Qu’est-ce que le pancréas ?

Le pancréas est une glande du système digestif située dans l’abdomen, derrière l’estomac.

"Cette glande est logée dans le cadre du duodénum [soit le début de l’intestin grêle] et est constituée en trois parties", explique le Dr Frédéric Cordet, hépato-gastro-entérologue à Bordeaux et secrétaire général du Syndicat National des Médecins de l'Appareil Digestif (Synmad).

Il y a donc la tête, qui est en contact avec l’intestin, le corps et la queue située à côté de la rate. À l’intérieur du pancréas, il y a plusieurs canaux qui transportent le suc pancréatique et rejoignent un plus grand canal qui traverse le pancréas dans toute sa longueur. Chez l’adulte, cet organe mesure environ 15 centimètres de long et a une couleur rosée.

Le rôle des hormones endocrines

Le pancréas est le seul organe du corps humain à pouvoir réguler la glycémie, qui, elle, "ne se régule pas sans pancréas". Pour ce faire, le pancréas peut compter sur des hormones dites endocrines.

En effet, "le pancréas possède deux fonctions sécrétrices : l'une dite exocrine qui sert à l'absorption des graisses notamment ; l'autre dite endocrine qui fabrique des hormones servant à la régulation de la glycémie qui passent directement dans le sang". Seulement 10% des cellules du pancréas produisent ces hormones endocrines, qui se divisent elles-mêmes en deux catégories : "La sécrétion d'insuline fait baisser la glycémie et la sécrétion de glucagon l'augmente. En fait, l'insuline fait rentrer le sucre dans les cellules tandis que le glucagon l'en fait sortir, en fonction du taux de sucre dans le sang."

Pourquoi réguler la glycémie ?

La glycémie est la quantité de glucose, donc du sucre, dans le sang. À jeun, elle doit être inférieure à 1,10 gramme par litre de sang.

"Un taux trop bas de sucre dans le sang [hypoglycémie] est dangereux pour les cellules du cerveau qui y sont les plus sensibles, et l'hyperglycémie finit aussi par être toxique et source de différentes complications", souligne le Dr Cordet. Une trop forte glycémie peut notamment entraîner un diabète (gras).

Mais tous les diabètes ne sont pas imputables au pancréas puisque seul "le diabète insulino-dépendant [diabète de type 1] du sujet jeune est une maladie auto-immune qui touche les cellules du pancréas secrétant l'insuline", précise-t-il.

Attention à l’hyperglycémie

Lorsqu’elle augmente trop, la glycémie peut donc provoquer du diabète par un phénomène d’insulino-résistance, dont les complications sont nombreuses. Ses conséquences peuvent notamment être des problèmes cardiovasculaires (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral,artérite des membres inférieurs…).

Si le taux de glycémie atteint de trop haut sommets, il peut entraîner un coma, une déshydratation, une cétose ou une acidose. Sans oublier qu’en cas de grossesse, un diabète gestationnel peut entrainer un avortement précoce, des malformations de l’enfant à naitre, une mort in utero ainsi qu’une hypertension artérielle chez la maman.

Sources

Remerciements au Dr Frédéric Cordet, hépato-gastro-entérologue à Bordeaux et secrétaire général du Syndicat National des Médecins de l'Appareil Digestif (Synmad)

Vidéo : Diabète : un signe annonciateur du cancer du pancréas ?

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