Menopause, irregularites du cycle... Les 5 cas dans lesquels le Luteran et le Lutenyl sont a bannir

Face au risque accru de méningiome, une tumeur cérébrale le plus souvent bénigne, lié à l’utilisation de certains progestatifs, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a émis de nouvelles recommandations ce mardi 12 janvier. Après avoir alerté dès juin 2020 sur le risque de méningiome pour les femmes qui prennent du Lutéran et du Lutényl, deux médicaments progestifs très courants, l'ANSM a enquêté auprès des soignants, des associations de patientes, des chercheurs et des femmes concernées. Résultat, l'Agence du médicament a décidé de limiter leur utilisation.

Comme le précise l'ANSM, ces pilules progestatives ne doivent plus être prescrites en cas de ménopause, d’irrégularités du cycle menstruel, de syndrome prémenstruel, de mastodynies légères (douleurs aux seins) et de contraception, "beaucoup de femmes les prenant comme une pilule classique", selon la Dr Isabelle Yoldjian, cheffe du pôle gynécologique l'ANSM. De même, "les irrégularités du cycle, c’est-à-dire quand une femme qui a des cycles pas tout à fait réguliers, ou quand elle a mal au ventre pendant ses règles, sont des indications qu’il ne faut plus légitimer", ajoute-t-elle dans La Charente-Libre.

Le traitement doit être le plus court possible

En revanche, la balance bénéfice/risque des médicaments a été jugée favorable en cas d’endométriose, d’hémorragies fonctionnelles, de ménorragies (règles très abondantes) liées aux fibromes et de mastopathie sévère (maladie du sein non cancéreuse). L’utilisation de ces médicaments progestatifs doit désormais être restreinte à ces cas, être la plus courte possible et son bien-fondé doit être réévalué "au minimum tous les ans", selon l’Agence du médicament. Une annonce extrêment important quand on sait que plus de 400 000 femmes ont pris ces médicaments pour des troubles menstruels, de la ménopause ou de l'endométriose en 2019.

L'ANSM ajoute également dans ses recommandations qu'un examen par imagerie cérébrale (IRM) doit être réalisé quel que soit l'âge de la patiente, et plus seulement à partir de 35 ans, si elle a des signes évocateurs de méningiomes (maux de tête fréquents, troubles de vision, du langage, vertiges…). L'IRM est également obligatoire au bout d’un an de traitement lorsque le traitement nécessite d’être poursuivi, au bout de cinq ans après la première IRM, puis tous les deux ans tant que le traitement continue. L'examen est également nécessaire à l'initiation du traitement en cas de facteurs de risque identifiés de méningiome (antécédent de radiothérapie encéphalique dans l’enfance ou neurofibromatose de type 2).

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