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Sur le territoire national, ils sont au 1 er janvier 227 300 médecins et 744 000 infirmiers à exercer leur profession au terme d’études sélectives allant de 5 à 11 ans (médecins et sages-femmes). Demain, de combien de professionnels médicaux et pharmaceutiques disposerons-nous pour couvrir les besoins d’une population croissante et vieillissante ?

Comme le démontre un rapport de la Dress, la formation est un véritable enjeu pour assurer le besoin croissant de soignants. La crise sanitaire mondiale que nous vivons a révélé combien le système était fragilisé par un personnel qualifié en sous-effectif et tendu, remettant en cause plus que jamais la PACES (Première Année Commune aux Études de Santé), décourageante pour les étudiants au même titre que le numerus clausus fixant le nombre restrictif d’admis en formation. Annihilée depuis la rentrée 2020, la PACES fais place au PASS (Parcours d’Accès Spécifique Santé) correspondant à la première année de médecine tout comme le numerus clausus est remplacé par le numerus apertus, moins restrictif en nombre dans le temps, mais néanmoins toujours aussi sélectif.

Par conséquent, il est dans l’intérêt de nos futurs médecins de se préparer, en amont dès le choix d’orientation du lycée, à acquérir connaissances, puissance de travail et méthodologie pour intégrer une faculté de médecine ou celles proposant des L.AS (Licences avec option Accès Santé), plus démocratiques, mais intransigeantes dont le cadre est défini par la Loi Organisation et Transformation de santé de 2019 dans les deux cas.

À cet effet, pour pallier le décrochage, nombre de lycéens dont la vocation est chevillée au corps recourent à des instituts privés dès la Première pour mettre toutes leurs chances de leur côté et ainsi intégrer le PASS pour mieux accéder aux précieuses filières MMOPK (Médecine, Maïeutique soit sage-femme, Odontologie, Pharmacie, Kinésithérapeute) équivalant à la deuxième année de médecine. Des filières prisées qui formeront les médecins de demain confrontés à un vieillissement de la population, à de nouveaux progrès scientifiques, potentiellement à d’autres pandémies, mais surtout vivement réclamés dans des zones désertées par le corps médical, alors que le « bien vieillir chez soi » est hautement soutenu par les autorités compétentes. Un problème qui ne relève pas du scoop, mais qui s’installe durablement et tendra à s’amplifier

Quand la PACES laissait l’étudiant de première année sur le banc de touche

Tant de compétences et de volontés mues par l’échec, en Première Année Commune aux Études de Santé, en une renonciation psychologiquement douloureuse puis une réorientation subie ! Les derniers chiffres faisaient état d’une moyenne de 80% d’étudiants ne passant pas en seconde année sur 60 000 candidats soit un taux de réussite oscillant entre 10 et 20% ! Une perte de temps et de motivation pour des milliers de jeunes à la vocation médicale contrariée par un quota minimal, une prépa laborieuse plus ou moins anticipée et une véritable foire d’empoigne pour accéder au sésame : la 2eme année de médecine. Une vraie quête du Graal dans des circonstances minimisant les espoirs d’exercer au plus vite.

Redoublement ou renoncement, le choix se concluait inévitablement par une seule et même année de déjà-vu ou par une voie de secours sans réelle préparation précoce. Établi depuis 2010, rappelons que la PACES fut successivement remplacée par l’AlterPACES dans 16 universités et PluriPASS à l’Université d’Angers en 2014 pour s’orienter vers Paces One instaurant les bases de l’interdiction de redoubler sa première année dès 2018 dans 4 universités. Enfin, l’année 2020 voit enfin s’établir le PASS suite à la réforme de la P.A.C.E.S et les L.AS, deux voies d’accès aux professions de santé.

En 2021, ça PASS ou ça casse comme de coutume !

Suppression du concours de première année remplacé par une évaluation, réduction des places disponibles en voie classique pour conserver un quota profitant au L.AS, redoublement impossible,… Le PASS accessible dans les 108 universités disposant de facultés de santé bouleverse la donne. N’aurait-il que d’intérêt de pouvoir bifurquer rapidement en cas d’échec ? Oui et non.

Ce qui ne change pas, c'est l’effort à fournir à la sortie du lycée. La première année demeure l’une des plus difficiles et s’y préparer est primordial pour faire partie des heureux élus accédant à la seconde année des études de médecine. Comment ça marche ? L’étudiant optant pour cette première année de licence, la majeur santé est la même pour tous lui apportant 48 crédits ects (système européen de transfert et d’accumulation de crédits remplaçant le système d’unité de valeurs) et une option complémentaire hors santé (droit, biologie, langues,…) créditant son compte de 12 ects, cette mineure doit correspondre au projet de réorientation en cas d'échec en PASS. S’il valide la première année avec ses 60 ects requis et rentre dans le quota défini par le numerus apertus, il rejoint la filière MMOPK.

Si les points sont acquis, mais que les quotas ne permettent pas son entrée en deuxième année PASS, l’option mineure (12 etcs) donne accès à la deuxième année de licence correspondante, après sélection sur dossier et oral. Dans le cas contraire, il s’oriente vers une autre filière ou une première année de L.AS fort de ses options mineures et des bases majeures Santé dispensées à la faculté.

Les L.AS s’ouvrent aux nouveaux profils et offre une alternative santé aux recalés du PASS

En L.AS la majeure s’articule autour de la licence sélectionnée (droit, gestion, chimie…) et de la mineure santé. Si le redoublement n’est pas admis en première année PASS, l’option santé des L.AS permet toutefois de représenter sa candidature aux études Santé au bout d’un an à condition de valider sa première année. Le redoublement est possible, mais n’offre qu’une possibilité de réintégrer le PASS qu’après validation de la seconde année. Tout n’est donc pas perdu pour qui aspire à devenir médecin, mais échoue après la première année PASS.

À savoir cependant : les places en médecine restent chères (au sens figuré) dans la mesure où 60 % des places, voire 70% selon les facultés, sont jusqu’à présent attribuées aux étudiants en PASS. Les L.AS présentent cependant l’avantage de découvrir d’autres filières et de revoir son plan de carrière en cas de doute sur la pertinence d’études de médecine. Donner du temps à la réflexion permet d’en gagner finalement pour se consacrer à un enseignement qui fait vibrer et laisse entrevoir d’autres perspectives plus en adéquation avec ses capacités de travail ou ses aspirations.

La transition complexe entre PACES et PASS

L’année 2020 contrariée n’a pas aidé un dispositif qui, de prime abord, s’avère plus vertueux avec un accès aux concours étendu à tous les profils d’étudiants, mais dont le programme ambitieux demeure très sélectif. Sur papier tout semble cohérent, mais dans les faits des incohérences subsistent impactant les derniers étudiants doublant de la PACES et laissant dans l’incertitude, quant au nombre de places disponibles, la génération PASS et L.AS.

Le numerus clausus (nombre de places déterminées par branches) concernant toujours les 15 000 étudiants encore inscrits sous le régime PACES en 2020, doublants en majorité désireux d’intégrer la filière MMOPK en 2021, vient d’être récemment officialisé et s’avère inchangé, soit 6 484 places. Pourquoi ? Pour faire suite aux revendications d’associations clamant le manque d’équité par rapport aux étudiants inscrits en PASS ou en L.AS en 2020 toujours en attente des modalités du nouveau numerus apertus déterminant le nombre d’entrées par universités selon les besoins régionaux.

À noter qu’en 2022, le numerus clausus sera donc remplacé par des objectifs nationaux pluriannuels définis pour 5 ans dès 2021 visant à « répondre aux besoins du système de santé, réduire les inégalités d’accès aux soins et permettre l’insertion des étudiants ». Pour l’heure, un véritable casse-tête de transition, soumise qui plus est aux contraintes d’une année extrêmement difficile liée à la crise de la COVID, perturbe le système d’enseignement. Seule satisfaction pour les étudiants privés de contacts sociaux afférent aux confinements successifs de 2020 et 2021 : du temps pour apprendre, réviser et se poser les bonnes questions sur leur future vocation.

Ce qui devait permettre une simplification des accès aux professions médicales par paliers et un sauvetage des candidats recalés par un choix d’orientation judicieux est à l’heure actuelle contrarié, mais gageons que ce nouveau système porte ses fruits. Les premières et terminales n’échappent pas à la règle, soumis aux aléas des cours en distanciel et privés de stages en milieu hospitalier ou médical.

Alors que faire ? Persévérer et faire fi des balbutiements de la réforme en poursuivant avec passion ses études pour les étudiants inscrits et anticiper la somme de travail à fournir pour les plus jeunes en adaptant le plus tôt possible un mode d’apprentissage méthodique et rigoureux approuvé et dispensé par des équipes professionnelles aguerries.

La pertinence de faire appel à des acteurs renommés de la formation privée

Faire une prépa médecine anticipée dès la terminale, voire la première permet aux futurs doctorants de mettre toutes les chances de leur côté pour s’armer et mieux appréhender l’apprentissage exigeant. Les instituts privés de renom se sont adaptés à la pénurie de cours en présentiel pour répondre aux enjeux des formations très exigeantes comme la médecine en ligne.

Avec 61% de reçus en deuxième année de médecine en 2020, un institut comme Thalès, la meilleure prépa médecine de Paris est maintenant disponible en ligne , confirme l’intérêt de faire appel à un acteur privé historique pour parvenir à ses objectifs ambitieux. Vocation et motivation allant de pair, les futurs doctorants mettent ainsi toutes les armes de leur côté pour se forger un esprit propice aux études longues et sélectives.

Le Bac n’apparait plus que comme une simple formalité diplômante accessible à nombre d’étudiants motivés souhaitant intégrer le PASS (soit la majorité des étudiants optant pour médecine) ou une mineure L.AS via Parcoursup tant la concurrence ne fait aucun cadeau en première année. Les mieux avertis seront les mieux formés par anticipation des contraintes de cette première année cruciale. Acceptés sur dossier, les lycéens conscients du parcours d’obstacles qui les attend s’engagent à suivre stages et sessions pendant les week-end et les vacances scolaires pour maitriser leurs acquis et s’ouvrir à la connaissance.

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mots-clés : formation, médecins
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