Des filets de poissons épinglés par la répression des fraudes

Publié le 23 Avril 2018 à 11h33 par Bénédicte Demmer, journaliste santé
La Direction générale de la répression des fraudes vient de publier les résultats d'une enquête menée sur les découpes de poisson et dénonce la présence en excès d'additifs et des étiquettes trompeuses. 

Amateurs de poisson méfiez-vous ! La DGCCRF a publié le 9 avril 2018 les résultats de leur enquête menée sur "le respect de la réglementation sur les additifs et l'ajout d'eau dans les découpes de poisson". En tout 23% d'anomalies sur les étiquetages des produits ont été trouvées, notamment l'absence de la mention "décongelé" sur certains produits.

Les préparations de longe de thon principalement touchées

Pour cette enquête, les experts ont étudié 250 établissements et contrôlé 103 prélèvements auprès de commerces de gros, mareyeurs et transformateurs. "les actions de contrôles ont porté sur les règles d'étiquetage, la délivrance et le formalisme des factures, la provenance et l'origine du produit, la présence d'additifs, la traçabilité et l'hygiène et la sécurité", explique la DGCCRF dans son communiqué.

C'est principalement sur les "préparations de longe de thon et d'espadon" que les experts ont noté une absence de la mention "décongelée" alors que les produits contenaient de l'eau ajoutée. "Des poursuites pénales ont été mises en oeuvre dans le cas de découpes décongelées injectées avec du sel, de l'eau et des additifs présenté comme des produits bruts non traités", ajoute la DGCCRF. La présence d'additifs comme les nitrates/nitrites à des doses "dépassant celle autorisée" est mentionnée dans le but notamment de modifier la couleur du poisson. Une pratique qui selon les experts de la fraude induit le consommateurs en erreur qui en voyant par exemple, mention "saumon sauvage", pense qu'il n'a subi aucun traitement alors que ce n'est pas le cas.

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