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Le terme psychorigide est souvent employé pour décrire des personnalités qui veulent imposer leur avis et tout diriger. Pourtant, il s’agit en réalité de profils qui manquent de confiance en eux. "La psychorigidité n'est pas une pathologie psychiatrique ni un trouble psychologique. C'est un trait de personnalité qui sert souvent de mécanisme de défense", explique Johanna Rozenblum. Une attitude intolérante et contestataire mal perçue par la famille, les amis ou avec les collègues de travail. "Une personne psychorigide sera souvent perçue comme froide affectivement et peu disposée à se remettre en question. Elle aura la volonté de tout contrôler sans jamais déléguer ni solliciter aides ou conseils. Ce manque de souplesse et d'adaptabilité leur donne l'image d'une personne pensant avoir toujours raison, en réalité les psychorigides sont pleins de doutes", nous apprend l’experte.

Comment reconnaître une personne psychorigide ?

Les personnes psychorigides ont toutes en commun certaines caractéristiques qui permettent de les reconnaître. Selon la psychologue, "Une personne psychorigide peut avoir un profil obsessionnel et perfectionniste. Rien n'est laissé au hasard, tout doit être planifié, étudié. Dans cet état d'esprit, tout à son importance, l'ordre, la logique, la maîtrise". Et pour cause, c’est une façon pour elle d’apaiser son angoisse. "Ce n'est en réalité qu'une illusion puisque ce mécanisme de défense a pour objectif de susciter un sentiment de contrôle et de minimisation du doute, l'imprévu reste insupportable", ajoute Johanna Rozenblum. Un caractère difficile à vivre chaque jour pour l’entourage. "Inflexibles et strictes, la personne psychorigide finit souvent par imposer son cadre à ses proches et les règles envahissent ainsi le quotidien", conclue la psychologue.

Être psychorigide, est-ce que ça se soigne ?

La personne psychorigide peut bénéficier d’un accompagnement psychologique pour vivre plus sereinement. "Ce trait de personnalité peut se travailler avec un psychologue formé aux thérapies cognitivo comportementales (TCC). La psychorigidité vient à l'origine pour se protéger de l'anxiété", explique Johanna Rozenblum. Ces thérapies brèves permettent notamment de travailler la confiance en soi, d’atténuer les mauvais réflexes ou encore d’améliorer le comportement en vue d’une vie plus apaisée. "On retrouve dans les discours des personnes psychorigide s des angoisses concernant l'avenir, concernant la mort, en définitive tout ce que l'on ne maîtrise pas. Se mettre des règles pour tout c'est se créer l'illusion d'avoir un pouvoir de contrôle, c'est se dire que l'on est maître de son destin", confie la psychologue. L’objectif est donc d’apprendre à lâcher-prise.

Comment réagir face à une personne psychorigide ?

Vivre avec une personne psychorigide n’est pas de tout repos. Il faut savoir ruser pour ne pas la brusquer. "Être aux côtés d'une personne psychorigide n'est pas toujours simple. La remise en question et la subjectivité de l'autre ne sont pas des notions simples pour elle, ce qui fait barrage à la remise en question. Avec de la patience et de la pédagogie, il sera possible de faire entendre qu'il existe d'autres façons de faire et d'initier du lâcher-prise", prévient l'experte. Mais ce n’est pas toujours évident. Lorsque le dialogue ne fonctionne pas, il faut alors faire appel à un professionnel. "Dans les cas plus sévères, et lorsque le lâcher-prise fait flamber l'anxiété, la prise en charge psychologique devient précieuse. Le psychologue conduira un travail autour du sentiment de peur, d'empathie et cherchera à restaurer une meilleure confiance en soi et aux autres", recommande l’experte.

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Sources

Merci à Johanna Rozenblum, psychologue clinicienne à Paris. 

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