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La crise de la quarantaine sonne comme un passage à l’ère suivante, scindant la vie en deux parties. Qu’elle soit un mythe ou une réalité, cette crise existentielle dont n’ont de cesse de parler les spécialistes en psychologie depuis l’invention de son concept dans les années 60. Egalement appelé « crise de milieu de vie », le fameux terme de « crise de la quarantaine » est précisément apparu en 1965, des mots du psychanalyste canadien Eliott Jacques. Selon le spécialiste en la matière, ce passage de la vie ne serait qu’un pur reflet d’une prise de conscience soudaine de sa propre mortalité.

Comment reconnaître la crise de la quarantaine ?

La fameuse « crise de milieu de vie » s’accompagne de différents symptômes, qui varient selon les âges et les personnalités de chacun. Pour autant, certaines caractéristiques semblent revenir inlassablement et inévitablement, permettant alors de définir plus précisément de passage, souvent tendu, à traverser seul ou à deux. Mais quels sont-ils ?

Bien souvent, la crise laisse des traces sur son passage : vous vous sentez irritable envers votre entourage, vous ressentez une certaine lassitude et/ou un état d’abattement caractéristique. Vous avez grande envie de changement et vous ne savez plus où donner de la tête parce que vous voulez tout, et tout faire, tant que les choses changent et bougent un peu !

Des crises de violence et de colère peuvent également s’inviter, à différents degrés, dans le quotidien d’une personne en pleine crise de la quarantaine. Mais, ce qui caractérise et définit le mieux ce passage, c’est bien cette remise en question qui envahit et semble prendre possession de l’esprit au quotidien. En clair ? Vous êtes en recherche… en quête de quelque chose de nouveau, en quête de quelqu’un. Et ce quelqu’un n’est autre que vous.

Crise de la quarantaine : un passage inévitable ?

Située entre 35 et 55 ans, la crise de la quarantaine semble toucher tous les quadragénaires mais… de différentes manières. Certains y verront le signe qu’ils attendaient pour engager des changements radicaux, quand d’autres se laisseront simplement porter par cette prise de conscience qui peut, parfois, sacrément chambouler les esprits et, par ricochet, la vision de la vie. A l’heure où certaines études indiquent que le bonheur sonnerait bien plus souvent à la porte des personnes à l’aube du fameux « âge médian », la quarantaine sonnerait plus aujourd’hui comme un âge où l’on s’épanouit. Mais la crise de la quarantaine, quelle qu’elle soit, est-elle inévitable ?

« Il est vrai que la quarantaine est une sorte d'âge médian, ce qui est beau c'est cette période où l'on a appris de son passé et ou l'avenir est encore devant. Toutefois, Je pense que l'on sera tous un jour ou l'autre et quel que soit l'âge, confronté à des remises en question et c'est très bien car cela permet de faire des choix et d'aller vers ce qui est bon pour nous. Plutôt que de crise, il pourrait être intéressant de voir ce passage de la vie comme un chapitre qui se termine et qui permettra d'en écrire un autre riche de ce que nous avons déjà accompli », explique Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne.

Un âge caractéristique d’une satisfaction en baisse ?

De nombreux spécialistes en psychologie se sont penchés sur la question au fil du temps et si certains en ont conclu que l’on est certainement plus heureux à cet « âge médian », faisant fi de cette fameuse crise de la quarantaine, quand d’autres estiment que cette crise existentielle est le résultat d’une satisfaction plus faible, caractéristique de cet âge de la vie.

Selon Johanna Rozenblum, « à partir d'un certain âge, il est certain que l'on rencontre des difficultés ou des épreuves auxquelles nous n'avions jamais été confrontées. Dire que la satisfaction à ces âges est faible me semble exagéré. La résilience est aussi une qualité qui se développe avec le temps, la sagesse et le bonheur qu'apportent les petites choses de la vie sont plus que jamais reconnus et savourés ».

Pour un changement radical vers une quête de soi ?

Selon certains spécialistes, il semblerait que les 40 ans, sont les « nouveaux 30 ans ». En clair ? Aujourd’hui, 40 ans sonne comme la fleur de l’âge, où l’épanouissement serait bien plus flagrant qu’à ses 30 ans. Une tendance qui semblait évoluer à l’inverse il y a quelques années, où pour la majorité, la trentaine correspondait à une vie de famille déjà bien rangée, un travail stable, une vie épanouie.

« C'est vrai que l'on entend de plus en plus des femmes affirmer que la quarantaine est un âge d'épanouissement et cela semble logique. Aujourd'hui les jeunes adultes prennent le temps de voyager, font des études plus longues voire se reconvertissent, envisage le mariage et les enfants avec moins d'urgence que dans les années 50 par exemple. A 40 ans, l'accomplissement est souvent réel, c'est un âge où l'on mesure aisément le chemin parcouru et auquel tous les projets sont encore permis», selon Johanna Rozenblum.

Alors que certains expliquent ces changements par le fait que l’autonomie semble s’acquérir plus tard (les études étant plus longues, les enfants se faisant plus tard pour beaucoup), la psychologue clinicienne place la question sur un autre plan valeur : « Je ne pense pas qu'il s'agisse d'autonomie mais de quête de soi. Nous sommes moins dicté.es par des normes sociales désuètes et plus par la volonté de s'accomplir et de trouver sa place. La vie ne se résume plus à un poste en cdi et un appartement mais au souci de savoir ce qui est bon pour soi pour se réaliser dans sa singularité propre... Le fameux 'Connais toi toi-même' de Socrate est plus que jamais d’actualité ».

La quarantaine ou le « vrai » bon moment pour profiter de la vie ?

Au vu des recherches et des observations, il semblerait alors que l’épanouissement et le bonheur soit à la portée de tous, et particulièrement des quadragénaires, en crise ou non, pour qui les « galères » de la trentaine sont derrière et les angoisses de la cinquantaine pas encore d’actualité. Est-ce donc le « vrai » bon moment, le signe qu’il est temps de profiter de la vie ?

« Tous les moments sont bons pour profiter de la vie, ce qui est compliqué c'est de s'en rendre compte quand il est encore temps, pour ne pas se dire 'Si j'avais su...'. Avoir attendu que le bonheur passe pour se rendre compte qu'il était à portée de main est un constat effroyable, alors il faut reconnaître les petits instants de bonheur et apprendre à s'en réjouir», explique Johanna Rozenblum.

Comment sortir de la crise de la quarantaine ?

Que l’on en subisse les vraies conséquences ou que l’on considère la crise de la quarantaine comme un mythe, il n’en reste pas moins que les symptômes peuvent frapper de plein fouet, sans que l’on parvienne à mettre des mots dessus. Que vous l’appeliez crise de la quarantaine ou par un tout autre nom, comment faire face à cette irritabilité, cette remise en question et ces désirs de changements qui donnent envie de tout plaquer ou de faire des choses déraisonnables ?

Avant toute chose, il est absolument nécessaire d’accepter ce qu’il se passe et d’accueillir cet état de « mal-être » passager. L’idée n’est pas de subir, mais d’en accepter la venue pour pouvoir mieux la contrôler. Par ailleurs, il est essentiel de parler, de communiquer, de dialoguer avec quelqu’un, et particulièrement un spécialiste agréé, au sujet de ce qu’il se passe en vous et autour de vous.

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mots-clés : Quarantaine, crise, Adulte
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