Cancer de la prostate : 5 choses fausses à ne plus croire

Publié le 03 Septembre 2018 par Florence Massin, journaliste santé
Validé par : Pr Pierre Mongiat-Artus, Urologue
Avec près de 54 000 nouveaux cas par an en France, le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez l’homme. Hérédité, stress, sexualité… De nombreuses croyances circulent sur les causes qui entraîneraient ce cancer. Mais certaines d’entre elles sont fausses. Revue de détails avec le Pr Pierre Mongiat-Artus, urologue à l’hôpital Saint-Louis à Paris et secrétaire général adjoint de l’Association Française d'Urologie (AFU). 
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Le stress est un facteur de risque : faux

© IstockLa croyance selon laquelle un stress important ou prolongé peut entraîner un cancer est fort répandue. Aucune étude n’a encore clairement démontré un lien direct entre le stress et le cancer de la prostate. "Je n’ai en effet pas connaissance que le stress soit reconnu comme un facteur de risque pour un quelconque cancer", explique le Pr Mongiat-Artus.

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Il s’agit d’un cancer essentiellement héréditaire : faux

Effectivement, plus de risques : les hommes, dont le père et, plus encore, le frère, ont été touchés par un cancer de la prostate, ont plus de risque d'être eux-mêmes atteints. Selon le nombre de parents touchés, le risque peut être de 2 à 5 fois supérieurs à celui d'un homme sans antécédents familiaux.

En effet : "les antécédents familiaux, lorsqu’ils traduisent une forme héréditaire, sont le facteur de risque le plus puissant de cancer de la prostate. L’essentiel du risque est porté par la transmission de tout un ensemble de gène.", explique le Pr Mongiat-Artus.

Cependant : les formes héréditaires sont très rares (environ 5%). Et l’immense majorité de ces formes héréditaires ne sont pas plus graves* que les formes dites sporadiques.

* "une exception : les familles avec des mutations du gène BRCA2. Dans ce cas, le cancer de la prostate est beaucoup plus fréquent et beaucoup plus grave. Des antécédents familiaux de cancer de la prostate (mais aussi du sein et des ovaires) doivent amener à se poser la question d’un sur-risque individuel de ce cancer", explique le Pr Mongiat-Artus.

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