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La sandale : chaussure érotique...

Le modèle : le nu-pied est une chaussure légère qui libère le pied. Portée en saison chaude, elle peut être très simple comme la tong, ou plus sophistiquée avec un système de laçage comme les spartiates.

La sandale : chaussure érotique...

Ce que la sandale révèle de vous : "C'est l'escarpin de l'été, à plat ou à talons, qu'il soit à bride ou à lanières", déclare Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. Lascive, elle dévoile le pied comme la lingerie suggère un décolleté.

"Si tant de gens trouvent les sandales érotiques, c'est précisément parce que le pied est lui-même source de pulsions sexuelles", atteste Valérie Steele dans son ouvrage Chaussures : langage du style. La mule, quant à elle, habille et déshabille en même temps le pied. "Chez les fétichistes c'est la chaussure de la femme libérée", explique Séverine Bouchardon.

La femme qui porte des sandales est glamour et possède un fort sex-appeal. Naturelle, elle n'a pas peur de se dévoiler.

A l'origine : Il s'agit de la plus ancienne forme de chaussures (plus de 3 000 ans avant notre ère), la plus basique. Elle a fait son grand retour sur scène en 1920.

Le mocassin : tendance traditionnelle, voire conventionnelle

Le modèle : chaussure urbaine à semelle souple, le mocassin est ultra pratique, facile et rapide à enfiler. Il peut néanmoins être doté d'un petit talon féminin. Sans boucle ni lacet, il est aussi appelé : 'loafer' ou 'penny loafer'.

Le mocassin : tendance traditionnelle, voire conventionnelle

Ce que le mocassin révèle de vous : Traditionnelle voir conventionnelle, celle qui les porte "est une femme qui aime le confort, qui n'est pas du tout attachée à la mode", explique Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. Les valeurs sûres vous rassurent. Vous êtes quelqu'un de réfléchi, "une femme organisée", conclut Séverine Bouchardon.

Le saviez vous ? Le mocassin est aussi appelé Loafer, ce qui signifie 'vagabond' en allemand et 'fainéant' en anglais.

L'escarpin : la chaussure des séductrices

Le modèle : le talon mesure 4 cm minimum. C'est un soulier découvert, décolleté, à semelle mince et souvent raffiné.

L'escarpin : la chaussure des séductrices

Ce que l'escarpin révèle de vous : Séverine Bouchardon, consultante en image est claire : "Celle qui porte l'escarpin porte un intérêt particulier à la mode. Elle mise tout sur ses chaussures". Celle qui porte ces chaussures "affiche une certaine assurance, assume la sexualité qui s'en dégage : le buste en avant, la croupe en arrière", ajoute Valérie Laforge, ethnologue du corps et de l'apparence, dans Talons et Tentations.

Ce type de modèle affine, élève et féminise la démarche. "L'adepte de l'escarpin a besoin d'être dans le jeu de la séduction. Elle utilise cet accessoire pour se donner confiance", conclut Séverine Bouchardon. L'escarpin a un fort pouvoir érotique et procure une impression de puissance. Il est également la cause de nombreux maux de pieds.

La femme qui porte des escarpins est une séductrice, qui se veut sure d'elle mais a besoin de cet accessoire pour se le prouver. Sophistiquée, c'est la chaussure plus que sa tenue qui ne l'habille.

A l'origine : De scarpino , « petit soulier » en italien. Ce modèle date de début XVIIe siècle.

La botte : on l'associe à la guerrière, la fonceuse

Le modèle : chaussure à tige haute, avec ou sans talon. Du mollet à la cuisse la botte enferme la jambe et la protège selon l'usage. C'est aujourd'hui un modèle fonctionnel, plutôt porté en saison froide.

La botte : on l'associe à la guerrière, la fonceuse

Ce que ma botte révèle de vous : "La chaussure identifie le sexe, la provenance, la saison", d'après Valérie Laforge dans Talons et Tentations. Symbole masculin, "on associe la botte à la guerrière, à l'aventurière, à la fonceuse", explique Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. La femme qui porte des bottes est à la fois confiante et sexy.

A l'origine : C'est la première forme de chaussures. Modèle pour homme, d'origine militaire, c'est une chaussure autoritaire. Pendant longtemps, les femmes étaient interdites de bottes, sinon de manière marginale. C'est en même temps que la minijupe que les bottes furent autorisées, en 1920.

Quant à la cuissarde : "Elle avait une connotation très sexuelle, vulgaire, aujourd'hui elle est assez tendance mais reste très sexy et connotée", précise Séverine Bouchardon.

Basket : la chaussure des femmes dynamiques et sûres d'elles

Le modèle : chaussure de sport polyvalente à semelle souple. Conçue pour les sportifs, la basket devient un accessoire de mode quotidien dans les années 80. Les atouts de ce modèle sont la stabilité et le soutien.

Basket : la chaussure des femmes dynamiques et sûres d'elles

Ce que la basket révèle de vous : "Celle qui porte des baskets aime essentiellement le confort. C'est une personne très dynamique, mais qui a peut-être du mal à se détacher de sa jeunesse, qui a peur de vieillir", explique Séverinne Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. "Entreprenante, c'est une battante, une femme qui a du tonus, sûre d'elle". La femme qui porte des baskets est branchée. Elle privilégie le bien-être à l'apparence.

A l'origine, la basket était appelée sneakers (tennis, espadrilles). C'est en 1868 que la première basket est mise au point grâce au développement de la vulcanisation permettant de fixer une semelle en caoutchouc sur la toile.

Le saviez vous ? Il s'agit du style le plus universellement porté sur la planète. 85% des baskets ne sont pas vendus a des sportifs.

Ballerine : le modèle des actives coquettes

Le modèle : chaussure décolletée à bout généralement rond, c'est un basique à tout âge. Elle tire son nom du chausson de danse classique. La ballerine est aujourd'hui aussi bien citadine que sportive.

Ballerine : le modèle des actives coquettes

Ce que la ballerine révèle de vous : "Celle qui porte des ballerines est une femme active, qui recherche le confort avant tout", explique Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. C'est un modèle discret et délicat pour des femmes élégantes et sophistiquées.

C'est la plus féminine des chaussures plates. "C'est soit une femme très femme qui n'a pas besoin de le prouver par quelque moyen que ce soit, soit une femme-enfant", continue Séverine Bouchardon. La femme qui porte des ballerines n'a pas besoin d'artifices pour se sentir femme. Active, elle reste coquette.

A l'origine, son nom vient de ballare, 'danser' en italien. La ballerine urbaine arrive au début du XIXe siècle.

Bottine et low boot : pudiques et branchées

Le modèle : chaussure basse, la bottine monte jusqu'au mollet et possède, à l'origine, des lacets. La low boot n'en a généralement pas et ne dépasse pas la cheville.

Bottine et low boot : pudiques et branchées

Ce que la bottine révèle de vous : L'héritage culturel est fort ! On remarque une certaine pudeur chez la femme portant des bottines. "La bottine représente une certaine féminité, celle des femmes branchées", confirme Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure.

La bottine est également symbole d'émancipation, elle accompagne la révolution sexuelle et féministe des années 1850. La femme qui porte des bottines aujourd'hui est une femme soignée, qui veut plaire, mais qui reste sur la réserve, qui ne va pas au bout de sa féminité.

A l'origine : En 1830, les jupes crinolines dévoilaient une partie des jambes. Pour ne pas choquer leur entourage, les femmes mettaient des bottines afin de cacher leurs chevilles.

Le derby : élégance et distinction

Le modèle : chaussure basse de ville, à l'origine pour homme, elle a été adaptée aux femmes. Modèle classique en cuir, le derby est sujet aux effets de mode. Le derby se caractérise par des trous sur la claque de la chaussure (partie supérieure). Il peut avoir un talon.

Le derby : élégance et distinction

Ce que le derby révèle de vous : Plaisant d'abord aux femmes d'un certains âge, le soulier revient en force chez les demoiselles, témoignant d'un certain jeunisme de la part des autres femmes qui en portent. Le derby reflète élégance et distinction

A l'origine : modèle paysan, il a gagné en élégance dès qu'il a été porté par les chasseurs anglais. Le derby reflète alors le chic et l'élégance à l'anglaise. Le nom a d'ailleurs été donné en référence au Derby d'Epsom, la course hippique.

Hauteur du talon : quelle signification ?

Valérie Laforge, dans Talons et Tentations explique que "le talon fait la chaussure, la silhouette, l'appartenance, le statut social".

Hauteur du talon : quelle signification ?

Talons plat : "C'est avant tout une question de confort. La femme qui reste à plat est moins dans la recherche de séduction. On peut également avoir à faire à une femme complexée par sa taille, qui ne veut pas dépasser les messieurs", signale Séverine Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. C'est donc à la fois synonyme d'assurance ou de manque de confiance.

Talons hauts : Les femmes ont l'exclusivité des talons depuis 150 ans maintenant. "Nombreux sont ceux qui conviennent qu'un talon haut peut transformer madame-tout-le-monde en femme fatale", assure Valérie Steele dans Chaussures : langage du style. Les talons hauts reflètent la puissance, le sex-appeal. "On porte des talons hauts pour féminiser une démarche, féminiser une allure", ajoute Séverine Bouchardon. Joueuse, la femme connaît l'impact érotique du talon sur l'homme.

Talon aiguille / Stiletto : talon très fin et très haut, souvent réservé pour les occasions glamour, il incarne de plus en plus la femme d'affaire, autoritaire. C'est le type de talon le plus prestigieux. Charmeuse, la femme les porte pour rehausser son image. C'est une féminité "reconquise et libérée" d'après l'ethnologue Valérie Laforge.

Talons compensé : A l'origine ils étaient utilisés dans un souci pratique afin de se protéger de la saleté. Aujourd'hui, "ce talon a une connotation romantique. Celle qui en porte se soucie davantage de son dynamisme, de son activité", souligne Séverine Bouchardon. Plus confortable que le talon haut, le compensé conserve l'allongement de la silhouette. Il témoigne d'une relative timidité.

Chaussures à patins (semelles épaisses sous l'avant du pied) : "Ce sont des femmes très branchées par rapport à celles qui portent des talons classiques", rappelle Séverine Bouchardon. Un peu excentriques mais soucieuses de leur image.

Quelle est la signification du bout des chaussures ?

Bout rond : On a à faire à une "femmes plus souple, flexible voire influençable", annonce Séverinne Bouchardon, consultante en image et responsable de l'agence Allure. Les femmes sensibles préfèreront les bouts ronds.

Quelle est la signification du bout des chaussures ?

Bout carré : Comme son nom l'indique, cela révèle "quelqu'un d'organisé, à la limite rigide" explique la conseillère en image. Une femme rigoureuse choisira les bouts carrés.

Bout pointu : à l'origine plus le bout était pointu plus l'on était riche. Devenue une mode authentique, celle qui les adopte "est une fonceuse, quelqu'un qui va de l'avant", nous affirme la responsable de l'agence Allure. Mais c'est également quelqu'un de raffiné.

Bout long :"C'est quelqu'un qui veut progresser et vite", conclut Séverine Bouchardon. Celle qui porte de longs embouts souhaite avancer, se dépasser.

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Sources

Remerciements : Séverine Bouchardon, consultante en image et personal shopper, responsable de l'Agence Allure : http://www.agenceallure.fr/ Entretien du vendredi 18 mars à l'agence Allure, 140 avenue des Champs Elysées 75008 Paris

-La chaussure : langage du style, Steele Valérie, Ed. du Collectionneur, 1999. Epuisé, disponible d'occasion à la Fnac dès 113 euros.

- Talons et tentations, Laforge Valérie, Ed. Fides, Montréal 2001. Dès 19,95 $

- Les accessoires de A à Z : encyclopédie thématique de la mode et du textile, George Sophie, Ed. Falbalas, 2008. Dès 26,60 euros

- Haute pointure : histoire de chaussures, McDowell Colin. Ed. Robert Laffont, 1989. Dès 28,25 euros

- Baskets : une histoire des chaussures sport, de ville, Müller Florence, Ed. du Regard, 1997 . épuisé.

- Chaussures: l'œil du chineur, Miller Judith, Ed. Gründ, 2009. 9,46 euros

- http://www.tendances-de-mode.com

- mocassins pour femmes

- http://www.erudit.org/

- http://www.csf.gouv.qc.ca/

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