A l’occasion de la campagne Octobre rose, qui vise chaque année à sensibiliser le plus grand nombre de femmes au dépistage du cancer du sein, l’association française Skin et l’application de rencontre Happn se sont décidées à mener un sondage très ciblé : quelle incidence le cancer a-t-il sur les relations amoureuses ?

Des célibataires interrogés sur un site de rencontre

Chaque année, plus de 382 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués à travers l’Hexagone. Plus ou moins lourdes, plus ou moins longues, ces pathologies obligent les personnes atteintes à mener un parcours du combattant duquel elles ne ressortiront pas indemnes. Un combat que certaines personnes, célibataires, aimeraient mener à deux, quand d’autres souhaitent simplement mener une existence « sans la maladie ».

Mais quelle place le cancer prend-il au sein des relations naissantes, justement ? C’est ce que l’association Skin, engagée dans la reconstruction après le cancer, et Happn ont cherché à savoir. Pour ce faire, un sondage a été mené auprès de 750 célibataires utilisant l’application de rencontre Happn, hommes et femmes confondus.

Une femme sur deux face à 32% d’hommes

L’enquête a révélé que les femmes étaient plus frileuses quant à l’évocation de leur maladie, en début de relation amoureuse. Une femme sur deux choisirait même de ne pas parler de leur cancer à leur nouveau/nouvelle partenaire, croisé(e) en ligne sur l’application de rencontre. Seuls 32% des hommes interrogés ont déclaré ne pas vouloir évoquer le sujet tout de suite dans le cas d’une relation naissante.

Par pudeur, par honte ou ne serait-ce que pour éviter de s’attirer des regards de pitié non-sollicités, les raisons d’un tel silence restent propres à chacun et n’ont pas été précisées au cours de ce sondage. « Chacune des femmes touchées par le cancer est amenée à vivre de façon très intime sa maladie et sa reconstruction. Je ne suis pas étonnée qu’une femme sur deux préfère ne pas aborder du tout sa maladie dans ses rencontres amoureuses. Le processus de reconstruction avec soi-même est parfois très long, il en est de même pour les rencontres amoureuses », explique Cécile Reboul, à la tête de l’association Skin.

Une relation sérieuse après la maladie

Le sondage s’est également penché sur le type de relation attendu par les participants, ayant subi un cancer. Si 11% ont affirmé ne plus attendre de relations amoureuses pour le moment, 82% des femmes interrogées ont indiqué chercher une relation sérieuse, dans l’idée de retrouver un sentiment de stabilité. 40% des hommes seulement ont partagé ce ressenti.

Toutefois, « si le sondage révèle que 82 % des femmes souhaitent trouver une relation amoureuse sérieuse et stable, cela ne signifie pas que les hommes ne cherchent pas de stabilité, mais simplement que les femmes ont envie après la maladie de sentir une forme de sécurité dans leur relation », selon la fondatrice de Skin.

Les femmes plus secrètes que les hommes

Toutefois, d’autres études ont confirmé la propension des femmes à garder de nombreuses choses pour elles : un sondage mené par l’institut OpinionWay, publié le 5 mai 2022, avait affirmé que 44% des femmes avaient avoué ne pas oser aborder certains sujets avec leur médecin traitant, contre 30% des hommes.

Dans cette même enquête, les raisons évoquées était bien souvent le sentiment de honte. La honte de susciter un jugement chez le médecin généraliste au sujet de l’hygiène de vie, la honte d’avouer quelque chose de son intimité ou bien la honte de refléter une image de soi qui ne correspond pas.

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Sources

https://associationskin.org/

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