Pesticides dans les poivrons, tomates, aubergines, courgettes : rappel massif dans les E.Leclerc et Intermarché

Publié par La Rédaction Médisite
le 17/09/2026
Courgettes, tomates, aubergines et poivrons sur une table de cuisine.
New Planet Media
Photo d'illustration
Une vaste procédure de rappel vise cette semaine plusieurs catégories de légumes vendus chez E.Leclerc et Intermarché après la détection de concentrations anormales de pesticides.
 

La plateforme publique RappelConso a émis une série d'avertissements concernant des légumes d'été conditionnés par la société APIHA SAS sous la marque Cœur de jardins ou distribués en vrac. Les analyses de routine ont mis en évidence une teneur en résidus de pesticides supérieure aux normes autorisées.

Quels sont les lots de légumes concernés par le rappel ?

Quatre fiches d'alerte distinctes ont été publiées en simultané. Les produits visés comprennent des barquettes fraîches de 1,5 kg pour ratatouille de la marque Cœur de jardins, commercialisées entre le 25 août et le 11 septembre 2026 dans les magasins E.Leclerc et Intermarché (codes GTIN 3352397135016 et 3250392495572, répartis sur 34 numéros de lots).

Les barquettes de légumes pour pipérade de 1 kg de la même marque, distribuées depuis le 27 août 2026 chez Intermarché (GTIN 3250392135054, lot 73975), figurent également dans la liste des retraits. S'y ajoutent les mélanges pour plancha en barquette de 1,5 kg vendus chez E.Leclerc jusqu’au 9 septembre 2026 (GTIN 3352397135030, lot 74058). Enfin, des poivrons verts d'origine France vendus en vrac sans marque chez E.Leclerc entre le 22 août et le 8 septembre 2026 font l'objet de la même procédure (GTIN 3352397127080, huit lots identifiés).

Dépassement des limites de résidus : que dit la réglementation ?

Le motif de l'alerte repose sur le non-respect des limites maximales de résidus (LMR) définies par le règlement européen CE n° 396/2005. Ces seuils correspondent aux plus faibles concentrations de molécules chimiques mesurables lorsque les exploitants appliquent scrupuleusement les règles agricoles en vigueur.

Ces valeurs de référence ne délimitent pas un seuil de danger direct. Comme le précise l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), les LMR intègrent des marges de sécurité importantes calculées par rapport à la dose journalière admissible. Dans son rapport annuel de biosurveillance, l'agence européenne indique d'ailleurs que 98,8 % des échantillons alimentaires analysés respectent les normes, les non-conformités confirmées ne touchant qu'une faible fraction des contrôles.

Risque aigu et exposition répétée : le risque des pesticides

Avaler ponctuellement des résidus de pesticides n'entraîne pas de risque d'intoxication aiguë ni d'apparition brutale de symptômes digestifs (à la différence de certaines bactéries). En revanche, la mesure sanitaire a pour but d'empêcher l'accumulation de substances chimiques dans l'organisme lors d'expositions prolongées ou répétées.

Dans son expertise collective multidisciplinaire, l'Inserm souligne qu'une exposition chronique aux produits phytosanitaires présente des présomptions de liens avec diverses atteintes métaboliques ou des dérèglements endocriniens. Hors, un simple rinçage des légumes sous le robinet ne permet pas d'écarter le risque : si l'eau retire mécaniquement les dépôts de surface, elle reste sans effet sur les molécules systémiques qui ont circulé dans la pulpe du légume pendant sa croissance.

Que devez-vous faire de vos barquettes ?

Si ces légumes figurent dans votre bac à légumes, la consigne des autorités est claire : ne consommez plus ces produits et détruisez-les. Vous pouvez également les rapporter à l'accueil de votre magasin habituel pour obtenir un remboursement intégral pris en charge par le conditionneur.

Pour toute question relative aux numéros de lots, la société APIHA SAS met à disposition une assistance téléphonique joignable au 05 53 98 36 36. Si vous repérez encore ces références dans les rayons frais de votre supermarché, vous avez la possibilité de prévenir les services de contrôle via la plateforme SignalConso.

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