Oreillers, couette et alèses : voici pourquoi vous devez impérativement les laver en septembre

Publié par S. Coucke-Haddad
le 08/09/2026
femme qui porte des oreillers et couettes
Istock
Photo d'illustration
Chaque rentrée, mais plus encore cette année avec les températures caniculaires que nous avons vécues ces derniers mois, il est impératif de laver à fond sa literie. Voici pourquoi.
 

Le savez-vous ? Entre la transpiration nocturne abondante et la prolifération microscopique favorisées par la chaleur, votre lit concentre en ce début septembre des colonies entières d'organismes indésirables !

Sueur et acariens : une colonisation maximale cet été

Chaque nuit, un dormeur élimine en moyenne entre 0,5 et 1 litre d'humidité par la sueur et la respiration, un volume qui grimpe en flèche lors des épisodes de canicule. Ce liquide imprègne matelas et garnissages, pendant que le corps se déleste de 1 à 1,5 gramme de peaux mortes par jour.

Ce cocktail organique offre un festin idéal aux acariens Dermatophagoides pteronyssinus et Dermatophagoides farinae, friands d'une chaleur comprise entre 20 et 25 °C et d'une humidité relative de 60 à 75 %. Une équipe de chercheurs de l'université de Manchester, dans une étude parue en 2006 dans la revue Allergy, a également montré que les oreillers constituent de véritables biotopes clos.
Des champignons s'y développent activement en se nourrissant directement des déjections de ces microscopiques arachnides. 

Résultat, à la fin de l’été, votre literie héberge des millions d’indésirables, avec des conséquences directes sur notre santé. Les chercheurs britanniques expliquent ainsi que “compte tenu du temps passé à dormir et de la proximité de l’oreiller avec les voies respiratoires, les oreillers synthétiques et en plumes pourraient être la principale source de champignons et de produits fongiques. Ceci a des implications importantes pour les patients souffrant de maladies respiratoires, et en particulier d’asthme et de sinusite.”

Pourquoi oreillers, couettes et alèses doivent-ils impérativement être lavés en septembre ?

C’est le moment de l’année où les colonies d'acariens atteignent leur effectif annuel maximal. Sachant qu’un seul individu produit une vingtaine de déjections quotidiennes, chargées en protéines allergisantes Der p 1 et Der f 1, faites les comptes !

Le rafraichissement de l'automne complique encore la donne, en abaissant le taux d'humidité sous la barre des 50 % (notamment car les fenêtres vont moins rester ouvertes). Les acariens meurent en masse, mais leurs cadavres et leurs excréments se dessèchent et forment des poussières très volatiles. Dès que vous bougez la nuit, ces fragments microscopiques sont propulsés en suspension dans l'air, déclenchant des crises de rhinite allergique, des conjonctivites ou des crises d'asthme.

Alèses, oreillers et couettes : comment les nettoyer ?

D'après une étude référence publiée en 1992 dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology, un lavage à 60 °C élimine 100 % des acariens vivants, alors qu'un cycle à 30 ou 40 °C en laisse subsister jusqu'à 40 %, même en augmentant la quantité de détergent.

L'alèse, qui absorbe directement le sébum et les sels minéraux, doit elle-aussi passer en machine à 60 °C. Les oreillers, placés au plus près de vos voies respiratoires, exigent le même traitement tous les trois à six mois. Attention également au séchage, il doit être complet pour éviter les moisissures. Surtout si vos coussins ou couettes contiennent du duvet d'oie ou de canard, plus à risque de “pourrissement”. Pour les couettes volumineuses, préférez les tambours de 10 à 18 kg en laverie automatique avec des balles de lavage, évitez en revanche les assouplissants qui alourdissent les fibres.

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  • McDonald LG, Tovey E. The role of water temperature and laundry procedures in reducing house dust mite populations and allergen content of bedding. Journal of Allergy and Clinical Immunology, 1992, vol. 90, n° 4 Pt 1, p. 599-608. DOI : 10.1016/0091-6749(92)90134-r.
  • Woodcock AA, Steel N, Moore CB, Howard SJ, Custovic A, Denning DW. Fungal contamination of bedding. Allergy, 2006, vol. 61, n° 1, p. 140-142. DOI : 10.1111/j.1398-9995.2005.00941.x.
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