Décès de l'actrice Nadia Farès après une noyade silencieuse : les causes de sa mort révélées

Publié par Aude Klain
le 14/04/2026
Maj par S. Coucke-Haddad
le 18/04/2026
Nadia Farès
abacapress
Après avoir été placée pendant près d'une semaine dans un coma artificiel à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière après un accident de piscine survenu samedi 11 avril une salle de sport parisienne, l'actrice Nadia Farès est décédée. Elle serait restée entre trois et quatre minutes au fond de la piscine. Comment expliquer un tel accident ? Ce que l'on sait.

Le 11 avril 2026, un événement dramatique a frappé le monde du cinéma. Découverte inanimée au fond d'un bassin, l'actrice, connue pour son rôle dans les Rivières Pourpres, a lutté pendant une semaine pour sa survie à l'hôpital Malheureusement, un communiqué a annoncé son décès hier, vendredi 17 avril : "C’est avec une immense tristesse que nous annonçons le décès ce vendredi de Nadia Farès. La France a perdu une grande artiste, mais pour nous, c’est avant tout une mère que nous venons de perdre", ont écrit ses filles Cylia et Shana Chasman dans un message transmis à l’AFP.

Cet accident tragique met en lumière les protocoles médicaux extrêmement lourds déployés lors d'une noyade chez l'adulte, allant de la réanimation de la première heure au maintien prolongé en soins intensifs neurologiques. Pour rappel, en France, les noyades accidentelles chez les plus de 50 ans restent une réalité sous-estimée, rappelant le danger insidieux des bassins privés ou sportifs. Une question reste encore prégnante au coeur de ce tragique décès : quelles sont les causes qui ont pu conduire cette sportive de 57 ans à se noyer ? Ces filles parlent d'une "incident cardiaque". 

Plus tôt cette année, dans un entretien au magazine Gala, Nadia Farès qui nageait quatre fois par semaine, s'était confiée sur ces problèmes de santé et révélait avoir subi en 2007 "une opération au cerveau, à cause d’un anévrisme loin d’être petit. Une bombe à retardement qu’il fallait traiter de toute urgence. Et en quatre ans, j’ai subi trois opérations du cœur". 

Nadia Farès : un accident tragique en plein cœur de Paris

Le drame s'est noué le samedi 11 avril 2026 dans un club de sport très fréquenté, situé dans le 9e arrondissement de la capitale. Découverte inconsciente au fond du bassin, l'actrice de 57 ans a immédiatement bénéficié des premiers gestes de secours. Une chance car la rapidité de la réanimation cardiorespiratoire initiale s'avère déterminante pour la survie et la limitation des futures séquelles neurologiques, indique l'édition professionnelle du manuel médical MSD. Les équipes de secours l'ont transférée en urgence absolue vers l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière où elle a été placée dans un coma artificiel. Il s’agit ici de mettre le cerveau au repos complet pour limiter les besoins métaboliques et réduire l'inflammation cérébrale survenant après une anoxie, c'est-à-dire une privation totale d'oxygène dans les tissus nerveux.

Noyade : quels risques neurologiques ?

Lors d'une noyade, les lésions cérébrales irréversibles s'amorcent après seulement quelques minutes de privation d'oxygène. Les statistiques soulignent l'extrême sévérité de ces accidents chez la population adulte. Le pronostic vital reste très fortement engagé, avec un taux de mortalité dépassant 90 % pour les noyades ayant atteint le stade de l'arrêt cardiorespiratoire, révèle une étude publiée dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire de Santé publique France.

Pourquoi parle-t-on de noyade silencieuse ?

Ce terrible accident rappelle que contrairement à ce que l’on croit souvent une victime ne s’agite pas dans l’eau en appelant à l’aide. En réalité, une personne qui se noie s'avère souvent incapable d'émettre le moindre son. L'incident silencieux ayant touché Nadia Farès illustre parfaitement cette tromperie visuelle : la victime sombre dans une posture immobile, entourée de baigneurs inconscients du drame. Le chronomètre tourne très vite. Une personne en détresse ne parvient à se maintenir à la surface que 20 à 60 secondes avant de disparaître totalement sous les flots..

Ce silence est dû à ce que l’on appelle la Réponse Instinctive à la Noyade, étudiée par les experts en sauvetage nautique. Le système respiratoire obéit à une hiérarchie stricte : il privilégie logiquement la respiration au détriment de la parole. La bouche de la victime, alternant très rapidement entre l'air libre et l'immersion, manque matériellement de temps pour expirer, inspirer l'air et formuler un cri. C’est pourquoi la surveillance des zones de baignade ou des piscines publiques doit être très stricte.

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