Une patiente attaque l’hôpital après avoir été greffée d’un rein cancéreux

Publié le 27 Juin 2018 à 12h09 par Rédaction Medisite
Une femme attaque en justice le CHRU de Besançon et l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux après avoir reçu un rein porteur d’une tumeur cancéreuse. Elle devrait recevoir une compensation de 58 000 euros.

© Adobe StockMélanie B. réclame justice. Le 25 juin 2018, cette femme attaquait devant le tribunal administratif de Besançon le Centre Hospitalier Régional Universitaire (CHRU) de cette ville et l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM). En cause : un rein qu’elle a reçu en 2007 et qui était porteur d’une tumeur cancéreuse, rapporte L’Est Républicain.

Deux transplantations, une chimiothérapie et une dialyse

Mélanie souffre depuis l’enfance d’une insuffisance rénale, une maladie caractérisée par la diminution des fonctions du rein. En 2007, elle reçoit une greffe de cet organe vital. Mais une tumeur cancéreuse est détectée dans le greffon peu de temps après l’intervention. La patiente se voit donc retirer son rein greffé, subit une chimiothérapie, est mise sous dialyse avant de recevoir un nouveau rein en 2011. Suite à cette affaire, Mélanie se tourne vers l’Oniam pour réclamer une indemnisation, qui décline toute responsabilité et la renvoie vers le CHRU de Besançon. Elle demande alors aux deux organismes de lui verser chacun près de 235 000 euros. Le rapporteur du tribunal administratif de Besançon a finalement tranché le 25 juin 2018 et a établi "que l’hôpital n’avait pas manqué à ses obligations de vérifications de la qualité du greffon", note L’Est Républicain. C’est au final l’Oniam qui devra verser à Mélanie une indemnisation de 58 000 euros.

"Les personnes malades ou en bonne santé sont des donneuses potentielles"

La cause de cet accident médical ? La donneuse était porteuse d’une tumeur à l’utérus qui s’était propagée au rein avant que cet organe soit greffé. Mais comment expliquer qu’une donneuse porteuse d’un cancer ait été éligible au don ? "Il n'existe pas de contre-indication de principe au don d'organes, même si vous avez eu une maladie. Les personnes jeunes, âgées, malades ou en bonne santé sont des donneuses potentielles" rappelle l’Agence de le Biomédecine sur son site dondorganes.fr. "En cas de décès, l'équipe médicale en charge du donneur sera seule juge et évaluera, au cas par cas, les organes et tissus pour s'assurer de la faisabilité du prélèvement" ajoute cette institution.

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