Sommaire

En France, en moyenne, 600 greffes de rein sont réalisées chaque année à partir du don d’organes du vivant. "L’objectif de l’Agence de Biomédecine (établissement public qui gère les greffes en France, NDLR), est d’atteindre les 1.000 greffes par an grâce aux dons de personnes vivantes", estime Benoît Averland, directeur adjoint de l’Agence de la biomédecine, avant de préciser : "Les chances de réussite sont plus importantes lorsque le donneur est en vie plutôt qu’en état de mort cérébrale". Il y a plusieurs explications à cela. "Dans le cas d’une greffe du vivant, le donneur et le receveur se trouvent dans des salles d’opération conjointes. Le délai d’ischémie (le moment pendant lequel l’organe n’est pas vascularisé) est très faible. Autre avantage, le donneur est en pleine santé. On est assuré qu’il ne présente pas de comorbidités".

Mais alors quels dons d’organes peut-on faire ? "En France, seuls les dons de rein et du lobe de foie sont réalisés du vivant", affirme Benoît Averland. "Le don d’organes du lobe pulmonaire n’est plus pratiqué depuis plus d’une dizaine d’années". La raison ? "Au fil du temps, on s’est aperçu que le foie s’adaptait et grandissait en même temps que le patient. Ce qui n’est pas le cas du poumon, qui a tendance à s’étirer. Les risques étaient plus importants que les bénéfices".

Quel est le parcours pour donner un organe de son vivant ?

"Le don du vivant est encadré par la loi", indique Benoît Averland. Le donneur doit passer devant le Comité de donneur du vivant. Cette équipe est composée de trois médecins, un psychologue et une personne qualifiée dans les sciences humaines. Ces experts ont pour mission de vérifier que la personne candidate au don a compris les enjeux et les risques de cet acte. Ils vont également lui rappeler que l’anesthésie n’est pas sans risque.

La personne va ensuite donner son consentement à un magistrat judiciaire, qui sera par ailleurs amené à vérifier que le lien qui unit Donneur et Receveur est bien conforme à la Loi. « Dans le cas d’une greffe de rein, par exemple, le don peut être effectué entre un enfant et un parent (cela peut également être l’oncle ou la tante NDLR.), entre des époux ou entre des amis ». Une fois la greffe réalisée, le donneur bénéficiera d’un suivi psychologique pendant un an et devra réaliser chaque année un bilan sanguin et un test urinaire. « L’organisation d’une greffe du vivant est très complexe », souligne Benoît Averland. « Un tel bilan peut prendre jusqu’à un an ».

Participez à notre grand jeu de l'été Hedony et tentez de gagner jusqu'à 100 000 € de lots ! Cliquez ici pour participer >

Sources

Merci au docteur Benoit Averland, Adjoint au directeur du prélèvement et de la greffe (organes-tissus) Agence de la biomédecine.

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.