Cancer de la langue agressif : le signe d’alerte

Publié le 20 Décembre 2017 par Rédaction Medisite
Le cancer de la langue est souvent diagnostiqué à un stade avancé, ce qui explique son mauvais pronostic. Mais les bactéries et champignons présents sur notre langue pourraient changer la donne. Explications.
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© Adobe StockComment diagnostiquer un cancer de la langue ? Des chercheurs en dermatologie de l’université Case Western Reserve de Cleveland (Etats-Unis) ont trouvé un marqueur bactérien qui permet de détecter précocement un carcinome à cellules squameuses de la langue. Ils dévoilent leurs résultats dans la revue Oncotarget.

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Bactéries et champignons varient en abondance

Ces chercheurs ont extrait des échantillons de tissus de 39 tumeurs de la langue et de tissu sain adjacent sur des personnes présentant un carcinome à cellules squameuses de la langue mobile. Ils ont alors observé que la diversité et la richesse des bactéries et des champignons présents sur la langue étaient beaucoup plus faibles sur une tumeur que sur un tissu sain. Plus précisément, leurs résultats montrent que les bactéries du groupe Firmicutes sont plus nombreuses sur les tissus cancéreux que sur les tissus sains, représentant 48% des micro-organismes contre 40% sur les tissus sains. Même constat pour les bactéries du genre Streptococcus, qui représentent 34% des micro-organismes présents sur les tumeurs contre 22% sur les tissus sains. Au total, ce sont 22 genres bactériens et 7 genres fongiques qui varient significativement en abondance entre les tissus tumoraux et les tissus sains. En somme, cela signifie que le microbiote buccal – l’ensemble des micro-organismes vivants dans la bouche – pourrait jouer un rôle dans le développement des cancers.

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Diagnostiquer plus tôt le cancer de la langue

L’intérêt de cette découverte : utiliser ces micro-organismes pour mieux dépister le cancer de la langue, souvent diagnostiqué à un stade déjà avancé et donc difficile à soigner. "Nos résultats signifient qu’il peut être possible d’effectuer des tests préventifs chez les patients à haut risque de cancer de la langue mobile", souligne en effet le professeur Mahmoud Ghannoum, co-auteur de l’étude, dans un communiqué de l’université Case Western Reserve. "Si les modèles que nous avons observés sont bien présents chez les personnes qui ne présentent pas encore de signes de lésions, nous pourrions commencer le traitement tôt, offrant la possibilité de meilleurs résultats pour les patients", ajoute-t-il.

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