Mal de dos : pourquoi faire des grands pas est une fausse bonne idée

Publié par Céline Willefrand
le 21/06/2026
marche rapide
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Marcher plus vite pour entretenir sa santé est un excellent réflexe, mais attention pas n’importe comment. Allonger la foulée, et donc faire de grands pas, est une erreur fréquente. Voici pourquoi.
 

La marche quotidienne est largement conseillée pour lutter contre la sédentarité et entretenir le système cardiovasculaire, mais la façon de marcher compte beaucoup. Une erreur de posture très commune peut rapidement transformer cette activité douce en véritable source de traumatismes pour l'ensemble du squelette.

Cet allongement excessif de la foulée détériore fortement la posture globale, car il force le bassin à basculer systématiquement vers l'avant.

Allonger la foulée, une fausse bonne idée ?

Lorsque l'on souhaite marcher plus vite, le premier réflexe consiste presque toujours à chercher la distance maximale à chaque pas. Ce phénomène, techniquement appelé overstriding, crée l'illusion d'une plus grande efficacité physique. En réalité, cet allongement excessif de la foulée détériore fortement la posture globale, car il force le bassin à basculer systématiquement vers l'avant. Selon l'étude publiée en 2019 dans le Journal of Orthopaedic Science, ce mouvement spécifique d'antéversion entraîne inévitablement une augmentation de la cambrure lombaire, ce qui aggrave fortement les douleurs lors de la marche. À l'inverse, réduire la longueur de son enjambée permet une stabilisation rapide du complexe lombo-pelvien et soulage presque instantanément la colonne vertébrale des pressions parasites.

Marche, quand les hanches et les genoux souffrent

Les conséquences délétères de cette mauvaise habitude ne se limitent absolument pas à la seule zone lombaire : la longueur du pas élève les pics de charge subis par les hanches à chaque contact avec le sol. Les forces de frottement et les contraintes mécaniques s'intensifient aussi sur les genoux et les chevilles. Une recherche approfondie parue en 2016 dans la revue scientifique Gait & Posture précise que l'analyse des contraintes de torsion révèle des usures articulaires nettement plus élevées chez les marcheurs qui font de grands pas.

Comment bien marcher pour préserver son dos ?

Pour marcher vite sans se blesser le corps, mieux vaut jouer sur la fréquence des pas, souvent définie comme la cadence. Il faut accélérer en augmentant le rythme général plutôt que la distance entre chaque appui au sol. L'étude biomécanique publiée en 2024 dans la revue Annals of Biomedical Engineering démontre d'ailleurs l'absence d'augmentation significative des contraintes articulaires en cas d'augmentation de la cadence, ce qui n'est pas la cas quand on allonge la foulée. 

Dans tous les cas, pour améliorer votre santé, n'oubliez pas que vous devez marcher à un rythme suffisamment soutenu. Le but est donc de passer d'une marche classique à foulées lentes et longues vers une marche active caractérisée par des petits pas plus rapides. Cette simple modification technique entraîne une réduction immédiate des tensions sur les vertèbres lombaires, en limitant au maximum les mouvements d'inclinaison du bassin et favorise une excellente forme cardiovasculaire, sans jamais générer de micro-traumatismes. Du tout bon pour garder la forme et la ligne, et sans abîmer les articulations ou générer de douleurs. 

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  • Independent Influences of Increased Step Length and Step Frequency on Lower-Limb Joint Loading During Fast Walking (2024) publié dans Annals of Biomedical Engineering - M. Yamagata, et al.
  • Correlation between spinal and pelvic movements during gait and aggravation of low back pain by gait loading in lumbar spinal stenosis patients (2019) publié dans Journal of Orthopaedic Science - W. Kuwahara, et al.
  • From normal to fast walking: Impact of cadence and stride length on lower extremity joint moments (2016) publié dans Gait & Posture - M. M. Ardestani, et al.
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