En janvier 2020, Sabrina fait une première crise de vertige : “je tanguais, je vomissais et je tremblais” nous explique la quarantenaire. Depuis, elle vit avec des symptômes très invalidants : des vertiges de position, des migraines, de la fatigue importante, des acouphènes, une perte auditive, une hypersensibilité aux bruits et à la lumière et de l’instabilité.

Sabrina a enchaîné les rendez-vous chez le médecin et les ORL sans qu’ils sachent vraiment mettre le doigt sur ce qu’elle avait. Elle trouve enfin un médecin spécialiste des acouphènes, le Docteur Bouccara à Paris qui lui diagnostique la maladie de Ménière.

"Acupuncture, ostéopathie, magnétisme… J’ai tout essayé"

Dès le début de ses symptômes, Sabrina met tout en œuvre pour se soigner et aller mieux. “Huit mois après ma première crise, je voyais bien que ça n’allait pas”, nous confie-t-elle. Après de nombreux examens, tous revenus négatifs, elle regarde sur les forums pour trouver des solutions alternatives : “j’ai tout essayé, la rééducation vestibulaire, les rendez-vous chez l'acupuncture, l’ostéopathie, le magnétiseur et j’en passe !” se désole Sabrina.

C’est seulement après avoir trouvé le Docteur Bouccara que le diagnostic de la maladie de Ménière est enfin posé et qu’on lui propose des traitements adaptés. Malheureusement, à ce jour, ces derniers n’ont pas fonctionné : “a priori, la prochaine étape, c’est une opération chirurgicale qui consiste à injecter de la cortisone directement dans le tympan” explique Sabrina.

Maladie de Ménière : “on m’a dit que j’avais un problème avec l’alcool”

L’un des symptômes de la maladie de Ménière est le fait de tanguer et d’avoir de nombreux vertiges. “Une fois, une dame m’a dit que j’avais trop bu… Je lui ai dit que j’avais une maladie, mais elle n’a rien voulu entendre et m’a soutenu que j’avais un problème avec l’alcool. C’est le problème des maladies invisibles, il faut toujours se justifier auprès des gens, mais aussi auprès des médecins, de la famille, des amis et des collègues” ajoute Sabrina.

Heureusement, l’heureuse maman peut compter sur le soutien de son fils de 20 ans qui reste à ses côtés avec bienveillance.

Je médite tous les jours pour me détendre

“Je méditais un petit peu avant que la maladie ne se déclare. Depuis que les symptômes sont apparus, je médite tous les jours. J’ai même créé un coin pour moi dans la maison. C’est ma chambre zen. Je fais aussi du zagdrum, un instrument utilisé en méditation. Je me suis rendue compte qu’avant la maladie, j’étais tout le temps à 100 à l’heure et que je gérais beaucoup de choses. On ne veut pas décevoir et on essaie de tout faire sans s’écouter. Aujourd’hui, je pense beaucoup plus à moi et je prends le temps de vivre avec plus de sérénité.”

C’est grâce à cette prise de conscience que Sabrina a décidé de changer de vie. Elle commence une formation pour devenir sophrologue. Un rêve pour elle qui va devenir réalité.

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