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Un essoufflement inattendu

Un essoufflement inattendu L'embolie résulte de la migration d'un caillot de sang aux artères pulmonaires*. « Les poumons n'étant plus suffisamment oxygénés, cela provoque un essoufflement qui perdure », explique le Dr Laroche. Dans 70% des cas, le caillot émane d'une phlébite (formation du caillot qui obstrue une veine, très souvent au niveau des jambes).
Symptôme : Brutalement, la personne n'arrive plus à trouver son souffle que cela soit à l'effort comme au repos. Sa respiration s'accélère.

Consulter en urgence (appelez le Samu, 15), surtout si l'essoufflement s'accompagne d'une forte douleur thoracique.

* artères qui émergent de la partie droite du cœur en direction des poumons.

Une douleur brutale à la base du thorax

Une douleur brutale à la base du thoraxAvec l'obstruction partielle ou totale de l'artère pulmonaire, le cœur ne reçoit plus suffisamment de sang oxygéné pour combler ses besoins. Il est en souffrance. Cela génère une douleur thoracique.
Symptôme : La personne ressent brutalement une douleur à la base du thorax. « Il s’agit d’un point de côté très violent au niveau des dernières côtes, qui peut se produire à droite ou à gauche », explique le Dr Laroche. Ce symptôme est toujours associé à un essoufflement inexpliqué qui perdure.

Consulter en urgence (appelez le Samu – 15) surtout si ce symptôme est accompagné d'un essoufflement brutal.

Un pouls rapide

Un pouls rapide« C’est le retentissement de l’embolie pulmonaire sur le cœur qui génère cette accélération du pouls », explique le Dr Laroche.
Symptôme : Au repos comme pendant un effort, la personne peut avoir la sensation que son cœur « s'accélère », voire « s'emballe » brutalement, alors que quelques minutes auparavant, tout allait bien.

Consulter en urgence (appelez le Samu – 15) surtout si ce symptôme est accompagné d'un essoufflement brutal et d'une douleur thoracique qui perdurent.

Des angoisses

Des angoissesSans que l’on sache vraiment pourquoi, une anxiété peut traduire la présence d'un caillot dans une veine. Cela peut aussi être le cas lors d’un infarctus du myocarde.
Symptôme : « Il faut suspecter une embolie pulmonaire quand la personne se sent angoissée alors qu'en général elle ne l'est pas du tout, surtout si elle vient de se faire opérer ou si cela fait 3 ou 4 jours qu'elle est alitée pour raison médicale », explique le Dr Laroche. L'angoisse peut se manifester avec des sueurs froides et une transpiration excessive.

Consulter en urgence (appelez le Samu – 15) si les angoisses s'accompagnent d'essoufflements et d'une douleur thoracique brutale.

Une fièvre qui dure

Une fièvre qui dureLa fièvre est un signe d’inflammation ou d’infection pulmonaire que peut provoquer l'embolie.
Symptôme : « On doit suspecter une embolie pulmonaire lorsqu'une fièvre apparaît sur une personne qui vient d'être opérée ou qui est alitée depuis 3 ou 4 jours, et que cette fièvre, autour de 38-38,5°C survient sans explication (pas d'état grippal, ni d'infections connues). Elle est souvent associée à un essoufflement », explique le Dr Laroche.

Consulter en urgence (appelez le Samu – 15) surtout si la fièvre est associée à d'autres signes comme des essoufflements, une douleur thoracique violente.

Des crachats sanguinolents

Des crachats sanguinolentsL'artère pulmonaire à proximité de l'embolie se nécrose sous la pression sanguine, les parois bronchiques se lèsent et un peu de sang peut remonter par les voies aériennes
Symptôme : En plus d'une douleur à la base du thorax et des difficultés respiratoires, l'embolie pulmonaire peut s'accompagner d'une toux avec des crachats striés d'un peu de sang. « C'est un symptôme classique. Il reste cependant peu fréquent », précise le Dr Laroche.

Consulter en urgence (appelez le Samu – 15) si ce symptôme s'accompagne d'essoufflements et d'une douleur thoracique brutale.

Embolie pulmonaire : êtes-vous à risque ?

Embolie pulmonaire : êtes-vous à risque ?En France, chaque année, 150 000 personnes font une embolie pulmonaire, dont 10% en décèdent brutalement.
Les personnes les plus à risque sont celles qui viennent d'être opérées, qui ont été allitées entre 3 et 4 jours pour des raisons médicales, qui présentent des problèmes veineux. Certains facteurs de risque comme un long voyage en avion de plus de 6h sans bouger, l'association contraceptif oral et cigarettes chez les jeunes femmes et le surpoids sont aussi pris en compte.

Détecter l’embolie pulmonaire et la soigner

Détecter l’embolie pulmonaire et la soignerLes examens : le diagnostic repose sur un examen clinique selon un questionnaire spécifique*, un bilan sanguin (dosage des D-Dimères**), suivi d'un scanner pulmonaire par injection d'iode.
Le traitement d'urgence repose « dans 95 % des cas sur la prise d'anticoagulants (héparine) par voie intraveineuse ou sous-cutanées*** », explique le Dr Laroche. Le patient est aussi placé sous oxygène jusqu'à ce que le sang retrouve un taux d'oxygène normal. Dès que possible, des anti-vitamines K en comprimés sont prescrits en relais de l’héparine, pour une durée de 3 à 6 mois si la cause est connue (le caillot part d'une phlébite dans 70% des cas), de 6 à 12 mois si celle-ci reste inconnue.


* le Score de probabilité clinique de Genève
** le dosage sanguin des D-Dimères (un produit de la coagulation sanguine) permet de confirmer le diagnostic d'embolie pulmonaire et de thrombose veineuse profonde. C'est un indice révélateur de la formation d'un caillot sanguin.
*** dans 5% des cas, sur des embolies très sévères, on administre des médicaments fibrinolytiques pour détruire rapidement le caillot. En revanche, ce traitement a d'importants effets secondaires comme de forts risques hémorragiques.

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