Accident vasculaire cérébral (AVC) : symptômes, définition, signes, causes, traitements

Certifié par nos experts médicaux MedisiteL'accident vasculaire cérébrale est le résultat d'un cerveau soudainement privé de sang. Il existe des AVC ischémiques et hémorragiques. Le manque d'oxygène et d'élément nutritif qui survient alors entraînent la mort des cellules cérébrales. Il s'agit d'un accident plus ou moins grave en fonction de la zone touchée. Mais cet accident représente une urgence médicale. Symptômes et traitements, le point avec le Dr Alexandre Croquelois, médecin neurologue.

Définition : qu'est-ce qu'un AVC ?

Un accident vasculaire cérébra l (AVC) arrive lorsqu’une partie du cerveau est soudainement privée de sang. C'est un accident qui survient de manière brutale en lien avec un problème vasculaire des vaisseaux du cerveau, que ce soit par une rupture d'un vaisseau (hémorragie) ou par une occlusion d'un vaisseau. Il existe deux sortes d’AVC : les ischémiques et les hémorragiques. Ce genre d’accident arrive généralement chez des personnes présentant des facteurs de risque.

Dans le langage courant, on appelle cet accident une "attaque cérébrale". Il désigne une perte soudaine de la fonction du cerveau dû à un arrêt brutal de la circulation sanguine à l’intérieur même du cerveau.

Un manque d’irrigation du cerveau le prive en oxygène et en élément nutritif. Ce manquement entraîne la mort des cellules cérébrales dans la zone concernée.
Cet accident est plus ou moins grave : cela dépend grandement de l’étendue des zones touchées.

Photo : scanner cérébral montrant un AVC ischémique de l'hémisphère droit 

Photo : scanner cérébral montrant un AVC ischémique de l'hémisphère droit© Creative Commons

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Chiffres : l'Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est-il fréquent ?

Selon l'assurance maladie, chaque année, environ 150 000 personnes sont victimes d’un AVC. Plus de 110 000 d’entre elles sont hospitalisées et 30 000 en décèdent. Ce genre d’accident représente la troisième cause de mortalité chez l’homme, et la première chez la femme.

C'est un accident à prendre au sérieux : on compte plus de 25 % de décès dans les trois mois qui suivent un AVC, affirme le docteur Alexandre Croquelois. 

Symptômes : comment reconnaître un AVC ?

Un AVC est une urgence médicale, il est donc primordial d’en reconnaître les symptômes. Ils peuvent être divers car dépendent principalement de la localisation de la lésion, chaque partie du cerveau ayant sa spécialité propre : mouvements, langage, vision, sensibilité … Certains signes doivent cependant vous alerter :

  • Faiblesse musculaire ou paralysie d’un ou de plusieurs membres ou du visage, généralement d’un seul côté du corps (ce que l’on appelle hémiplégie).
  • Perte de sensibilité ou engourdissement d’un ou de plusieurs membres ou d’une partie du visage.
  • Trouble du champ visuel, de la vue, perte de la vision d’un œil (appelée cécité unilatérale) ou de la moitié du champ visuel pour chaque œil (hémianopsie) ou vue double (diplopie).
  • Trouble du langage, déviation de la bouche.
  • Difficulté à s’exprimer. Soit parce qu’il est difficile pour la personne d’articuler ou de trouver ses mots, soit en raison d’une utilisation des mots incompréhensibles ou une difficulté à comprendre ce que l’on entend
  • Troubles de l’équilibre ou de la coordination des membres.
  • Trouble de la vigilance pouvant aller jusqu’au coma.
  • Mal de tête brutal et inhabituel.

"Les symptômes apparaissent en fonction de la zone touchée, nous rappelle le neurologue Alexandre Croquelois. Certains personnes vont présenter des troubles du langage sans forcément penser tout de suite à un AVC car elles ne ressentent aucune faiblesse musculaire d'un côté. C'est ce qui rend le diagnostic difficile. Il y a eu des campagnes pour apprendre à reconnaître les différents symptômes." 

Quelles sont les causes de l'AVC ?

Il existe deux types d’accidents vasculaires cérébraux. Tous deux ont des causes différentes :

Les cause de l’accident vasculaire cérébral ischémiques

C’est le type d’accident le plus courant, il arrive dans plus de 80 % des cas. Dans ce cas de figure, l’arrêt de l’arrivée du sang dans le cerveau est dû à un caillot qui bouche une artère censée irriguer le cerveau. On parle d’AVC ischémique ou d’infarctus cérébral.

La cause de celui-ci : l’athérosclérose. Il s’agit d’une accumulation de lipides (corps gras, essentiellement cholestérol) formant une plaque d’athérome sur la paroi interne de l’artère. Cette paroi interne réduit drastiquement la place laissée au sang pour circuler dans l’artère. Cette plaque accumulée à l’intérieur de l’artère favorise la formation de caillots. Dans certains cas, un morceau de cette plaque peut se détacher et prendre la direction d'une des artères qui irrigue le cerveau, et la boucher.

Photo : représentation d'une artère affectée par l'athérosclérose

Photo : représentation d'une artère affectée par l'athérosclérose© Creative Commons

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Le caillot responsable de l’accident vasculaire cérébral peut également se former à distance. Il peut, par exemple, être formé dans le cœur et remonter ensuite, avec le sang, jusqu’au cerveau. Cela peut survenir lorsque le cœur bat rapidement et de manière irrégulière. On parle alors de fibrillation auriculaire.

Les causes de l’accident vasculaires cérébral hémorragique

Pour les 20 % des cas restants, il s’agit d’un accident vasculaire cérébral hémorragique. C’est-à-dire que l'AVC survient suite à la rupture d’une artère cérébrale provoquant ainsi un saignement dans le cerveau. La raison principale de ce type d’accident : une tension artérielle trop élevée.

Quels sont les facteurs de risques d'AVC ?

Il y a des risques sur lesquels le patient peut agir, et d’autres sur lesquels il ne peut pas.

Les facteurs de risques sur lesquels il est possible d’agir :

  • Le diabète

Le diabète augmente le risque d’hypertension artérielle, de rétrécissement des artères (athérosclérose), de maladie coronarienne et d’AVC. Les personnes diabétiques présentent un risque accru de maladies du cœur et d'AVC. 

  • L'hypertension artérielle

L’hypertension artérielle est le premier facteur de risque modifiable d’AVC. Une tension trop élevée multiplie le risque d’accident vasculaire cérébral par neuf. En effet lorsque la pression est élevée dans les vaisseaux, elle peut, soit favoriser une hémorragie par rupture du vaisseau (AVC hémorragique), soit favoriser la formation de la plaque d’athérome qui va boucher le vaisseau et provoquer un infarctus cérébral (AVC ischémique). Il est donc important de surveiller sa tension régulièrement. Si elle est trop élevée, le patient peut réduire sa consommation de sel, manger équilibrer et faire de l’exercice, au moins trente minutes par jour.

Photo : tensiomètre électronique en mesure directe sur poignet

Photo : tensiomètre électronique en mesure directe sur poignet© Creative Commons

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  • La fibrillation auriculaire

Souffrir de fibrillation auriculaire augmente de cinq fois le risque de faire un AVC. La fibrillation auriculaire favorise en effet la formation de caillots dans les oreillettes du cœur qui peuvent ensuite passer dans la circulation générale. Si un caillot vient à obstruer une artère du cerveau, l'AVC peut se produire. Les accidents vasculaires cérébraux survenant chez les patients souffrant de ce trouble sont généralement graves et affichent un taux de mortalité et de récidive supérieur aux autres.

  • Le tabagisme

L’un des grands facteurs de risque. Rapidement, le tabagisme favorise le rétrécissement des artères et la formation de caillot. La fumée de tabac favorise le spasme coronaire (contraction spontanée d'une artère coronaire, de durée variable, pouvant aller jusqu'à son occlusion). Le tabagisme entraîne l’augmentation de la viscosité du sang et le renforcement de fibrinogène (protéine présente dans le plasma sanguin et fabriquée par le foie) ce qui participe à la formation de caillots dans les artères.

  • Le cholestérol élevé

Un taux élevé de "mauvais" cholestérol constitue un facteur de risque important d’infarctus du cœur et du cerveau. Il va entraîner l’accumulation de plaques de graisse le long des parois des artères qui entraînera leur obstruction. En cas de "mauvais" cholestérol, le médecin prônera une alimentation diététique et une activité sportive régulière (à raison de quelques heures par semaine). Il est conseillé de consommer des légumes (cinq portions par jour) et de favoriser ceux riches en antioxydants.

  • L'obésité et le surpoids

L’excès de poids augmente la tension artérielle, favorise un excès de cholestérol et du diabète.

  • Le manque d’activité physique

La sédentarité n’est pas bonne pour le cœur ! Elle augmente le risque de maladie coronarienne et de diabète. L’absence d’activité physique diminue également le taux de bon cholestérol présent dans le sang. Au contraire, pratiquer un sport régulièrement maintient le cœur et la circulation sanguine en bonne forme.

  • L'alcool

Boire de l’alcool de manière excessive favorise le risque d’AVC hémorragique. L’alcool fragilise les petits vaisseaux qui deviennent rigides et poreux. Ils coagulent alors moins bien, ce qui favorise les hémorragies cérébrales.

Les facteurs de risques sur lesquels il n’est pas possible d’agir

  • L’âge

Le risque de faire un accident vasculaire cérébral augmente après 50 ans chez l’homme, après 60 ans chez la femme.

  • Les antécédents familiaux ou maladies cardiovasculaires

Le risque augmente si quelqu’un de votre entourage proche (père, mère, frère, sœur) a présenté un AVC de manière prématurée (avant 45 ans), si votre père ou votre frère a eu une maladie cardiovasculaire avant ses 55 ans ou si votre mère ou votre sœur a présenté une maladie cardiovasculaire avant ses 65 ans.

Quelles sont les personnes à risque d'AVC ?

Les hommes comme les femmes peuvent être touchés par un AVC. Les femmes ont un facteur de risques supplémentaire lié à la contraception orale.

De nombreuses personnes à risque peuvent être listées :

  • Les personnes ayant déjà eu un accident ischémique transitoire ou un AVC.
  • Les personnes atteintes d’un trouble cardiaque.
  • Les personnes diabétiques.
  • Les personnes qui souffrent de migraines.
  • Les personnes atteintes d’apnée du sommeil.
  • Les personnes dont un proche a été victime d’un accident vasculaire cérébral si ce dernier a eu lieu avant l'âge de cinquante ans.

Durée : combien de temps dure un AVC ?

La durée de l'hospitalisation après un AVC dépend des patients. Certains peuvent repartir après une semaine, en pleine forme. D'autres auront besoin de rééducation. Généralement, la durée de l'hospitalisation oscille entre cinq et sept jours en neurologie aiguë

L'AVC est-il contagieux ?

Il n’existe aucun risque de contagion.

Qui, quand consulter en cas d'AVC ?

Dès les premiers signes d’accident vasculaire cérébral, il est primordial de contacter le SAMU (15). L’opérateur vous indiquera alors une unité neurovasculaire ou un service d’urgence qui y est rattaché. Il faut garder à l’esprit qu’il est important d’agir le plus rapidement possible afin de limiter au maximum les dommages que pourraient causer ce type d’accident.

Quelles sont les complications de l'AVC ?

En fonction de la prise en charge d’un AVC et de la zone touchée, sa sévérité peut varier. Certains AVC qui régressent en quelques minutes ne laisseront pas de séquelles. Des plus graves peuvent conduire au décès en quelques heures ou quelques jours. D’autres encore laissent des séquelles définitives plus ou moins importantes.

Fréquemment, les séquelles que l’on peut observer chez les patients sont des troubles du langage oral et écrit, affectant l'expression et la compréhension. La plupart des victimes récupèrent leur capacité à marcher et se déplacer mais certains seront marqués et se déplaceront moins facilement qu’avant l’accident. La motricité de la main ou du bras peut également être affectée. L’âge du patient influe sur les capacités à récupérer entièrement. Si aucun "handicap" ne se voit, la victime pourra se sentir plus fatiguée, moins concentrée, légèrement anxieuse ou irritable. Il est important de prendre avec sérieux sa rééducation.

Quelles sont les complications de l'AVC ?© Capture Twitter

De plus, après un AVC les patients doivent affronter des risques de santé. Il faut impérativement être attentif à la survenue d’un nouvel AVC. Certaines mesures sont à mettre en œuvre pour prévenir une éventuelle récidive.

D’autres risques sont à prévenir :

  • La dépression : elle survient chez un peu plus d’un quart des patients dans l’année qui suit l’AVC. Elle altère la capacité du patient à récupérer correctement de son accident.
  • Le déclin cognitif : le risque de développer une démence est multiplié par cinq après un AVC. Il est souvent lié à l’âge du patient.
  • Les troubles de la marche et de l’équilibre : ils doivent être recherchés et anticipés pour éviter les risques de chutes.
  • L'épilepsie : ces crises sont liées à la cicatrice cérébrale de l’AVC qui impose alors un traitement spécifique.

Quels sont les examens et analyses à effectuer en cas d'AVC ?

La chose la plus importante à savoir est que les médecins disposent d'un très court laps de temps lorsqu'il s'agit d'un accident vasculaire cérébrale pour donner les traitements. Chaque minute compte. Plus le temps est long avant la prise en charge, plus les risques de dommages post-AVC voire de décès sont importants. La prise en charge doit se faire dans un centre qui contient une unité neurovasculaire ou un d'urgence en liaison avec une unité neurovasculaire.

Les examens et analyses doivent se faire le plus rapidement possible. Il s’agit d’examiner le patient, d’évaluer ses fonctions vitales puis de lui faire des examens biologiques afin d’administrer le traitement. Un scanner ou une IRM sera réalisé afin de déterminer s’il s’agit d’un AVC ischémique ou hémorragique. Les décisions quant au traitement à appliquer sont prises au vu de ces résultats. Toutes ces actions doivent être effectuées dans les délais les plus brefs pour raccourcir au maximum la mise en place du traitement.

Photographie de l'IRM à 3 Tesla à NeuroSpin pour la recherche clinique

Photographie de l'IRM à 3 Tesla à NeuroSpin pour la recherche clinique© Creative Commons

Crédit : MeunierAurelia -© CC- Licence :https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/deed.fr

Traitements : comment se soigner un AVC ?

Le traitement d’un AVC ischémique

  • La thrombolyse intraveineuse

Ce traitement en urgence consiste à dissoudre le caillot qui bouche l’artère cérébrale en perfusant un médicament par voie veineuse. Sauf contre-indication, ce traitement doit être réalisé le plus rapidement possible, dans les premières heures qui suivent l’apparition des premiers symptômes (dans les 4h30 suivant l’AVC).

Pour les patients de plus de 80 ans, cet examen doit être réalisé dans les 3h qui suivent l'AVC. Le neurologue rappelle : "time is brain. Ce n'est pas parce que l'on a trois heures devant soi, qu'il faut attendre. Le mieux est d'agir rapidement." Il permet alors de rétablir correctement la circulation du sang et l’apport en oxygène du cerveau. Agir rapidement permet de limiter la lésion cérébrale et les séquelles qu’elle pourrait entraîner. Ce traitement est parfois responsable d’hémorragies intracrâniennes.

  • La thrombectomie mécanique endovasculaire

Lorsque le caillot sanguin obstrue une artère intracrânienne, le retrait de celui-ci peut se faire par un dispositif mécanique introduit par voie endovasculaire sous contrôle radioscopique. Cette technique doit être réalisée dans les six heures qui suivent la venue d’un AVC. Ce traitement peut être effectué en association à la thrombolyse, en recours si jamais celle-ci échoue ou en cas de contre-indication de cette technique.

  • Traitements médicamenteux après un AVC ischémique

Des médicaments sont prescrits après un AVC ischémique. Ils empêchent les plaquettes de sang de s’agglutiner et de former des caillots. Il peut s’agir d’aspirine par exemple. Les anticoagulants sont prescrits dans certains cas, notamment lorsque le caillot a migré dans le cerveau depuis le cœur. Ces traitements empêchent les caillots existants de grossir et préviennent la formation de nouveaux.

Le traitement d’un AVC hémorragique

Lors de ce type d’hémorragie, il est essentiel de contrôler en urgence la tension artérielle. Une hypertension artérielle (HTA) augmente le risque de nouveau saignement intra-cerébral.

Si l’hémorragie est survenue chez un patient prenant un traitement anticoagulant, un traiement spécifique sera mis en place pour corriger ces anomalies.

Parfois, un traitement chirurgical est possible, il consiste à évacuer un hématome.

La rééducation post AVC

La rééducation est à commencer le plus rapidement, dès que l’état de santé du patient le permet. Elle peut commencer à l’hôpital et se finir à domicile. Elle va dépendre de la localisation de la lésion cérébrale et de l’importance des dommages.

Marche, usage des mains, langage … La rééducation a différents objectifs. Le but principal est de permettre au patient de récupérer un maximum d’autonomie.

Prévention : comment éviter l'AVC ?

AVC et tension : quel rapport ?

Réponse du médecin neurologue Alexandre Croquelois :

"Il faut avoir une hygiène de vie la plus correcte possible. Ne pas fumer, avoir une activité physique régulière, manger cinq fruits et légumes par jour... Et surtout, surveiller sa tension. En France, la tension artérielle est très mal suivie alors que l'on sait que, avec le tabac, c'est l'un des principaux facteurs de risque vasculaire, aussi bien pour le coeur que pour le cerveau. On néglige un peu la prise de tension. À partir de 40 ans, tout le monde devrait prendre sa tension une ou deux fois par an. On éviterait bien des accidents." 

Pour éloigner le risque d’AVC, quelques actions simples peuvent être mises en place. Il faut tout d’abord commencer par changer ses habitudes de vie pour permettre de réduire ce risque. Progressivement, étape par étape. Un succès en appelant un autre, chaque point de prévention pourra être mis en place dans la vie du patient.

AVC : principes d'un régime alimentaire sain

La plupart des maladies du cœur peuvent se prévenir par une bonne alimentation.

  • Des fruits et légumes

Ils sont primordiaux dans une alimentation saine et équilibrée. Optez en priorité pour les fruits et légumes riches en vitamine C et en bêta-carotène. Ils agissent comme des antioxydants dans votre organisme et aident à ralentir certains troubles comme l’athérosclérose, en réduisant l’accumulation de plaques formées de cholestérol et d’autres substances présentes dans les artères. Vous pouvez alors ajouter à votre alimentation : brocoli, poivron rouge, fraise, orange, carotte, tomate, courges, patate douce, pamplemousse rose …

Les fruits et légumes sont également une bonne source de fibres.

  • Des fibres alimentaires

Présentes dans les fruits et légumes, vous pouvez également les retrouver dans les grains entiers, comme le riz sauvage par exemple. Une alimentation saine pour le cœur requiert un apport en fibres. Les aliments protéinés comme les lentilles sont également une source de fibres intéressante. C’est une part de notre alimentation que nous avons tendance à négliger. Un adulte en bonne santé a besoin de 25 à 38 g de fibres par jour. Pour augmenter sa consommation, nul besoin de transformer radicalement sa façon de consommer. Il suffit de procéder à quelques ajustements : remplacer les céréales raffinées par des céréales de son, le pain blanc par du pain de blé entier, le riz blanc par du riz brun etc. …

  • Des protéines

Que l’on trouve dans la viande, le poisson ou certaines légumineuses sont importantes au bon fonctionnement de notre corps. Les protéines nous procurent les acides aminés qui composent nos neurotransmetteurs, responsables du transfert des signaux entre cellules cérébrales.

Évitez au maximum les aliments transformés qui contiennent en trop grande quantité du sel, du sucre et des matières grasses.

Faire de l’exercice physique

C’est un fait. L’activité physique  réduit drastiquement le risque d’accident vasculaire cérébral. Une activité physique régulière chassera quelques facteurs de risques d’AVC comme le diabète, l’obésité, une hypertension. Pour savoir quel sport est le mieux adapté à votre état de santé, n’hésitez pas à en discuter avec votre médecin, il saura vous orienter.

Réduire son stress

Le stress, bien qu’il soit avant tout émit par le mental, peut avoir d’importantes répercussions sur le corps et peut nuire à la santé du cœur. Un stress répété sur une longue période peut accroître le risque de coronaropathie.

Garder un poids "santé"

On parle de surpoids si l'indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25, et d'obésité s'il est supérieur à 30. La répartition des graisses est également importante. Si l’excès de graisses se situe au niveau du ventre, le risque cardiovasculaire est plus élevé. Chez une femme, on parle d’obésité abdominale lorsque le tour de taille dépasse 88 cm. Chez l’homme, lorsque le tour de taille dépasse 102 cm.

Sites et associations

Hôpitaux Universitaire Paris Sud (APHP)

Ministère des Solidarités et de la Santé

Source(s):

Fédération Française de Cardiologie (consulté le 11 janvier 2020) 

Inserm https://www.inserm.fr/information-en-sante/dossiers-information/accident-vasculaire-cerebral-avc (consulté le 11 janvier 2020)

Fédération française de neurologie https://www.ffn-neurologie.fr/grand-public/maladies/avc (consulté le 11 janvier 2020)