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Si la clé du bonheur, dans l’idéal populaire, réside dans l’idée d’un couple sans conflits avec une sexualité des plus épanouies et des nuages qui passent chez les voisins mais ne s’arrêtent jamais chez soi, il n’en est rien. Pour le Docteur Sylvain Mimoun, gynécologue et thérapeute de couple, les jours heureux tiennent et filent grâce à une démarche qui va « à l’encontre de la pensée dominante » et qu’il nomme égoïsme partagé.

Cette notion part d’un principe fondamental au sein ducouple : « Le bonheur conjugal allait nécessairement de pair avec l’altruisme. A première vue, cela tombe sous le sens. Aimer autrui, c’est forcément faire preuve d’empathie. Mais faut-il, comme le pensent beaucoup d’entre nous, aimer l’autre plus que soi-même, être prêt à sacrifier ses propres désirs pour lui permettre de réaliser les siens ? », explique le spécialiste, auteur livre « L’égoïsme partagé », aux éditions Eyrolles. Et selon lui, la réponse est non.

Des difficultés conjugales considérées sous le mauvais angle

Il est normal de penser à soi, aussi. Il est logique de placer ses désirs sur la table, avant celui de l’autre parfois. Et, surtout, il est temps de déconstruire certaines pensées populaires, qui ne font que desservir le couple et l’image que chacun peut potentiellement s’en faire : « Beaucoup pensent qu’à l’origine d’une difficulté conjugale, il y a forcément un coupable et une victime, et que, pour en sortir, il faut qu’il y ait un gagnant et un perdant. C’est souvent ce que viennent chercher les couples qui consultent : savoir qui a raison et qui a tort», argumente le Docteur Mimoun, dans son ouvrage.

Et qu’en est-il de la question de l’adultère ? Les infidélités ne sont pas forcément synonymes de rupture définitive, ni même de conflit insoluble. Mais alors, comment solutionner le conflit et réduire la colère induite par une menace telle que l’infidélité, dans l’espoir d’une réconciliation ? Le Docteur Sylvain Mimoun, dans son livre « L’égoïsme partagé », partage ses conseils au travers des 3 erreurs à éviter pour assurer un désamorçage de la crise et redevenir un couple.

Ne pas ébruiter le conflit et ses contours

C’est le conseil numéro 1 qu’offre le spécialiste du couple : ne pas crier sur tous les toits qu’une infidélité a fragilisé votre couple. Une compagne qui se venge de son mari adultère, et qui en parle à tous ses proches, s’assure des tensions et étincelles au sein de son entourage si elle décide de pardonner et revenir vers son époux infidèle. L’exemple est précis, mais démontre parfaitement les inconvénients et obstacles rencontrés lorsque l’on décide d’ébruiter ce genre de situation.

Inverser ces rôles préfabriqués

Lorsque l’adultère s’invite au sein du couple, un véritable déséquilibre se crée entre les deux partenaires, tenant celui qui est à l’origine de la tromperie considéré alors comme un « bourreau » d’un côté, et le partenaire « qui se considère en victime » de l’autre. Toutefois, si les rôles préfabriqués place la victime et le bourreau de part et d’autre, attribuant respectivement les rôles selon les codes du couple normalisé, «quand on est victime, gare à ne pas devenir à son tour bourreau ! Car si aucune mise au point n’a lieu, le rapport peut s’inverser », prévient le spécialiste.

En effet, une infidélité amène à chaque fois son lot de colère et de tristesse au sein d’un couple qui se trouve alors en grandes difficultés face à un problème qu’ils peinent parfois à surmonter. Aussi, u ne colère non-apaisée, une blessure encore ouverte et pas pansée, une tristesse laissée à l’abandon, peuvent constituer un parfait alibi pour inverser les rôles et faire de la victime le nouveau bourreau.

Il est donc important de poser des mots sur les maux, de ne pas laisser des non-dits affaiblir le couple, parfois même des années plus tard. Dans ces situations, le dialogue est de mise pour panser les blessures et espérer les refermer. Pour faire face à un(e) conjoint(e) intrusif.ve, qui ne va pas bien en raison de l’infidélité subie et qui va se nourrir de cette colère pour la retourner sur le « fautif » de l’histoire, le Dr Mimoun conseille de parler, « parlez-lui plutôt, non de votre adultère, mais de votre rapport à lui. Dites-lui ‘Je t’aime’, recentrez le dialogue sur votre relation. C’est la meilleure façon d’échapper à l’emprise que le conjoint blessé pourrait chercher à avoir sur vous ».

Ne cherchez pas à tout savoir

La tentation est évidemment trop grande pour pouvoir la contenir pour certains. « L’obsession de la transparence, la volonté de tout savoir pour pouvoir tout absoudre, 'remettre les compteurs à zéro', est bien une idée de notre temps », explique le Dr. Mimoun. Pourtant, cette envie de savoir et de contrôler est humaine, logique, tout à fait naturelle.

Lorsque l’infidélité survient, le partenaire qui subit la tromperie peut-être tenté de vouloir tout contrôler, de vouloir à tout prix vérifier que cela de ne reproduit pas ou ne se reproduira plus à l’avenir. Cela peut amener à des questions incessantes, des sessions d’espionnage surréalistes, une jalousie qui ronge non seulement la personne concernée mais également le partenaire qui en subit la pression. Le couple s’en trouve alors davantage affecté.

Le meilleur conseil à donner, selon le spécialiste du couple, c’est de « ne plus être dans le règlement de compte, mais uniquement dans le règlement de situation », il faut « s’appliquer à restaurer par soi-même son amour-propre abîmé», conclut-il.

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Sources

https://www.eyrolles.com/Loisirs/Livre/l-egoisme-partage-9782212567687/

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