Les troubles dus au stress augmentent les maladies cardiovasculaires et les morts précoces

Publié le 11 Avril 2019 par Sophie Girardot, journaliste santé
Selon une nouvelle étude suédoise, les troubles qu’engendre le stress font exploser les risques de pathologies cardiovasculaires. Le stress, ce réflexe qui permet souvent de réagir face à la pression, augmente donc les risques de morts prématurées.
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Les troubles dus au stress augmentent les maladies cardiovasculaires et les morts précocesIstock

La plupart des gens sont, à un moment de leur vie, exposés à un traumatisme psychologique ou à des événements stressants : décès d'un être cher, diagnostic d'une maladie mettant leur vie en danger, catastrophes naturelles ou encore violence...

Les traumatismes augmentent les risques de maladies graves

Ce que vient de permettre de vérifier une étude menée en Suède, c’est que ces traumatismes pourraient conduire à un risque accru de plusieurs maladies majeures (principalement cardiovasculaires et auto-immunes)... mais aussi à un risque accru de mortalité précoce. Un risque qui augmente encore plus chez les personnes qui développent des troubles psychiatriques à la suite de leur traumatisme.

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Sur quelle population porte l'étude ?

Le travail des scientifiques a porté sur la population suédoise dont le registre national fournit des informations pratiquement complètes sur tous les diagnostics médicaux et les liens familiaux . Elle notamment permis de comparer frères et soeurs et population générale. "Cette analyse contrôlée par la fratrie basée sur la population a montré une association claire entre les troubles liés au stress confirmés cliniquement et un risque ultérieur accru de maladie cardiovasculaire, en particulier au cours des mois suivant le diagnostic d'un trouble lié au stress, dans la population suédoise", écrivent les chercheurs.

Un risque cardiovasculaire... doublé

Résultat chiffré de l’analyse des scientifiques : le risque cardiovasculaires serait presque deux fois plus élevé chez les personnes atteintes de troubles liés au stress que chez leurs frères et sœurs non affectés. Une augmentation claire des risques qui concerne aussi bien les hommes que les femmes.

Huan Song, du Centre des sciences de la santé publique de la Faculté de médecine de l'Université d'Islande à Reykjavík, et du Département d'épidémiologie médicale et de biostatistique du Karolinska Institutet de Stockholm, en Suède ont présenté leurs résultats le 10 avril dans le BMJ .

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