Lumbago (lombalgie aiguë) : symptômes, durée, traitement

Certifié par nos experts médicaux MedisiteLe lumbago (ou lombalgie aiguë) est le mal de dos le plus répandu. La lombalgie touche en effet selon les différentes études 75 à 85% des personnes au cours de leur vie, tous âges et tous sexes confondus et impacte considérablement le quotidien. Symptômes, durée, traitement, voici tout ce qu’il faut savoir sur le mal du siècle.

Coronavirus : le confinement augmente-t-il le risque de développer une lombalgie ?

Le confinement instauré en France le 17 mars 2020 face à l'épidémie de coronavirus est prolongé jusqu'au 11 mai 2020. Être confiné, peut devenir de plus en plus pesant aussi bien pour votre moral que pour votre dos.

Manque d’activité physique, stress, mauvaises postures liées au télétravail ou au temps passé sur les écrans sont propices à l’apparition et à l’aggravation de douleurs dorsales. Raideurs articulaires et fonte musculaire peuvent engendrer des douleurs dans le bas du dos, signe qu’une lombalgie vient de s’installer. Alors, en cette période de confinement, quelles solutions peut-on adopter contre le mal de dos ?

Medisite vous propose de réaliser quotidiennement 6 exercices pour étirer et renforcer votre dos permettrait de limiter le risque de lombalgie :

  • La posture du chat : placez-vous à quatre pattes, dos plat, jambes parallèles et dans le même alignement que les mains et les épaules. "Rentrez les fessiers, contractez le ventre et éloignez les omoplates l'une de l'autre", précise Camille Oriot, professeur de yoga. Les bras sont tendus, et les mains positionnées sous les épaules.
  • L’inclinaison latérale : placez-vous debout, jambes écartées d'un peu plus que la largeur des épaules, bras le long du corps. Inspirez en levant le bras droit au-dessus de la tête.
  • La posture de l’enfant : placez-vous à genoux, fesses sur les talons, genoux légèrement écartés. Penchez doucement le corps vers l’avant, jusqu’à ce que votre front touche le sol
  • Le gainage “chien-oiseau” : placez-vous à quatre pattes, dos bien plat, jambes parallèles et dans le même alignement que les mains et les épaules. Les bras sont tendus, et les mains positionnées sous les épaules.
  • La posture du cobra : allongez-vous sur le ventre, jambes tendues et pieds joints, la plante tournée vers le ciel. Ramenez les mains sous les épaules, les avant-bras posés à plat sur le sol et rapprochés du buste.
  • La torsion du tronc allongée : Allongez-vous sur le dos, bras en croix dans l'axe des épaules, jambes tendues et pieds collés.



Confinement : 6 exercices contre le mal de dos


Confinement : 6 exercices contre le mal de dos
La sédentarité et le télétravail liés au confinement sont propices à l’apparition et à l’aggravation de douleurs dorsales. Réaliser quotidiennement des exercices pour étirer et renforcer votre dos permet de limiter...


Définition du lumbago

Le lumbago, que l’on appelle aussi "tour de rein" ou simplement mal de dos est une lombalgie aiguë qui se caractérise par une douleur intense au niveau du bas du dos (au niveau des vertèbres lombaires) due à une contracture musculaire et à un dérangement vertébral.

La lombalgie survient généralement après un mouvement trop brusque ou un effort inadapté. Elle entraîne des douleurs intenses pouvant être ressenties jusqu’à la nuque ou pouvant irradier dans les membres inférieurs jusqu’aux pieds. Cette douleur vive s’accompagne souvent d’une sensation de blocage au niveau de la zone lombaire qui peut empêcher certains mouvements.

Si elle est douloureuse voire handicapante, la lombalgie aiguë reste néanmoins bénigne. Pourtant, à cause de l’intensité de la douleur, la majorité des Français surestiment la gravité de la lombalgie. On distingue trois types de lumbagos :

  • La lombalgie aiguë 
  • La lombalgie subaiguë 
  • La lombalgie chronique 

La lombalgie aiguë 

C’est le lumbago isolé qui survient à la suite d’un faux mouvement (ou d’un mouvement répété), une torsion trop importante, la charge d’un poids (le dos courbé notamment), etc. La douleur cesse en quelques jours, voire quelques semaines dans de plus rares cas. 

Les lombalgies chroniques et subaiguës 

Contrairement à la lombalgie aiguë qui est un épisode isolé qui ne dure pas plus d’une semaine ou deux, la lombalgie est dite subaiguë lorsqu’elle dure plus de 4 semaine et chronique quand les lumbagos se répètent régulièrement, au-delà de 3 mois. On estime que 5 à 10% des lombalgies aiguës deviennent chroniques.

La lombalgie spécifique

A côté de ces deux types de lombalgies dites « communes » dont l’origine est purement mécanique, on peut rencontrer moins couramment la lombalgie "spécifique" qui est une lombalgie consécutive à une pathologie diagnostiquée comme une scoliose, une fracture, une infection… 

Chiffres

Le lumbago est une affection particulièrement courante. 8 Français sur 10 ont souffert, souffrent ou souffriront du dos au moins une fois dans leur vie. Le mal de dos, et notamment la lombalgie aiguë, est le deuxième motif de consultation chez le médecin d’après les chiffres de l’Assurance maladies. C’est aussi un problème de santé qui impacte particulièrement le monde du travail. Les lombalgies représentent 20 % des accidents du travail (AT) et 7 % des maladies professionnelles (MP) selon l’INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité) alors qu’une lombalgie sur 5 entraîne un arrêt de travail.

Les symptômes du lumbago

  • Un lumbago se manifeste par des douleurs lombaires plus ou moins intense survenant de manière brutale : cela va de la simple gêne à la douleur forte qui empêche tout mouvement.  Située précisément en bas du dos, au niveau des lombaires, la douleur peut parfois irradier jusque dans le fessier, dans la partie arrière de la cuisse jusqu’au mollet et/ou la région de l’aine. Les muscles sont tendus et le dos raide. En cas de douleurs aigües, le dos s’incline souvent vers l’avant ou vers le côté. Cette douleur en bas du dos survient en principe assez brutalement suite à ce que l’on appelle souvent "un faux mouvement"
  • Les douleurs lombaires sont parfois aussi accompagnées d’une sensation de pincement vif, de pointe enfoncée ou de picotements dans le dos ou le fessier. Si les douleurs apparaissent soudainement et sans cause apparente, il s’agit d’un lumbago. Si les douleurs persistent pour plus de trois mois, il s’agit d’une lombalgie chronique. 

Il faut savoir toutefois qu’il n’y a pas de lien entre l’intensité de la douleur et la gravité de la lombalgie aiguë. Parfois la douleur s’accompagne d’une sensation de blocage ou d’un véritable blocage. 

Lumbalgie et sciatique : quelles différences ?

La douleur du lumbago peut s’apparenter à celle ressentie en cas de sciatique. Le lumbago peut apparaître après une crise de toux ou un effort de relèvement. La sciatique, moins fréquente que le lumbago, se caractérise par une décharge électrique qui part du bas du dos et peut descendre jusqu’au pied. Cette douleur intense est provoquée par la compression du nerf sciatique, elle-même causée généralement par une hernie discale ou une arthrose. La sciatique est plus longue et plus difficile à traiter que le lumbago. Aucune manipulation à chaud ne doit être réalisée si le nerf sciatique est touché.



Lumbago et sciatique : la différence


Lumbago et sciatique : la différence
Tout le monde a déjà entendu parler de lumbago, cette douleur qui bloque le bas du dos, au niveau des vertèbres lombaires. De même, on entend souvent le terme de sciatique sans bien savoir ce qui la distingue du lumbago. Alors entre...


A noter : L'Assurance Maladie et son programme de "sensibilisation aux risque lombalgiques"

Si les symptômes suivants – listés par l’Assurance maladie dans le cadre de son grand programme de "sensibilisation aux risque lombalgiques"- accompagnent le lumbago, il convient de consulter rapidement car ces symptômes peuvent amener à suspecter une pathologie plus grave.

  • Âge d’apparition inférieur à 20 ans ou supérieur à 55 ans
  • Traumatisme important récent (une chute par exemple)
  • Douleur de type non mécanique : douleur d’aggravation progressive, présente au repos et en particulier durant la nuit
  • Douleur thoracique
  • Antécédent de cancer
  • Usage prolongé de corticoïdes
  • Usage de drogue intraveineuse, immunodépression
  • Altération de l’état général
  • Perte de poids inexpliquée
  • Troubles neurologiques (déficit du contrôle des sphincters vésicaux ou anaux, atteinte motrice des membres inférieurs, troubles sensitifs du périnée)
  • Déformation structurale importante de la colonne vertébrale
  • Fièvre

Schéma : localisation des douleurs aux lombaires

Schéma : localisation des douleurs aux lombaires

Crédit : LadyofHats Mariana Ruiz Villarreal — i did it myself © CC - Licence : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Lumbar_region_in_human_skeleton.svg

Les causes du lumbago

Le lumbago survient d’un seul coup et généralement après un effort violent et inhabituel, mais ses causes peuvent être diverses.

La douleur dans le dos : l’origine du lumbago

Le lumbago survient généralement à la suite d’un mouvement brusque, d’un faux mouvement ou du port de charges. Il se manifeste par une sensation de douleur vive en bas du dos, au niveau des lombaires. La douleur s’avère souvent bloquante. La cause ? Un muscle froissé ou un disque abîmé.

Un déficit musculaire

Dans la plupart des cas, la lombalgie aiguë – ou lumbago – est due à un déficit musculaire et ligamentaire de la sangle abdominale, ce qui entraîne un déséquilibre de la colonne. 

Un déficit articulaire

De microtraumatismes ou de l’arthrose peuvent créer un déficit articulaire qui provoque un lumbago. Le blocage des vertèbres lombaires est dû à un faux mouvement des vertèbres (entorse) qui entraîne une contracture musculaire durant quelques jours. Le lumbago commun est favorisé par l’absence de gymnastique adaptée, les mouvements risqués et/ou en force (bricolage, manutention) et le surpoids. L’anxiété, la fatigue et le stress entraînent aussi des faux mouvements. 

Les causes physiques

Dans la majorité des cas, le lumbago survient lors d’un effort physique important, comme lors d’un déménagement par exemple pendant lequel on est amené à porter des charges très lourdes. Le lumbago peut également être dû à la pratique d’un sport sans échauffement ou à un faux mouvement en se penchant. Les personnes ayant des métiers physiques avec des mouvements répétés sont particulièrement touchées car, à terme, des fissures se forment au niveau des disques et finissent par provoquer une lombalgie. Un autre facteur explicatif est la surcharge pondérale qui impose à la colonne un poids trop important en permanence, la rendant ainsi plus fragile et plus sujette au lumbago.

Les causes psychologiques 

On le sait moins, mais le lumbago peut aussi être causé par le stress et l’angoisse qui créent des contractures pouvant mener au blocage du dos. Dans ces cas-là, les douleurs peuvent revenir de manière chronique et il est très important de traiter les causes du mal pour pouvoir correctement soigner le lumbago. La pratique régulière d’un sport, les massages ou encore la relaxation peuvent aider à évacuer une partie du stress et à limiter les tensions accumulées au niveau du dos.

Les facteurs favorisant la lombalgie aiguë

L’âge

Même si la lombalgie aiguë touche tous les âges, on note une prévalence chez les personnes de 40 à 60 ans

Le manque d'activité et la sédentarité

Très souvent, la cause du mal de dos est la sédentarité ou l’absence d’activité. Elle est principalement responsable d’une faiblesse musculaire et de raideurs qui font le lit de lombalgies récidivantes. 

Une mauvaise posture

Elle entraîne des phénomènes de compensation musculaire qui créent des déséquilibres et favorisent la lombalgie aiguë. 

Le surpoids

Les personnes en surpoids ou de grande taille sont plus à risque de souffrir de lumbago.

Les facteurs psychologiques : stress, dépression, anxiété

Des facteurs psychologiques (dépression, anxiété, stress, …) sont susceptibles de favoriser les lumbagos et notamment les lumbagos chroniques : monotonie des tâches, insatisfaction professionnelle, peu de reconnaissance reçue en échange des efforts fournis... Par ailleurs, le stress crée des tensions musculaires, notamment au niveau lombaire. La douleur est aussi une source de stress, ce qui fait que le stress peut être une source mais aussi une conséquence d’une lombalgie aiguë, notamment quand elle est chronique. 

Consultez votre médecin du travail et/ou votre médecin traitant pour vous aider dans ces situations. 

La grossesse

La modification de l’axe de la colonne pendant la grossesse à quoi s’ajoute la prise de poids sont des facteurs de risques. 

Autres facteurs de risque

  • Une insuffisance musculaire au niveau de la ceinture abdominale ou des lombaires 
  • Des activités sportives, professionnelles ou domestique, qui sollicitent fortement la région lombaire et augmentent le risque de "faux mouvements"
  • Des antécédents de traumatisme du dos, de scoliose, de déformations de la colonne vertébrale

Les personnes à risque

  • Personnes qui portent des charges lourdes régulièrement
  • Personnes qui effectuent des gestes répétitifs
  • Personnes qui doivent garder pendant de longue heures la même position (assise ou debout)
  • Personne qui souffrent d’arthrose ou d’ostéoporose

Quelle est la durée d'un lumbago ?

La douleur qui accompagne un lumbago ne dure que quelques jours voire quelques semaines tout au plus. La durée de la douleur lombaire dépend du type de lombalgies.

  • La lombalgie aiguë : le patient souffre d’un mal de dos depuis moins d’un mois
  • La lombalgie subaiguë : la douleur est présente depuis plus d’un mois, mais moins de trois mois 
  • La lombalgie chronique : la douleur est installée depuis au moins trois mois 

Qui, quand consulter ?

  • Il faut agir le plus vite possible pour diminuer, soulager ou faire cesser la douleur en bas du dos, car toute lombalgie qui s’installe est une lombalgie qui risque de devenir chronique, notamment parce que la douleur va freiner les mouvements (ce qui entretient le problème). On peut donc simplement gérer la douleur en automédication, sachant que dans 90% des cas la lombalgie aiguë guérit spontanément en moins d’un mois
  • Toutefois, une consultation chez son médecin traitant, même en cas de simple lumbago, peut être intéressante car le médecin déterminera, grâce à la palpation et à un interrogatoire sur les activités récentes du patient, si la lombalgie aiguë est commune.
  • En cas de lombalgies chroniques ou subaiguë, la consultation devient indispensable car il faut envisager une prise en charge plurielle (kinésithérapie, médecin-ostéopathe) et vérifier qu’il n’y a pas de pathologie sous-jacente. 

Complications et évolution du lumbago

La principale complication d’un lumbago est la chronicité. Outre l’impact évident sur le quotidien (une lombalgie chronique ou subaiguë peut empêcher de travailler, de mener une vie sociale, d’avoir des loisirs… voire même entraîner une dépression), une lombalgie chronique ou subaiguë demande une prise en charge globale et se traite moins bien qu’une lombalgie aiguë. De plus, la peur d’avoir mal est, chez beaucoup de patient, un frein au mouvement. 

L'évolution des lombalgies chroniques est variable, elles peuvent s'atténuer ou même disparaître pendant des périodes ou récidiver. Parfois, elles augmentent progressivement jusqu’à l’infirmité. Les lombalgies sont des pathologies bénignes mais parfois elles peuvent conduire à de véritables problèmes sociaux surtout chez le travailleur manuel. L'évolution d'une sciatique commune est variable elle aussi. Elle dépend de l'évolution des 2 éléments distincts déterminant la pathogénie de la sciatique, la hernie ou la protrusion discale et l'inflammation de la racine nerveuse.

Le cercle vicieux de la lombalgie

A partir d’une douleur lombaire brutale, responsable d’un blocage, un cercle vicieux peut se mettre en place et peut amener le lombalgique à un état de souffrance chronique et de handicap. Cette évolution n’est pas une fatalité, elle doit être interrompue le plus tôt possible car plus on avance dans le cercle plus la prise en charge est difficile.

Examens et diagnostic du lumbago

Un examen clinique permet de confirmer le diagnostic d'un lumbago. Le médecin fait un interrogatoire  en vous demandant les circonstances de survenue de la douleur lombaire et en vous examinant pour constater le niveau de gêne, le trajet de la douleur et la contraction musculaire.  

Pour un lumbago, qui est d’origine mécanique, les examens complémentaires, radiographies et IRM notamment, ne sont pas recommandés, notamment car ils pourraient induire un mauvais diagnostic. La colonne présente en effet des particularités (normales et/ou liées à l’âge) qui détourneraient le diagnostic d’une simple faiblesse musculaire par exemple. 

Traitements rapides : comment soigner un lumbago ?

Dans l’urgence, le but est de diminuer rapidement la douleur située au niveau des vertèbres lombaires pour pouvoir bouger à nouveau rapidement. Le mouvement étant le traitement le plus efficace. La durée du traitement dépend du type de lombalgie dont souffre le patient et de l’intensité du mal de dos. La lombalgie aiguë nécessite le port d’une ceinture lombaire, ainsi qu’un traitement à base d'un relaxant musculaire et d’anti-inflammatoires. 



13 trucs anti lumbago !


13 trucs anti lumbago !
Jardinage, bricolage, ménage, déménagement... Le lumbago, appelé aussi "tour de reins", peut survenir à tout moment ! Caractérisé par une douleur violente et invalidante, il peut évoluer en sciatique. Comment l'éviter ? Que faire pour le...


Les antalgiques

Ce sont les antidouleurs à prendre en première intention, en respectant la posologie et en espaçant les prises toutes les 4 heures. 

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)

Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS), comme l’ibuprofène, peuvent être une alternative aux antalgiques en cas d’inflammation mais génèrent plus d’effets secondaires pour un résultat similaire en cas de cause mécanique. 

Les décontractants musculaires : myorelaxants

Le médecin pourra dans certains cas prescrire un décontractant musculaire, un myorelaxant.

L'ostéopathie efficace pour réduire les douleurs lombaires

Une consultation d'ostéopathie peut aider à se rétablir plus vite. Les manipulations vertébrales par un ostéopathe médecin chevronné sont souhaitables chez les personnes ayant des positions vicieuses du dos et des dérangements vertébraux permanents. Les résultats peuvent être spectaculaires en une ou deux séances. Les manipulations vertébrales ont démontré leur efficacité à condition de respecter les contre-indications. 

Traiter un lumbago : chaud ou froid ?

Il existe des patchs décontractants ou des ceintures que l’on réchauffe au four micro-ondes à appliquer sur les lombaires. L’application de chaleur a montré une diminution de la douleur, contrairement au froid, qui semble moins efficace.

Le repos

On préconise le repos pendant 24 à 48 heures. Attention, repos ne veut dire rester en position allongée (même si la douleur est généralement soulagée quand on est allongé), il s’agit de ne plus porter de charge, d’éviter de se baisser, de ne plus pratiquer de sport, et éventuellement de ne plus travailler. 

Exercices de kinésithérapie pour soulager un lumbago

Des séances de kinésithérapie sont préconisées en cas de lombalgies subaiguës ou chroniques.  

Les exercices de kinésithérapie ont pour objectifs de :

  • améliorer les positions pratiquées lors de d’efforts ou au repos
  • muscler votre dos et votre ceinture abdominale
  • assouplir vos membres inférieurs, voire les muscler si nécessaire

La kinésithérapie n'est pas la seule solution pour soulager les tensions au niveau du dos. Consultez votre médecin traitant.

La chirurgie en cas de lombalgie chronique

Le traitement chirurgical des lombalgies n’est envisagé qu’en cas de lombalgie chronique dégénérative et après échec des traitements conventionnels. 

A noter : dans le cas d’une lombalgie dite "spécifique", il convient avant tout de traiter la maladie responsable de la lombalgie aiguë. 

Comment prévenir un lumbago ?

La prévention de la lombalgie passe avant tout par une modification de l’hygiène de vie (perte de poids en cas de surpoids notamment), un abandon des mauvais gestes, la pratique d’exercices ciblés et le maintien d’une activité physique.

Port de charges

On limite le port de charges trop lourdes et on soulève les objets en pliant les genoux et en gardant le dos droit. Cette position genoux pliés vaut pour tous les mouvements, le mieux étant d’éviter au maximum de se pencher en avant en courbant le dos. Si on est amené à porter des charges régulièrement, une ceinture lombaire peut soulager. 

Ergonomie du plan de travail

En cas de travail de bureau, il convient d’adapter la hauteur du plan de travail (on ne doit pas être penché sur son bureau) et de soigner le choix de l’assise (confort, hauteur de dossier suffisante). 

Lombalgie et arrêt de travail 

Selon l'Assurance Maladie :

  • "une lombalgie sur cinq entraîne un arrêt de travail
  • La lombalgie représente 30% des arrêts de travail de plus de six mois et constitue la troisième cause d’invalidité pour le régime général
  • C’est aussi un motif fréquent d’accident du travail : 167 000 accidents du travail en 2015, soit 20% du nombre total. Les secteurs les plus concernés sont avant tout : le transport et la logistique, le BTP, les soins à la personne et les services de l’eau.
  • La lombalgie constitue enfin près de 15% des accidents de trajet et 7% du total des maladies professionnelles reconnues".

Mouvement

Tout au long de la journée, on veille à changer régulièrement de position. On se lève si on travaille assis, on marche, on s’étire. 

Exercices pour entretenir son dos

Pratiquer progressivement et régulièrement des exercices dans la durée favorisera la récupération et préviendra les douleurs lombaires ou les rechutes. Il y a 4 types d'exercices qui permettent de mobiliser le dos :

  • Exercice de relaxation
  • Exercice d’assouplissement
  • Exercice d’étirement
  • Exercice d’étirement et de renforcement musculaire

A noter : L'application Activ'Dos par l'Assurance Maladie : la santé de votre dos

A noter : L'application Activ'Dos par l'Assurance Maladie : la santé de votre dos

L’Assurance maladie a mis en place une application (disponible sous iOS ou Android) : Activ'Dos spécialement dédiée à la prévention du mal de dos. Cette application propose un quiz pour tester ses connaissances sur les lombalgies, des exercices, un coach intégré pour motiver à faire les exercices ou rappeler les gestes à adopter et un suivi d’évaluation de sa douleur. 

Activités physiques pour lutter contre le mal de dos

Pratiquer une activité physique contribue à une diminution du risque de douleurs lombaires et à prévenir le vieillissement du dos. La plupart des sports sont compatibles avec le mal de dos :

  • La marche
  • Le running
  • La natation 
  • Le shopping
  • Le jardinage
  • Le vélo...

Les conseils du Dr Ivan Raduszynski : quel sport choisir en cas de lombalgie aiguë ?

"Pendant la crise, on respecte une période de repos d’une semaine. Ensuite il faut reprendre le sport rapidement, car pratiquer une activité sportive prévient les récidives de lombalgie aiguë. Je conseille de se tourner en priorité vers les sports d’eau : la natation (le dos crawlé est excellent) ou la gymnastique aquatique. On travaille en apesanteur et on renforce efficacement tous les muscles du dos mais aussi les abdominaux et les muscles des cuisses. Pour prévenir le lumbago, il faut de la force dans les jambes car des cuisses faibles engendrent des gestes inadaptés quand on soulève une charge. 

Si on n’aime pas les sports d’eau, on peut se tourner vers de la gymnastique douce, comme le Pilates. Les exercices de renforcement (musculation) et d’étirement (yoga ou stretching) permettent de palier le manque de musculature et de souplesse. Bien souvent, en cas de lombalgie chronique on rencontre des patients qui manquent de musculature mais aussi de souplesse, notamment au niveau des cuisses"

Lumbago et mal de dos : ce qu'il faut retenir

  • 87 % des personnes interrogées par BVA reconnaissent qu’il est conseillé de réaliser une activité physique adaptée en cas de lombalgie
  • 84 % qu’il est possible de maintenir une activité professionnelle adaptée en cas de lombalgie.
  • Pour 68 % de la population générale, le repos serait le meilleur remède contre la lombalgie. 
  • Seul 30% des médecins déclarent connaître les signes évocateurs de risque de passage à la chronicité. Ceux qui les connaissent citent notamment la situation professionnelle (profession, conditions de travail…) et l’état psychologique des patients (contexte psychologique, dépression, stress…).

Sites d’informations et associations

Sites d’information sur la lombalgie 

Associations 

  • Association Française de Lutte Anti-Rhumastismale (AFLAR)

http://www.aflar.org/le-mal-de-dos

  • Association Francophone pour Vaincre les Douleurs (AFVD)

https://www.association-afvd.com/

Source(s):

Assurance Maladie, Lombalgie aiguë [Consulté le 18/10/2019]

Assurance Maladie, programme de sensibilisation sur la lombalgie, dossier de presse, 16/11/2017 [Consulté le 18/10/2019]

Assurance Maladie, campagne de sensibilisation sur la lombalgie : "Mal de dos ? Le bon traitement, c’est le mouvement", 13/08/2019 [Consulté le 18/10/2019]

Haute Autorité de Santé (HAS), Prise en charge du patient présentant une lombalgie commune, 04/04/2019 [Consulté le 18/10/2019]

Vidal, Mal de dos (lombalgie), 12/07/2019 [Consulté le 18/10/2019]

Cherin P. et de Jaeger C., "La lombalgie chronique : actualités, prise en charge", Chroniclow back pain: News and treatment, septembre 2011 [Consulté le 18/10/2019]

Cet article vous a intéressé ?

Recevez encore plus d'infos santé, en vous abonnant à la quotidienne de Medisite.

Votre adresse mail est collectée par Medisite.fr pour vous permettre de recevoir nos actualités. En savoir plus.