Sueurs froides : un signe d'infarctus du myocarde ?

Publié le 16 Novembre 2018 par La Rédaction Médisite
La transpiration est un phénomène naturel et normal qu’il faut distinguer des sueurs nocturnes et des sueurs froides qui sont, elles, pathologiques. Lorsque cette sudation s’accompagne de signes généraux tels qu’une hypoglycémie, cela peut traduire un problème plus grave. Peut-on pour autant considérer que les sueurs froides constituent un signe d’infarctus du myocarde ?
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Sueurs nocturnes

Le terme de sueurs nocturnes fait référence à une transpiration anormalement abondante qui survient durant la nuit. Au cours de cet épisode, la personne se réveille trempée, couverte de sueur. Ce type de sueurs peut être dû à une chaleur trop élevée, mais aussi à des troubles du sommeil tels que des cauchemars (chez une personne malade qui a de la fièvre par exemple) ou du somnambulisme. Les personnes qui souffrent d’apnée du sommeil peuvent également être victimes de sueurs nocturnes.

Sueurs froides

Les sueurs froides sont différentes des sueurs nocturnes puisqu’elles s’accompagnent de frissons et de grelottements. La personne a la peau à la fois moite et froide, ce qui peut sembler paradoxal. A noter que les sueurs froides peuvent aussi survenir la nuit. Les causes de ces sueurs sont multiples puisqu’il peut s’agir : - d’une déficience en œstrogènes qui s’observe à la ménopause (au même titre que les bouffées de chaleur) ; - d’un stress (ou plus globalement d’une anxiété) qui déclenche une série de réactions hormonales et neurologiques aboutissant d’une part à la libération de sueur, d’autre part à la sensation de froid ; - d’une hypoglycémie, en particulier chez les personnes sensibles ou diabétiques ; - de pathologies graves telles qu’une tuberculose, une hépatite, une hyperthyroïdie, un cancer du sang (leucémie ou lymphome), etc. ; - une hémorragie en raison de la chute de la tension artérielle ; - un infarctus du myocarde.

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Sueurs froides et infarctus du myocarde

Comme nous venons de le voir, les sueurs froides peuvent être liées à un infarctus du myocarde dont elles peuvent même constituer le premier symptôme avec les douleurs thoraciques. Bien que les sueurs froides ne suffisent pas à faire suspecter une crise cardiaque, elles peuvent constituer un signe d’appel à ne pas négliger. Cela sera plus particulièrement vrai si la sudation intervient dans une position de repos. On observe alors, en plus de la peau moite et froide, une pâleur excessive (la personne est blanche comme un linge) due à la chute de la pression artérielle. Il faudra aussi prêter attention à d’autres symptômes annexes qui, associés aux sueurs froides, seront particulièrement significatifs. Ainsi, il faut craindre un infarctus du myocarde si les sueurs froides s’accompagnent d’une douleur dans la poitrine (au niveau du sternum) d’apparition brutale (avec une possible irradiation dans le bras gauche, la mâchoire du côté gauche et/ou le dos), une sensation d’oppression thoracique et d’angoisse, des nausées et des vomissements, des palpitations et des difficultés à respirer normalement (souffle court sans effort apparent). Il s’agit dans ce cas d’une urgence qui impose une hospitalisation immédiate.

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