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Coeur : l’amiodarone, un médicament riche en iode

Coeur : l’amiodarone, un médicament riche en iode© IstockParmi les médicaments fréquents pouvant causer un dérèglement de la thyroïde : l’amiodarone, prescrite notamment contre les troubles du rythme cardiaque.

L’explication de l’endocrinologue : "L’amiodarone contient de l’iode et peut donc perturber la thyroïde", révèle le docteur Scheimann. En effet, la glande thyroïde fixe l’iode pour fonctionner. Mais quand cet élément est en excès, et que la glande continue de le fixer, il peut en perturber le fonctionnement. "L’amiodarone pourra entraîner une hyperthyroïdie ou une hypothyroïdie selon l’existence ou non d’une maladie de cette glande (nodule, thyroïdite, maladie de Basedow). En pratique, un dosage perturbé de la thyréostimuline (TSH) impose l’avis d’un endocrinologue", précise le docteur Alain Scheimann.

Foie : l'interféron peut dérégler la thyroïde

Foie : l'interféron peut dérégler la thyroïde© IstockL’interféron est un médicament couramment prescrit contre les pathologies du foie, comme les hépatites. Mais un de ses effets secondaires est la survenue d’un trouble de la thyroïde.

L’explication de l’endocrinologue : "L’interféron peut stimuler la fabrication d’anticorps antithyroïdiens, qui vont s’attaquer à la glande thyroïde et donc entraîner une hypothyroïdie", détaille le docteur Scheimann.

Bon à savoir : En cas de traitement à l’interféron, il faudra effectuer un dosage des anticorps antithyroïdiens et une surveillance de la thyroïde grâce à un dosage sanguin régulier de la thyréostimuline (TSH). Un taux élevé de TSH pourra être le signe d’une hypothyroïdie.

Carences en fer : des solutions qui peuvent modifier l'action des traitements de la thyroide

Carences en fer : des solutions qui peuvent modifier l'action des traitements de la thyroide© IstockSouvent prescrits pour combler une carence en fer, en calcium, soulager une douleur gastrique ou réguler un excès de triglycérides, le sulfate de fer, le carbonate de calcium, l ’hydroxyde d’alumine et la cholestyramine (Questran®) peuvent modifier les besoins en hormones thyroïdiennes chez les personnes souffrant déjà de troubles au niveau de cette glande.

L’explication de l’endocrinologue : "Ces différents médicaments peuvent diminuer l’absorption de lévothyroxine, traitement prescrit en cas d’hypothyroïdie. En conséquence, les besoins en hormones thyroïdiennes chez les personnes souffrant déjà de troubles de la thyroïde se verront augmenter si le taux sanguin de TSH monte", décrit le docteur Scheimann.

Somnifères : méfiez-vous des médicaments qui modifient le taux d’hormone

Somnifères : méfiez-vous des médicaments qui modifient le taux d’hormone© Istock
Plusieurs médicaments accélèrent l’élimination de la T4, une des hormones thyroïdiennes, dans le sang.

Résultat : les personnes qui souffrent de troubles de la thyroïde et qui sont sous traitement hormonal doivent être vigilantes si elles sont susceptibles de prendre ces médicaments. Il faudra éventuellement ajuster le traitement contre l’hypothyroïdie selon le taux de TSH sanguin.

Quels sont ces médicaments ? Il s’agit du phénobarbital (contre les convulsions, l’épilepsie et les troubles du sommeil, comme le Gardenal®), de la carbamazépine (un antiépileptique, neurotrope et psychotrope comme le Tegretol®), de la rifampicine (un antibiotique comme la Rifadine®), de la phénytoïne (un antiépileptique comme le Dilantin®), de la sertraline (un antidépresseur comme le Zoloft®) et de la chloroquine (un antipaludique comme la Nivaquine®).

Radiographie : gare aux produits de contraste

Radiographie : gare aux produits de contraste© IstockPour mieux visualiser les organes pendant un examen médical par imagerie aux rayons X (radiographie ou tomodensitométrie par exemple), les médecins peuvent injecter des produits de contraste aux patients.

Bon à savoir : "Ces produits de contraste contiennent de l’iode, élément susceptible de dérègler la thyroïde. Mais, dans les produits utilisés aujourd’hui, cette teneur en iode est très faible. Les conséquences sur la thyroïde sont donc rares lorsque la thyroïde fonctionne normalement", rassure le docteur Scheimann.

Mais attention : "Des cas d’hypothyroïdies peuvent survenir en présence de thyroïdites et des cas d’hyperthyroïdies sont possibles en présence de nodules thyroïdiens après administration de produits iodés de contraste", précise l’endocrinologue.

Cancer : la radiothérapie peut altérer la production thyroïdienne

Cancer : la radiothérapie peut altérer la production thyroïdienne© IstockParfois, le traitement du cancer passe par une radiothérapie, une méthode locale de destruction des cellules tumorales par irradiation.

Bon à savoir : "Une radiothérapie dans la région de la base du cou ou de la poitrine peut altérer la production d’hormones par la thyroïde. Mais cela reste heureusement relativement rare", explique le docteur Scheimann.

Troubles bipolaires : le lithium peut causer un risque d’hypothyroïdie

Troubles bipolaires : le lithium peut causer un risque d’hypothyroïdie© IstockPrescrit contre les troubles bipolaires, le lithium peut modifier le fonctionnement de la thyroïde. En effet, "le traitement à base de lithium modifie la production d’hormones par la glande thyroïde et leur circulation dans le sang, ce qui augmente les risques d’hypothyroïdie", souligne le docteur Scheimann.

Bon à savoir : En cas de traitement au lithium, il faudra effectuer une surveillance de la thyroïde grâce à un dosage sanguin régulier de la thyréostimuline (TSH). Un taux élevé de TSH pourra être le signe d’une hypothyroïdie.

Le traitement hormonal de la ménopause : des ajustements parfois nécessaires

Le traitement hormonal de la ménopause : des ajustements parfois nécessaires© IstockA la ménopause, certaines femmes prennent un traitement hormonal substitutif (THS). S’il ne suffit pas à lui seul à dérégler le fonctionnement de la glande thyroïde, il peut modifier les besoins en hormones d’une femme qui connait déjà un déséquilibre thyroïdien.

Bon à savoir : "Les femmes qui souffrent d’hypothyroïdie et qui prennent un traitement hormonal à la ménopause ont parfois besoin d’un dosage plus fort en hormones thyroïdiennes. Il faut alors ajuster les posologies", explique le docteur Alain Scheimann, endocrinologue.

Rappel : L’hypothyroïdie correspond à une production inadaptée ou insuffisante d’hormones thyroïdiennes par la glande thyroïde. A l’inverse, l’hyperthyroïdie est une production excessive d’hormones thyroïdiennes par la thyroïde.

Les compléments alimentaires minceurs : attention à leur provenance !

Les compléments alimentaires minceurs : attention à leur provenance !© IstockCertains médicaments utilisés pour perdre du poids peuvent contenir des hormones thyroïdiennes de synthèse, qui vont augmenter le risque d’hyperthyroïdie.

Bon à savoir : "Il n’y a pas de risque avec les compléments minceurs vendus en pharmacie (en France, ndlr), mais attention à ceux qui sont disponibles sur Internet", avertit le docteur Scheimann. Car ni leur composition ni leur efficacité ne sont alors garanties.

Pilules contraceptives : attention chez les femmes souffrant déjà d’hypothyroïdie

Pilules contraceptives : attention chez les femmes souffrant déjà d’hypothyroïdie© IstockLa pilule contraceptive en elle-même ne peut pas dérègler la thyroïde. "Mais les femmes souffrant d’hypothyroïdie qui prennent une contraception orale ont parfois besoin d’un dosage plus fort en hormones thyroïdiennes. Il faudra alors ajuster leur posologie selon la TSH", explique l’endocrinologue.

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Vidéo : Thyroïde : pourquoi il ne faut pas faire ça !

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