Cheveux : cet aliment, riche en zinc et biotine, freine la chute provoquée par les rayons UV

Publié par Aude Klain
le 03/09/2026
femme qui perd ses cheveux
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Photo d'illustration
Vos cheveux ont souffert tout l’été : rayons ultraviolets, sel marin et chlore ont fragilisé la fibre capillaire. Conséquence, dès septembre, c’est le début de la chute. C’est le moment de consommer cet aliment qui freine la perte de cheveux.
 

On sait que 85 à 90 % de la chevelure évolue en phase de croissance, tandis que 10 à 15 % se trouve en phase d'élimination. Selon une étude publiée dans le British Journal of Dermatology, l'ensoleillement estival synchronise un nombre anormalement élevé de follicules vers cette phase de repos en juillet et août. La phase télogène (d’élimination) durant en moyenne 100 jours, les follicules se détachent ainsi massivement entre septembre et novembre.

Ce phénomène s'explique par une agression structurelle. Le rayonnement ultraviolet dégrade les liaisons de la kératine, pendant que le sel et les filtres solaires obstruent le follicule. Cette accumulation provoque une micro-inflammation locale défavorable au bulbe. Alors qu'une chevelure perd habituellement 50 à 100 cheveux par jour, ce seuil franchit couramment 150 à 200 unités quotidiennes lors du pic post-estival.

Cheveux : que manger pour ralentir la chute ?

Pour fabriquer une kératine résistante, l'organisme réclame des acides aminés soufrés. L'association de L-cystine, de méthionine et de vitamine B6 stimule directement la synthèse de la fibre. Parallèlement, le statut en fer conditionne la santé pilaire. Un taux de ferritine inférieur à 40 ou 50 ng/mL diminue l'oxygénation de la matrice et aggrave la chute de rentrée.

Le zinc, régulateur de la division cellulaire et protecteur face au stress oxydatif, agit de concert avec la biotine (vitamine B8). Une étude parue dans l'Italian Journal of Dermatology and Venereology confirme l'intérêt d'une supplémentation associant acides aminés, zinc et vitamines du groupe B. Une cure orale de 3 mois minimum entamée début septembre couvre l'ensemble d'un cycle de renouvellement. Mais vous pouvez aussi faire le plein en nutriments “anti-chute” en misant sur les fruits de mer, les abats, les graines et les céréales complètes. L’oeuf, qui contient de la biotine (vitamine B8) indispensable à la kératine et du zinc est aussi un excellent choix.

Le protocole de soins locaux : détoxification et stimulation du cuir chevelu

Le cuir chevelu nécessite une détoxification ciblée pour libérer le follicule du sébum oxydé et des résidus solaires, grâce à des formules sans tensioactifs décapants. Une étude parue dans la revue Eplasty montre qu'un massage quotidien de 4 minutes augmente l'épaisseur de la tige pilaire en stimulant les cellules de la papille dermique par mécanotransduction.

L'application de sérums concentrés en peptides ou en kératine végétale renforce l'ancrage des racines. Durant cette phase de fragilité, réduisez la chaleur du séchoir, suspendez les décolorations agressives et bannissez les coiffures à forte traction.

Diagnostic et durée : les différences avec une alopécie pathologique

La chute saisonnière est toujours temporaire. Elle dure en moyenne 4 à 8 semaines, sans jamais dépasser 3 mois. Si vous constatez une raréfaction de vos cheveux localisée sur les golfes ou le sommet du crâne, des plaques nues ou des démangeaisons intenses, une visite chez le dermatologue s’impose. De même, consultez si la chute persiste au-delà d'un trimestre : un bilan sanguin dosant la ferritine, la TSH et la vitamine D éliminera un dérèglement thyroïdien ou une carence sous-jacente.

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