Pouvez-vous être contaminé par le VIH dans ces endroits courants ?

Les idées reçues concernant les modes de transmission du VIH sont encore nombreuses. Siège des toilettes, salon de tatouage, soin esthétique, piqûre de moustique… quelles sont les situations qui présentent vraiment un risque ? Les réponses avec Franck Barbier, responsable santé d’AIDES.

Pouvez-vous être contaminé par le VIH dans ces endroits courants ?© Istock

Pour la première fois, le nombre de nouveaux cas de séropositivité enregistrés dans la capitale est à la baisse, selon le dernier rapport de Santé Publique France. Celui-ci a, en effet, diminué de 16 % entre 2015 et 2018, tandis que le dépistage a augmenté d’autant de points. Des résultats très encourageants.

Néanmoins, les idées reçues sur le sida persistent. Notamment, beaucoup de gens pensent encore que VIH et sida renvoient à la même chose. Or, il ne faut pas confondre ces deux termes. Le VIH correspond au virus, qui attaque les cellules de notre système immunitaire.

Le sida, quant à lui, est un stade de l’infection, qui survient plusieurs années après avoir contracté le virus. A ce stade, et en l’absence de traitement, le système immunitaire est tellement affaibli qu’il ne peut plus lutter contre des maladies opportunistes (cancer, tuberculose, toxoplasmose…). Celles-ci se développent alors, et peuvent être fatales. Avec un traitement, une personne séropositive ne fera pas de sida.

Toilettes publiques, piqûres de moustiques... ce ne sont que des mythes !

Le mode de transmission du VIH fait, lui aussi, l’objet d’un grand nombre de croyances erronées. Selon un sondage Ifop / Bilendi de 2017, 16 % de Français pensent que le virus peut être transmis en s’asseyant sur un siège de toilettes publiques. 15 % pensent qu’il peut se transmettre par un simple baiser et 15 %, par contact avec la transpiration d’une personne séropositive.

Franck Barbier, responsable santé de l’association AIDES, est formel : toutes ces idées sont fausses. “Boire dans le verre de quelqu’un, utiliser des toilettes publiques ou se faire piquer par un moustique ne présente aucun risque de contamination par le VIH”. Pourtant, l’expert rappelle que 30 % des personnes de plus de 25 ans pensent encore qu’une piqûre de moustique peut transmettre le virus.

“Hormis les rapports sexuels, le VIH ne se transmet que par transfert de sang, ou par transmission de la mère à l’enfant pendant la grossesse, l’accouchement ou l’allaitement”, ajoute-t-il. “Mais il faut qu’il y ait une certaine quantité de virus pour que le risque soit présent. En outre, le virus ne survit que quelques dizaines de minutes à l’air libre”.

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