Pollen : 5 choses a savoir avant de prendre des antihistaminiques

Les antihistaminiques font partie des médicaments couramment utilisés pour soulager les symptômes d'une allergie. Ces derniers luttent contre une substance naturelle présente dans l'organisme humain : l'histamine. Cette molécule est un neuromédiateur sécrété par l'organisme, notamment lors des réactions allergiques. C'est précisément l'histamine qui déclenche les désagréments de l'allergie.

Dans le monde, plusieurs millions de personnes misent sur les antihistaminiques pour soulager les urticaires, les éternuements et les larmoiements. Alors que la saison pollinique a débuté, un chercheur nous met en garde face à ces médicaments. Vous ne prenez peut-être pas ce traitement correctement, averti Derek Chu, spécialiste des allergies à l'Université McMaster (Canada) et chercheur en clinique. 

Et pour cause, les antihistaminiques font partie des médicaments les plus couramment et les plus mal utilisés dans le monde, établie une étude menée par cet expert et publiée au sein du Journal de l'Association médicale canadienne (JAMC). Pourtant, ils peuvent impliquer des effets secondaires mortels s'ils ne sont pas utilisés à bon escient. Faites défiler notre diaporama et découvrez 5 informations essentielles à connaître avant d'utiliser les antihistaminiques.

"Cette publication arrive à temps pour la saison des allergies printanières et pour le lancement des vaccins COVID, pour lesquels les éruptions cutanées sont courantes et les antihistaminiques peuvent être utiles", soulève Derek Chu, expert en allergologie et chercheur clinique, Université McMaster.

Antihistaminiques : y a-t-il des alternatives ?

Il est conseillé de débuter les antihistaminiques dès le début de la saison de pollinisation et d’en prendre quotidiennement jusqu’à la fin de la saison, nous explique le Dr Anne-Christine Della Valle, médecin généraliste.

D'autres personnes optent pour la désensibilisation en cas d'allergie. Elle consiste à mettre l'organisme en contact avec de faibles doses d'allergène, de manière régulière dans le but que l’organisme ne reconnaisse plus les pollens comme un agresseur. Le principe ? Soigner le mal par le mal. La désensibilisation est effectuée par un l’allergologue et peut durer plusieurs années. De leur côté, les médecins homéopathes recommandent deux substances pour lutter contre l’allergie au pollen : pollens 30 CH ; poumon histamine 7 CH. 

Les antihistaminiques, contre-indiqués pour l'asthme

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Les antihistaminiques peuvent être utilisés pour soulager les symptômes du rhume des foins et les poussées d'urticaire. Or, ils ne sont pas indiqués pour l'asthme, l'eczéma, la toux ou l'insomnie.

Les antihistaminiques peuvent être mortels

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Les antihistaminiques dits de première génération sont associés à des effets secondaires importants et parfois mortels. Les scientifiques citent ceux qui contiennent de la diphenhydramine, de la chlorphéniramine ou de l'hydroxyzine. Ils peuvent provoquer des somnolences et affecter les fonctions cognitives telles que les performances scolaires. Un surdosage peut entraîner la mort et sera particulièrement dangereux pour les jeunes et les personnes âgées.

Les nouveaux antihistaminiques seraient plus sûrs

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Il a été démontré que les antihistaminiques de dernière génération seraient plus efficaces et génèreraient moins d'effets secondaires. Les derniers antihistaminiques mis sur le marché (Bilaska®, Inorial®) et délivrés sur ordonnance provoqueraient à priori moins de somnolence que les autres.

Ils ne doivent pas être utilisés contre l'anaphylaxie

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Les antihistaminiques ne doivent pas être utilisés pour traiter l'anaphylaxie.

L'anaphylaxie est une urgence vitale qui exige un diagnostic rapide et un traitement immédiat d'adrénaline afin d'assurer une issue optimale. Les antihistaminiques peuvent être utilisés en complément des injections d'épinéphrine pour traiter les réactions anaphylactiques, mais ils ne sont pas un substitut.

Ils peuvent être utilisés pendant une grossesse

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Les chercheurs canadiens ont montré que les antihistaminiques à doses standards ne nuisent pas aux fœtus pendant la grossesse et peuvent être utilisés pendant l'allaitement. Ils seraient également sans danger pour les enfants. Demandez conseil à votre médecin pour éviter de prendre le moindre risque.

5 plantes pour combattre l'allergie au pollen

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> Un expert santé à votre écoute !

Sources

Journal de l'Association médicale canadienne (JAMC), Université McMaster, 2021

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