“Nous sommes six dont quatre enfants et nous avons tous été touchés par la maladie de Lyme. Malheureusement ma fille Nour a été lourdement handicapée pendant plusieurs mois” témoigne Zohra. Si aujourd’hui, Nour a pu reprendre le chemin de l’école et poursuivre sa passion pour le sport, elle a vécu un déni émanant du corps médical insupportable pour sa maman.

Maladie de Lyme : “les malades sont abandonnés”

“Les premiers symptômes suite à la piqûre de tique ont été des douleurs articulaires par poussées. J’ai d’ailleurs pensé que c’était lié à sa croissance. Puis, elle a eu des montées de fièvre isolées. J’ai remarqué un bouton sur son poignet et un érythème. En décembre 2018, l’un de ses genoux reste complètement bloqué. Une fois que les médecins ont réussi à le rendre de nouveau mobile, elle a eu des douleurs intenses dans tout le corps. Elle hurlait… Les médecins m’ont alors dit de calmer ma fille car elle faisait peur aux autres patients. C’est à ce moment-là que les violences médicales ont commencé" explique Zohra encore émue. “J’ai insisté auprès de l’hôpital pour qu’on trouve ce qu’elle avait car elle ne tenait plus debout. Finalement, après 10 jours d’hospitalisation, on lui a fait faire le test sanguin pour savoir si elle avait la maladie de Lyme et il est revenu négatif !” Dès lors, les médecins pensent à un choc psychologique et interrogent la jeune fille sur sa vie de famille, sur ses frères : “le corps médical me prenait pour une imbécile, il sous-entendait que ma fille avait subi des abus sexuels de la part de ses frères, c’est une honte !”

“Lyme c’est le combat de ma vie”

Zohra fait des recherches et trouve les coordonnées du Professeur Perronne qui la dirige vers un spécialiste de Lyme pour les enfants. “Ma fille a fait le test d’épreuve, puis a suivi le traitement de Lyme qui n’est pas compliqué : antibiotiques, antifongique et antiparasitaire", explique-t-elle. Aujourd’hui, Nour va beaucoup mieux : “elle suit un traitement naturel à base de plantes qui lui permet de ne pas rechuter” précise Zohra. Elle a pu reprendre le chemin du collège et reprendre le sport, elle qui était championne de natation et de judo. Une libération et un soulagement pour sa maman : “Lyme c’est le combat de ma vie. Mon voisin et ami, qui est lui-même touché par cette maladie, a parlé de tous les cas au maire qui a pris conscience du problème”. Elle se réjouit de voir les choses changer de ce côté-là. “J’aimerais surtout qu’on soit soigné, pas maltraité et qu’enfin la maladie soit reconnue comme il faut car tous les traitements sont à notre charge. Honnêtement, je me suis ruinée mais ça valait la peine” conclut Zohra.

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