Viande et lait : les bactéries contenues dans ces aliments pourraient déclencher votre arthrite

Publié le 31 Janvier 2018 par Rédaction Medisite
Une bactérie présente dans certains aliments contaminés pourrait jouer un rôle dans le développement de la polyarthrite rhumatoïde chez les personnes présentant une disposition génétique.
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© Adobe StockElle s’appelle MAP, pour Mycobacterium avium paratuberculosis. Cette bactérie, présente communément dans le lait et la viande de bœuf, pourrait être impliquée dans le développement de polyarthrite rhumatoïde. C’est ce que suggère une équipe de l’université Central Florida College of Medicine (Etats-Unis), qui publie une étude dans le journal Frontiers in Cellular and Infection Microbiology.

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Bactérie et prédisposition génétique

Pour ces travaux, les chercheurs ont recruté 100 patients volontaires atteints de polyarthrite rhumatoïde. Ils ont ensuite réalisé des tests génétiques et bactériens sur des échantillons sanguins de ces personnes. 40% d’entre elles présentaient un test positif à la bactérie MAP et 78% une mutation sur le gène appelé PTPN2/22. Ce gène muté, tout comme la bactérie MAP, sont impliqués dans la maladie de Crohn, et pourraient jouer un rôle dans d’autres maladies inflammatoires telles que la polyarthrite rhumatoïde. La maladie de Crohn et l’arthrite pourraient donc partager ce même facteur de prédisposition génétique, mais aussi ce même déclencheur bactérien. "Nous pensons que les personnes nées avec cette mutation génétique et qui sont plus tard exposées à la MAP en consommant du lait ou de la viande contaminée venant d’un bétail infecté sont à plus haut risque de développer une polyarthrite rhumathoïde" souligne le docteur Saleh Naser, co-auteur de l’étude, dans un communiqué de l’université.

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Cibler le traitement sur les bactéries ?

L’objectif derrière cette recherche est de mieux comprendre la polyarthrite rhumatoïde pour mieux la soigner. "Nous ne connaissons pas la cause de la polyarthrite rhumatoïde, alors nous sommes ravis d’avoir trouvé cette association", déclare la docteure Shazia Bég, également co-auteure de l’étude, dans le communiqué universitaire. Elle tempère cependant ses propos en ajoutant : "Il reste encore un long chemin à pparcourir. Nous devons découvrir pourquoi la MAP est plus prédominante chez ces patients – qu’elle soit présente parce qu’ils souffrent de polyarthrite rhumatoïde ou qu’elle ait provoqué une polyarthrite rhumatoïde chez ces patients. Si nous résolvons cela, nous pourrons cibler le traitement sur les bactéries MAP.".

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