Vertiges : 7 médicaments qui peuvent vous faire “tourner la tête”

Publié par S. Coucke-Haddad
le 02/04/2026
Femme  visiblement sujette à un vertige chez elle
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Face à des vertiges ou des sensations de déséquilibre, le premier réflexe est souvent de suspecter l'oreille interne. Mais parfois, ce sont vos médicaments qui sont en cause. Lesquels ? La liste !

Heureusement le plus souvent bénin et passager, le vertige n’en reste pas moins assez impressionnant et peut être dangereux en cas de chute. Le vertige se manifeste par une sensation de rotation ou un simple étourdissement. Il touche plus particulièrement les plus âgés mais peut survenir à tout âge. Si la maladie de Ménière est souvent évoquée, un grand nombre de cas n'a pourtant aucun lien avec un problème vestibulaire classique et la cause est parfois directement liée aux traitements ingérés. Les médicaments provoquent fréquemment des vertiges ou des troubles de l'équilibre, sans que nous identifions les coupables.

Pourquoi les médicaments peuvent provoquer des vertiges ?

Les mécanismes déclencheurs varient considérablement selon la molécule et donc le médicament. Certains produits exercent un effet dépresseur sur le système nerveux central. Cette action entraîne une sédation brutale et une baisse de la vigilance. Votre corps peine alors à coordonner ses mouvements, ce qui perturbe immédiatement votre stabilité quotidienne.

D'autres traitements agissent spécifiquement sur le système cardiovasculaire. Ils provoquent une chute de tension soudaine, particulièrement visible lors du passage de la position couchée à la position debout. Cette hypotension orthostatique déclenche des étourdissements immédiats. Il reste crucial d'identifier ce phénomène pour éviter des chutes dangereuses.

Une troisième catégorie regroupe les substances dites ototoxiques. Ces médicaments attaquent directement l'appareil vestibulaire et détruisent les cellules ciliées de l'oreille interne. Ces dommages s'avèrent parfois irréversibles. La prise simultanée de plusieurs médicaments décuple ce risque toxique, surtout avec l'âge.

Adopter les bons réflexes avec son traitement

Si votre sensation de vertige est effectivement liée à la prise d’un de vos traitements, pas de panique, vous pouvez agir. Un simple ajustement de la dose ou un changement de molécule suffit souvent à régler le problème. N’oubliez pas, que même en cas de vertige, il est impératif de ne jamais interrompre un traitement sans consulter un pharmacien.

Benzodiazépines et apparentés : le risque de sédation

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Une photo de plaquettes de médicaments et d'un verre d'eau posés sur une table en bois clair et lumi
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Les benzodiazépines, comme l'alprazolam, sont prescrites comme anxiolytiques ou somnifères. Ces molécules ont un effet dépresseur sur le système nerveux central. L'effet sédatif reste la principale cause de troubles de l'équilibre, de chutes et de vertiges, surtout chez les personnes âgées. Le traitement exige en outre une durée maximale de 12 semaines et un arrêt progressif.

Les antihypertenseurs : attention à la chute de tension

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Une photo d'un tensiomètre électronique moderne sur une table en bois clair dans une atmosphère lumi
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Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion et les bêta-bloquants diminuent la tension artérielle. Un abaissement trop rapide entraîne une hypotension orthostatique. Des étourdissements surviennent lors du lever rapide. Il est conseillé de se lever lentement en plusieurs temps et de signaler ces symptômes pour ajuster la dose.

Les antidépresseurs : un impact sur la vigilance

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Une photo de gélules pharmaceutiques disposées sur une surface blanche et lumineuse
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Les antidépresseurs tricycliques et les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine perturbent l'équilibre. Des vertiges et des troubles de l'accommodation visuelle sont fréquemment rapportés. L'apparition des vertiges reste souvent dose-dépendante.

Les antalgiques opioïdes : un effet sédatif central

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Une photo de gélules pharmaceutiques disposées sur une surface blanche et lumineuse
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La morphine et ses dérivés sont utilisés pour soulager les douleurs sévères. Ces psychotropes agissent sur le système nerveux central et provoquent une baisse immédiate de la vigilance. Ils entraînent un risque accru de somnolence et de troubles de la coordination qui peuvent se solder par des vertiges. Il faut d’ailleurs éviter de conduire en début de traitement.

Les antibiotiques ototoxiques : un danger direct

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Une photo de gélules et de comprimés médicaux sur une surface blanche et lumineuse
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Certains antibiotiques, notamment les aminosides et les quinolones, endommagent directement les cellules de l'appareil vestibulaire et de la cochlée. Ces lésions déclenchent des vertiges intenses et parfois irréversibles, associés à une surdité passagère. L'atteinte survient souvent lors de traitements longs ou de fortes doses.

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens : une perturbation vestibulaire

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Une photo de plaquettes de médicaments anti-inflammatoires et de comprimés dans un environnement con
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Les anti-inflammatoires et l'aspirine à forte dose perturbent le fonctionnement normal du système vestibulaire. Ces médicaments provoquent des vertiges sans entraîner de baisse de tension ni de sédation. L'aspirine consommée à hauteur de plusieurs grammes par jour est un coupable fréquent à signaler rapidement.

Les antihistaminiques sédatifs : des effets neurologiques

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Une photo d'une boîte de médicaments et d'un verre d'eau sur une table de chevet dans une chambre lu
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Les antihistaminiques de première génération, utilisés contre les allergies ou la toux sèche, possèdent des propriétés sédatives majeures. L'effet anticholinergique (c’est à dire qu’il agit sur un neuromédiateur) provoque somnolence et déséquilibre, particulièrement chez les seniors. Il vaut mieux privilégier les antihistaminiques de deuxième génération non sédatifs pour éviter ces désagréments nocturnes.

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