Didier, 49 ans : “J’aurais dû consulter dès l’apparition de cette petite douleur au pied !”

Publié par S. Coucke-Haddad
le 26/09/2026
portrait d'un homme, la cinquantaine
Istock
Photo d'illustration
TÉMOIGNAGE. Il n’avait jamais eu aucun problème de santé. Alors Didier, 49 ans, a tardé à consulter alors que cette petite douleur au pied et cette plaie typique auraient dû l’alerter. Il nous raconte son parcours. 

 

“Je n’ai jamais eu de gros problème de santé. Pour tout dire, je ne suis allé à l’hôpital qu’une seule fois dans ma vie, pour un problème bénin”, explique Didier 49 ans, qui a appris cet l’été être atteint de diabète, alors qu’il n’avait pas vraiment eu de signe avant-coureur spécifique. Toutefois, au début de l’année, un bobo commence à lui poser problème : “Une petite plaie qui ne se refermait pas au niveau du frottement des chaussettes. Je me désinfectais, je mettais des pansements, je laissais sécher, mais rien à faire, elle ne voulait pas se refermer.” 

“Des sensations de piqûres dans les pieds”

Les semaines passent et la plaie de Didier ne guérit toujours pas, pire, elle s'agrandit jusqu’à être aussi grosse qu’une pièce de deux euros. “J’avais aussi de petites douleurs dans les pieds, comme des coups d’aiguille, comme si on me tapait sur le dessus du pied. Cela ne durait pas longtemps et pouvait arriver à n'importe quel moment, y compris quand je conduisais, continue-t-il, mais cela aurait dû m’alerter car c’était régulier. J’ai aussi perdu du poids, entre 8 et 10 kilos, et j’avais souvent soif, mais là encore, je n’ai pas pensé que cela pouvait cacher une maladie.”

“Des plaies grosses comme des pièces de 2 euros”

Conscient qu'il n'est pas normal qu’une plaie ne cicatrise pas, Il décide alors de consulter son médecin traitant qui lui prescrit immédiatement une prise de sang et lui donne rendez-vous deux semaines après son retour de vacances. “Pendant mes vacances en bord de mer, j’ai caché ma plaie avec de gros pansements, pour éviter les contacts avec l’eau de mer et les algues, mais j’ai vu apparaître de nouvelles plaies au niveau du scotch des pansements !” A son retour de vacances, les résultats de la prise de sang confirment l’inévitable : sa glycémie est à 4.46, soit 4 fois supérieure à la normale haute. 

Le médecin lui prescrit immédiatement un traitement médicamenteux et met en place un suivi : “J’ai échappé aux piqûres d’insuline, je suis content, mais j’aurais dû venir plus tôt, j’ai perdu au moins trois mois”, déplore encore Didier, qui doit prendre trois médicaments chaque jour depuis fin juillet : Gliclazide 60 mg, deux fois par jour avant les repas, Metformine 1000 mg, trois fois par jour après les repas et Invokana, une fois par jour avant le repas. Des comprimés moins contraignants que les piqûres d’insuline, mais il ne faut pas sous-estimer les effets secondaires, surtout en début de traitement : “J’ai eu de gros problèmes de transit les premiers jours, et il faut faire attention quand on conduit, notamment avec le Gliclazide”, note encore Didier. 

Sédentarité et soda : le cocktail explosif

Le traitement seul ne suffit pas, l’hygiène de vie compte aussi pour beaucoup dans le traitement du diabète. Didier, qui buvait plus d’un litre de soda chaque jour, a dû revoir le contenu de son réfrigérateur. “Le médecin ne m’a pas donné de régime au sens strict mais m’a dit de réduire le sucre, j’ai donc supprimé les sodas, même sans sucre - car d’après mes recherches, l’aspartam se comporte comme le sucre pour le cerveau -, l’alcool, la charcuterie, les paquets de gâteaux. J’ai aussi réduit les quantités, alors que j’étais un gros mangeur. Je suis aidé par les médicaments, car ils coupent l’appétit !”

Du côté de la sédentarité en revanche, Didier, qui a conscience qu’il doit bouger plus, n’a rien mis en place. Pour l’instant ses efforts portent néanmoins leurs fruits, son hémoglobine glyquée est passée de 12 fin juillet à 9,1 fin août. C’est encourageant, mais pas suffisant, car elle devrait être comprise en 4 et 6. 

“Le médecin me parle aujourd’hui de trois ans minimum de surveillance, avec un suivi tous les trois mois. J’espère pouvoir contrôler et retrouver des taux normaux. Le diagnostic a été un choc, mais maintenant que je sais, je peux gérer. Et depuis j’essaie de sensibiliser autour de moi sur les méfaits des sodas dits sans sucre”. 

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