Cancer de la prostate : un manque de testostérone le favoriserait

Publié le 28 Mars 2019 par Claire Ménage, journaliste santé
Une étude menée par des chercheurs de l'hôpital Foch de Suresnes (France) publiée en février 2019 dans la revue médicale NCBI, a démontré que finalement, ce serait le manque de testostérone qui favorisait l’apparition du cancer de la prostate.  
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Cancer de la prostate : un manque de testostérone le favoriserait© Istock

En France, le cancer de la prostate est l'un des cancers les plus fréquents et le cinquième le plus meurtrier chez les hommes. D’après les résultats d’une étude publiée en février 2019 dans la revue médicale NCBI et menée par une équipe de chercheurs de l'hôpital Foch de Suresnes (France), un taux de testostérone bas serait associé à 90% des cas de cancer de la prostate sans métastases. "On a toujours l'image de la testostérone, qui serait vraiment super pour l'organisme quand on est jeune et qui ensuite donne le cancer quand on est vieux. Or cette vision n'a plus beaucoup de sens aujourd'hui", explique le Pr Henry Botto, auteur de l'étude nommée Androcan.

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D’autres pathologies peuvent être aussi soignées

Si des études antérieures montraient que le cancer de la prostate était lié à une trop forte concentration de testostérone, c’est parce que les travaux portaient sur les cancers métastatiques. Cependant, "aujourd'hui, ces derniers ne représentent plus que 10% des cas", rapportent les chercheurs de l’étude Androan. Ce qui les a donc poussé à se sont focaliser sur le cancer de la prostate sans métastases. De plus, sur les 1343 patients qui ont participé à l'étude, certains trouble liés au cancer de la prostate tels que l'obésité, la prise de poids, la baisse de la densité osseuse, le diabète de type II, la diminution de la libido et celle de la fonction érectile, peuvent maintenant aussi être traités grâce à cette découverte.

La testostérone liée à l’agressivité du cancer

La testostérone aurait également un rôle très important dans l’agressivité du cancer de la prostate. Selon le principal auteur de l’étude, il a été remarqué que "chez les gens dont le taux de testostérone est bas, le taux de cancers agressifs s'élève à 50%. Tandis que chez les patients qui ne connaissent pas ce problème, le taux n'est qu'à 30%".

Les scientifiques se demandent maintenant comment administrer au mieux le traitement. "Les gels ou les patchs semblent être les mieux dosés, comparé aux injections de testostérone qui se font tous les mois, et qui ne permettent pas d'avoir un taux d'hormones stables dans le corps. Mais malheureusement peu de fabricants sont sur ce créneau", explique l’équipe du Pr Botto.

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