Alzheimer : certains traits de personnalité augmentent vos risques

Certifié par nos experts médicaux MedisiteD'après une nouvelle étude, certains traits de caractère, comme le fait d'être anxieux ou d'avoir des sautes d'humeur, pourraient affecter votre risque de pré-démence, appelée également déficience cognitive légère.

Depuis plusieurs années, plusieurs recherches suggéraient que notre caractère pourrait avoir un impact sur l'apparition de la démence. Or, c'est désormais une (quasi) certitude.

Selon de nouvelles recherches publiées dans le Journal of the American Geriatrics Society, les individus névrotiques (qui ont des troubles de l'humeur, de la personnalité, etc.) seraient tout particulièrement à risque de développer une déficience cognitive légère (DCL), un syndrome qui précède l'état de démence (Alzheimer).

Démence : être aimable, consciencieux, ouvert d'esprit... peut affecter vos risques

Pour arriver à cette hypothèse, les chercheurs américains qui ont mené cette étude ont examiné cinq traits de personnalité - le névrotisme, l'extraversion, le fait d'être consciencieux, l'amabilité ou encore l'ouverture d'esprit - et leurs liens avec la survenue des syndromes du   risque cognitif moteur (RCM) et de déficience cognitive légère (DCL), deux états de pré-démence. 

Pour ce faire, 524 personnes âgées de 65 ans et plus (dont 62 % de femmes) non atteintes de démence ont été examinées au centre de recherche de l'Albert Einstein College of Medicine (Etats-Unis).

Les participants ont passé de nombreux tests (cognitifs, psychologiques, mobilité) et ont rempli un questionnaire relatif à leurs traits de personnalité.

Or, après analyse des tests en cours, les scientifiques ont remarqué que ces derniers affectaient bel et bien le risque de pré-démence des participants.

"D'un point de vue clinique, ces résultats montrent l'importance de prendre en compte les différents aspects de la personnalité lors de l'évaluation du risque de démence", révèle l'auteure principale de l'étude Emmeline Ayers, chercheuse à l'Albert Einstein College of Medicine.

Toutefois, d'après le Dr Della Valle, en raison du fait qu'il n'y ait eu que 524 participants  dans cette étude, "d'autres travaux sont nécessaires pour avoir un niveau de preuve suffisant".

Gardez de la disatnce dans les conclusions de votre article, en expliquant, par exemple, que de'autres études sont nécessaires pour avoir un niveau de preuve suffisant.

Mais avant de voir quels traits de caractère sont en cause dans notre diaporama, rappelons ce qu'est précisément l'état de pré-démence.

Pré-démence : qu'est-ce que c'est ? 

Avant de parler de l'état de "pré-démence" rappelons d'abord ce qu'est la démence.

C'est un terme générique utilisé pour décrire un ensemble de symptômes causés par des troubles du cerveau.

Les symptômes peuvent inclure la perte de mémoire ainsi que des troubles de pensée, de résolution de problèmes ou de langage. La maladie est habituellement, mais pas toujours, progressive, évolutive et incurable. Parmi les formes les plus courantes de démence, on compte la maladie d’Alzheimer ainsi que la démence vasculaire (celle-ci étant souvent causée par un accident vasculaire cérébral).

L'état qui précède la démence, la pré-démence donc, se manifeste, elle, sous deux formes :

  • La déficience cognitive légère (DCL).
  • Le syndrome du risque cognitif moteur (RCM).

La déficience cognitive légère (DCL)

La déficience cognitive légère (DCL) est une étape sur la voie du développement de la démence.

C'est une affection souvent décrite comme une déficience cognitive légère (DCL) qui implique une déficience légère de la cognition, plus importante que celle à laquelle on peut s’attendre et qui peut être décelée en effectuant un test. Généralement, elle n’affecte que très peu les activités de la vie quotidienne. 

Le syndrome du risque cognitif moteur (RCM)

Le syndrome de risque cognitif moteur (RCM) représente lui aussi un stade prédémentiel de la démence. Il combine la plainte cognitive (lorsqu'une personne se plaint de difficultés de concentration, de troubles de la mémoire ou encore de difficultés à trouver le mot juste, ndlr) et une marche particulièrement lente. 

Ce syndrome est associé à la survenue de la maladie d’Alzheimer (MA) et de la démence vasculaire (DV).

Il présente toutes les caractéristiques requises pour une évaluation clinique du risque de démence chez les patients. 

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