Ketamine : l'ANSM met en garde contre des risques hépatiques graves

Publié le 22 Novembre 2018 à 10h05 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
Dans un communiqué du 7 novembre 2018, l'ANSM met en garde contre l'utilisation prolongée et le mésusage de la kétamine qui pourrait entraîner des troubles du foie graves, allant jusqu'à la nécessité d'une greffe. 

L'agence nationale de sécurité du médicament met en garde les anesthésistes et réanimateurs contre la kétamine. Dans un communiqué du 7 novembre 2018, les experts alertent sur un risque "d'atteinte de la vessie et des reins, un risque de perturbations hormonales et des troubles du foie "lors d'utilisations prolongées et/ou à doses élevées" de ce traitement. "La kétamine est un anesthésique général non barbiturique, d'action rapide", explique le Vidal. Elle est utilisée en cas d'anesthésie ou comme antalgique dans les douleurs neuropathiques chroniques persistantes.Son utilisation est encadrée par l'ANSM depuis 2010 pour les douleurs réfractaires mixtes ou en cas de recurs à la réalisation de soins douloureux.

Dans son communiqué l'ANSM met en garde contre les utilisations prolongées de ce traitement et le recours hors AMM, car en cas d'abus et de mésusage voici les effets secondaires qui auraient été déclarés :

- atteinte uro-néphrologique : une hématurie, une insuffisance réanle aigüe, cystite non infectieuse.

- Atteinte endocrinienne : augmentation de la cortisolémie ou de la prolactinémie.

- Atteinte du foie : une cholangite pouvant être sévère, certains cas ayant mêm mené " à des transplantations hépatiques".

A la moindre suspiçion de trouble du foie, l'ANSM recommande un arrêt du traitement. En cas d'effet secondaire, l'agence recommande de le rapporter auprès de "votre Centre R2gional de Pharmacovigilance ou sur www.signalement-sante.gouv.fr.

Vidéo : Kétamine : d'importants risques d'hépatite

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