Artères : 4 gestes quotidiens pour les garder en pleine santé

Publié par La Rédaction Médisite
le 03/09/2026
Artères
Autre
iStockPhoto
Lorsqu’une artère se bouche, les conséquences peuvent être graves : infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou encore maladie artérielle des membres inférieurs. Le problème, c’est que ce phénomène, appelé athérosclérose, peut progresser pendant des années sans provoquer de symptômes évidents.

Nos artères vieillissent naturellement, mais certains facteurs peuvent accélérer leur dégradation. Voici donc 4 habitudes simples qui permettent de limiter certains de ces facteurs de risque et de préserver la santé des vaisseaux sur le long terme.

L'ail et le curcuma, deux ingrédients à intégrer dans l'alimentation

L'ail et le curcuma contiennent des molécules qui intéressent particulièrement les chercheurs. Lorsque l'ail est écrasé ou découpé, il produit notamment de l'allicine, un composé étudié pour ses propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires. Le curcuma contient quant à lui de la curcumine, qui fait également l'objet de nombreuses recherches pour ses effets anti-inflammatoires et antioxydants.

Il n'est donc pas question de prendre ces aliments comme un traitement contre l'athérosclérose mais leur intérêt se situe dans leur place au sein d'une alimentation diversifiée.

Concrètement, l'ail peut être ajouté aux légumes, aux légumineuses, aux sauces ou aux plats mijotés. Le curcuma peut, lui, être utilisé comme épice dans le riz, les soupes ou les préparations à base de légumes.

Et ces deux ingrédients ne doivent pas faire oublier le reste de l'assiette : les fruits et légumes, les aliments riches en fibres et les huiles riches en acides gras insaturés, comme l'huile d'olive ou de colza, participent également à une alimentation favorable à la santé cardiovasculaire.

 

Ne pas rester assis trop longtemps, même lorsque l'on fait du sport

Faire du sport ne suffit pas nécessairement à compenser plusieurs heures passées assis sans interruption.

La sédentarité, c'est-à-dire le fait de rester longtemps en position assise ou allongée avec une faible dépense énergétique, constitue en effet un facteur de risque cardiovasculaire à part entière.

Une des solutions consiste à interrompre régulièrement ces périodes d'immobilité. Se lever, marcher quelques minutes, aller chercher quelque chose ou simplement effectuer quelques mouvements permet de remettre le corps en activité.

Certaines recherches se sont notamment intéressées à des pauses actives très fréquentes chez les personnes passant leur journée assises. Dans une étude citée dans Medicine & Science in Sports & Exercise, des pauses de quelques minutes prises régulièrement ont été associées à une diminution de la pression artérielle.

L'objectif n'est donc pas de transformer chaque pause en séance de sport, mais d'éviter de rester plusieurs heures d'affilée sans bouger. Au bureau, une alarme ou un rappel toutes les trente minutes peut simplement servir à y penser.

Le sel : le problème se trouve souvent là où on ne l'attend pas

 

La relation entre sel et tension artérielle est bien établie : consommé en excès, le sodium peut favoriser une augmentation de la pression artérielle.

Or, une hypertension qui s'installe dans le temps sollicite davantage les parois des artères et augmente le risque de complications cardiovasculaires.

Le piège, c'est que le sel ne vient pas uniquement de celui que l'on ajoute avec la salière. Une part importante est déjà présente dans les aliments que nous achetons. Charcuteries, plats préparés, sauces, bouillons, certains fromages ou produits de boulangerie peuvent ainsi contribuer rapidement aux apports quotidiens.

Pour réduire sa consommation, il est donc utile de regarder la quantité de sel ou de sodium indiquée sur les emballages et de comparer les produits entre eux. Les herbes, les épices, l'ail ou le curcuma peuvent également permettre de donner davantage de goût à un plat sans augmenter systématiquement la quantité de sel.

Stress chronique et sommeil : les artères aussi sont concernées...

Une montée de stress ponctuelle est une réaction normale de l'organisme. Le problème apparaît lorsque cette situation se répète ou devient chronique.

Le stress prolongé peut notamment contribuer à maintenir une pression artérielle élevée, l'organisme restant plus fréquemment dans un état d'alerte. Le sommeil joue lui aussi un rôle dans l'équilibre cardiovasculaire. Un sommeil insuffisant ou irrégulier est associé à différents facteurs de risque, notamment une pression artérielle moins bien régulée.

Il est donc préférable de conserver des horaires de sommeil réguliers et de viser environ sept à huit heures par nuit. Pour le stress, il n'existe pas de méthode universelle. Activité physique, respiration, moments de calme ou activités relaxantes peuvent contribuer à réduire la tension ressentie au quotidien.

L’athérosclérose peut évoluer silencieusement pendant des années avant qu’un problème cardiovasculaire ne survienne. D’où l’importance d’agir sur les facteurs de risque bien avant l’apparition des premiers symptômes.

Afficher les sources de cet article
Voir les commentaires