21 à 35 ans, 81 % des sujets ont développé des maux de tête en utilisant des masques faciaux, à un niveau suffisant pour affecter leur performance au travail.

D’autres travaux se sont penchés sur le niveau d’oxygène sanguin de 53 chirurgiens, mesuré grâce à un oxymètre avant et après une opération au bloc. “Les chercheurs ont découvert que le masque réduisait considérablement les niveaux d'oxygène dans le sang. Plus la durée de port du masque est longue, plus la baisse des niveaux d'oxygène dans le sang est importante", indique le Dr Blaylock.

Outre la perte de connaissance qu’ils peuvent entraîner, des niveaux d'oxygène inférieurs aux taux normaux ont aussi été liés à une baisse de l’immunité naturelle. Des études ont montré que l'hypoxie pouvait inhiber les principales cellules immunitaires qui luttent contre les infections virales, appelées lymphocytes T CD4 +. "En substance, votre masque peut très bien vous exposer à un risque accru d'infections, et si c'est le cas, avec un résultat bien pire", résume le spécialiste.

Port du masque et Covid-19 : plus de bénéfices que de risques ?

Ces propos sont toutefois à prendre avec des pincettes : il ne s’agit des propos que d’un seul homme, qui se basent sur des études antérieures à la crise du Covid-19. Elles ne suffisent donc pas à déterminer si la balance bénéfice/risque est bien défavorable au port du masque.

Selon l’Académie nationale de médecine, le port du masque est, au contraire, essentiel pour se protéger, et protéger les autres, contre le coronavirus, à condition de l’utiliser correctement. Les bénéfices apportés par cet outil de protection semblent donc supérieurs aux potentiels risques qu’il entraîne. 

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Source(s):

Blaylock: Face Masks Pose Serious Risks To The Healthy, Technocracy.news, 11 mai 2020.