En 2010, je suis tombée très malade du jour au lendemain. J’étais très fatiguée, j’avais mal partout, des migraines… Comme une grosse grippe qui dure. Au bout de quelques mois, j’ai fini par consulter mon médecin généraliste, mais tous les examens semblaient bons. Le diagnostic de la fibromyalgie a finalement été posé par élimination après une IRM et plusieurs prises de sang.

Je me souviens que mon médecin m’a dit ‘vous serez votre pire ennemie’, même si je ne me reconnaissais plus, je me suis dit qu’il ne fallait pas que je me laisse abattre.”

Fibromyalgie : les antidépresseurs, le seul traitement ?

“Dès l’annonce de la maladie, je me suis renseignée sur la fibromyalgie. Même si l’annonce du diagnostic a été un choc, le médecin avait mis un mot sur ce que j’avais depuis des mois. Quand il m’a annoncé qu’il n’y avait pas vraiment de traitement, j’étais un peu déboussolée. Il m’a prescrit des antidépresseurs, mais c’était pire que tout. Je ne pouvais plus conduire, je vivais comme dans un cocon et j’étais encore plus endormie que d’habitude.

J’ai décidé de tout arrêter et d’essayer de trouver des solutions alternatives, car dès que j’évoquais la fibromyalgie auprès des médecins, on ne m’écoutait plus, comme si je n’étais plus prise au sérieux.”

Fibromyalgique : un rééquilibrage alimentaire salvateur

“J’ai commencé à lire beaucoup d’ouvrages sur la fibromyalgie, consulter de nombreux sites Internet… J’ai décidé de rééquilibrer mon alimentation notamment en arrêtant de consommer du gluten. Très vite, je me suis sentie mieux. Malheureusement, en 2013, mon mari est décédé et je n’ai plus vraiment fait attention à mon alimentation. Quelques mois plus tard, j’ai consulté une naturopathe qui a réalisé un bilan complet et m’a conseillé d’arrêter le gluten, mais aussi les laitages. Moi qui étais accro au fromage, ça n’a pas été facile !

Certaines de mes douleurs se sont largement atténuées, tandis que d’autres sont devenues quasiment inexistantes. Il n’y a que mes problèmes de sommeil qui demeurent très gênants. Aujourd’hui je vis beaucoup mieux.”

Vivre avec la fibromyalgie : quand la nature remonte le moral

“Je suis une amoureuse de la nature. Après le décès de mon mari avec qui je travaillais, j’ai décidé de me donner un bon coup de pied au derrière et j’ai enfin entrepris de vivre ma passion pour les chiens. Je suis aujourd’hui éducatrice canin/comportementaliste et toiletteuse. Je fais de longues randonnées avec mes chiens. C’est dans la nature que je me sens le mieux.

J’avais, depuis des années, pour projet d’ascension du Mont Blanc, mais avec la maladie, ce projet était un peu tombé à l’eau. Mais en 2020 quand j’ai vu mon état de santé s’améliorer, l’idée m’est revenue. Aujourd'hui, j’arrive à vivre avec la fibromyalgie, à l’apprivoiser. J’ai déjà fait le Mont Canigou et dans quelques semaines, je vais faire mon premier entraînement pour l’ascension du Mont Blanc avec mon guide à Chamonix.

Un véritable défi en conditions réelles. Je suis heureuse, car j’ai réussi à faire sortir le positif de tout ce qui m’est arrivé. D’ailleurs, j’ai un tatouage qui symbolise parfaitement ma philosophie de vie : ‘tant que je respire, j’essaierai toujours’”.

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