Il est tout à fait recommandé de faire une activité sportive en cas de maladie de Crohn, si l’on se réfère aux conseils de Marine Le Bras, coach sportive diplômée d’État BPJEPS AF (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et des Sports), qui exerce sa profession au Canada. Elle est fondatrice de M.A. Performance et explique d’emblée que "le fait de pratiquer une activité sportive adaptée va permettre d’améliorer son hygiène de vie générale, sa santé physique comme mentale et améliorer ainsi sa résilience face aux symptômes de la maladie".

Attention cependant à ne pas abuser de sport à haute intensité. Dans cette catégorie d’activité, on inclut tout ce qui est du domaine de la force, de l’endurance et de la cardio qu’il ne faut pas pousser trop haut. "Il faut à la fois faire attention au niveau d’intensité de la pratique sportive et également au volume d’entraînement choisi", souligne Marine Le Bras.

"On oublie les diètes restrictives"

Parmi les activités physiques que l’on peut pratiquer pour faire face à la maladie de Crohn, il y a le pilates, yoga, tennis, les arts martiaux ou la musculation. Cette dernière pratique étant particulièrement recommandée si on ne la pousse pas sur de la haute intensité ou du gros volume. D’autres sports comme le cross fit, le power lifting, le sprint, les entraînements type HIIT peuvent être pratiqués si la personne est capable de ménager son effort et ne cherche pas à pousser sa pratique à une forte intensité (Entraînement fractionné de haute intensité). Si ce n'est pas le cas, il n'est pas recommandé de réaliser ces sports.

A contrario, les activités de type triathlon, trail, marathon, sont des parfaits exemples d’activités physiques contre indiquées pour un individu atteint de la maladie de Crohn. Dans tous les cas l’activité physique ne devra pas dépasser 45 min à 1 h15 d’entraînement selon le sport choisi. On recommande aussi 2 à 4 jours de repos par semaine.

Quelle alimentation lorsque l’on choisit le sport ? Marine Le Bras est très claire : "On oublie les diètes restrictives type cétogène (keto), jeune intermittent, low carbs diet (sans glucides), régime Dukan, etc… il est important de manger varié car chaque macro et micro nutriment apporteront des bénéfices sur la résilience face à la maladie". Enfin, on recommande 2 à 3 litres d’eau par jour pour une personne qui pratique une activité physique régulière.

Sources

Marine Le Bras, coach sportive diplômée d’État BPJEPS AF (Brevet Professionnel de la Jeunesse, de l’Éducation Populaire et des Sports)

Notre Newsletter

Recevez encore plus d'infos santé en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.