“J’étais très mal dans mes baskets alors que ma vie me correspondait” explique Lise Huret. À cette époque, la jeune femme et son mari comprennent qu’il se passe quelque chose et finissent par consulter ensemble un psychiatre : “mon conjoint avait un regard différent sur ce qui se passait, je pense que c’est très important d’apporter le témoignage des proches sur les maladies mentales, et notamment la bipolarité” témoigne la rédactrice en chef du blog Tendances de Mode.

Les antidépresseurs n’y faisant rien, Lise Huret se rend aux urgences de St-Anne où elle est reçue en psychiatrie : “une étude d’une année axée sur la bipolarité allait commencer et mon diagnostic a été posé à ce moment-là.” La trentenaire enchaîne des cycles très courts de moments où elle se sent bien (pendant 2 jours), et d’autres où “tout est affreux” (pendant 3 jours).

Aujourd’hui, elle a trouvé un équilibre serein grâce à un bon accompagnement médical et à la bienveillance de son mari.

Bipolaire : les médicaments font 50% du travail

“J’avais l’impression de ne pas être malade pendant ma grossesse”

Lise Huret et son mari décident de déménager à Vancouver et la jeune femme est accompagnée dans une clinique spécialisée pour les mamans et futures mamans atteintes par des troubles psychiatriques. “Les médecins ont changé mon traitement et au bout d’un an, j’ai eu le feu vert pour envisager une grossesse. Un mois plus tard, j’étais enceinte !” témoignage Lise.

“J’ai eu une grossesse merveilleuse, j’avais l’impression de ne plus être malade. Mais après l’accouchement, les médicaments ne faisaient plus effet et, revenue à Paris, mon médecin m’a prescrit du lithium alors que j’avais toujours refusé ce traitement. J’étais tellement mal que j’ai accepté. Aujourd'hui, je me rends compte que trouver le bon traitement fait 50% du travail” insiste Lise.

Bipolarité : accepter la maladie pour ne pas s’écrouler

“Avant je luttais quand je sentais une crise venir. J’ai appris à l'accepter et depuis, mes cycles compliqués sont plus courts. Ils durent un jour contre 3 auparavant. J’ai aussi une chance incroyable d’avoir un conjoint bienveillant. Son approche est très bénéfique pour moi, quand il sent que je commence à aller mal, il me conseille de tout lâcher et d’aller me reposer. Depuis, je culpabilise moins” nous explique Lise Huret.

La trentenaire a revu son hygiène de vie globale et a déménagé près de l’océan, un élément qui la sort de son quotidien : “je fais du surf et du bodyboard, ça me permet de ne plus trop penser, c’est très bénéfique” ajoute-t-elle.

Troubles bipolaires : la recherche synonyme d’espoir

“Le lithium c’est le traitement depuis 200 ans, la recherche est nécessaire”

“Il y a quelques années, je n’aurais jamais accepté cette étiquette de bipolaire. Et pourtant, après en avoir parlé sur mon compte Instagram, j’ai eu de très nombreux retours positifs alors j’ai accepté d’intervenir à l’occasion de la Semaine de la Santé Mentale organisée par la Fondation pour la Recherche Médicale. C’est important de communiquer sur la bipolarité et de toucher le grand public. Ce que j’ai aimé, c’est que la Fondation fait de la recherche. Pour moi, la recherche est synonyme d'espoir et de futur” conclut Lise Huret.

https://www.frm.org/semaine-sante-mentale pour voir ou revoir les Live de la Semaine de la recherche en santé mentale

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