La liste noire des 93 medicaments a eviter en 2021 selon la revue Prescrire

La revue Prescrire a publié ce jeudi 26 novembre sa nouvelle liste noire des médicaments à écarter pour mieux soigner en 2021. Fin 2020, sur la base des médicaments analysés par la revue médicale entre 2010 et 2020 et autorisés en France ou dans l'Union européenne, 112 médicaments plus dangereux qu'utiles ont été recensés, dont 93 sont commercialisés en France.

Comme le rapporte Santé Magazine, parmi les nouveaux ajoutés cette année à cette liste noire, on trouve deux médicaments qui exposent à des effets indésirables "disproportionnés"  par rapport à leur faible efficacité ou à la bénignité des troubles traités. C’est le cas du fameux médicament contre la chute modérée de cheveux chez les hommes, le "finastéride 1 mg" (Propecia et génériques). L’Agence du médicament ANSM a déjà averti des risques de troubles psychiatriques (anxiété, dépression) et sexuels (dont des troubles de l’éjaculation et une diminution de la libido) devant conduire à l’arrêt de ce traitement anti-calvitie.

Des effets indésirables disproportionnés 

Également épinglé par la revue Prescrire : le piracétam (Nootropyl et génériques), un "vasodilatateur" autorisé dans diverses indications dont les vertiges, et comme traitement d’appoint pour de troubles mineurs chroniques (cognitifs ou neurosensoriels) liés au vieillissement. Trois autres médicaments sont pointés, qui ont une certaine efficacité, mais avec des effets indésirables disproportionnés ou pour lesquels existent d’autres options moins dangereuses.

Il s’agit de l’eskétamine (Spravato) en pulvérisation nasale "à l’efficacité très incertaine" contre des dépressions résistantes aux antidépresseurs; du pimécrolimus (Elidel non commercialisé en France) contre l’eczéma atopique, mais avec un risque accru de cancers cutanés et de lymphome. Le troisième est le romosozumab (Evenity, non commercialisé en France) pour l’ostéoporose sévère chez les femmes ménopausées.

"Pas forcément de futurs 'Mediator', au centre de scandales"

Les médicaments visés dans cette liste sont des "causes de mortalité, d'hospitalisations ou d'effets nocifs graves ou très gênants, largement évitables", assure la revue. Ce ne sont toutefois "pas forcément de futurs 'Mediator', au centre de scandales et de procès (...). Surtout si tous les acteurs de santé réagissent à temps", souligne-t-elle.

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