Maladies mentales : 4 stars qui souffrent d'une dépression !

Alessandra Sublet, Catherine Laborde, Benoît Poelvoorde… À l’occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, zoom sur 4 célébrités qui ont souffert d’une dépression à un moment clé de leur vie.

La dépression est une maladie qui reste encore aujourd'hui insuffisamment comprise. Chaque année, en France, 2,5 millions de personnes sont touchées par cette pathologie.

La dépression est même à l’origine de 50% des congés maladies.

C’est aussi le principal facteur de suicide. Celui-ci tue plus de 9000 personnes chaque année sur le territoire français.

Selon la Fondation fondamental, 70 % à 80 % des patients français dépressifs ne sont pas traités pour les troubles qu’engendrent cette maladie (troubles du sommeil, du poids, isolement…)

Les stars font aussi partie des victimes.

Catherine Laborde : "C’est difficile de vivre avec cette maladie"

En 2017, Catherine Laborde, présentatrice météo, faisait ses adieux à la télévision suite à un terrible diagnostic : elle était atteinte de la maladie de Lewy, une forme de Parkinson. Or, la dépression fait partie des premiers symptômes de la maladie.

Assez discrète sur sa maladie, elle évoquait pour la première fois en octobre 2018, ce mal qui la ronge dans un livre intitulé “Trembler”.

Dans une interview accordée à “Sept à Huit”, elle expliquait notamment : “Je ne pouvais pas imaginer un jour ne plus faire de vélo. Dès que je monte sur le vélo, je n’ai plus le sens de l’orientation, le sens de l’équilibre. C’est une défaite…”.

Pourtant, son livre lui vaudra de nombreux soutiens de la part de ses fans : “C'était une bonne chose d'en parler. J'ai reçu des témoignages incroyables. Dans la rue, quand les gens me reconnaissent, ils me disent 'Courage Catherine !”.

En mai 2019, l’ex-présentatrice célèbre son 68ème anniversaire et se livre sans tabou à Télé Loisirs : “Aujourd'hui, au moment où je vous parle, je vais plutôt bien”, confie-t-elle, avant d’ajouter “Mais ma maladie est très imprévisible. Mon état peut changer d'une heure à l'autre. Cette maladie entraîne de nombreux problèmes physiques et psychologiques. C'est difficile de vivre avec elle. Elle m'enferme terriblement dans la solitude. C'est une sorte de vieillesse prématurée”.

Benoît Poelvoorde : "La dépression, c’est la perte de l’estime de soi"

Il est l’un des acteurs français les plus populaires. Chacune de ses apparitions déclenche le rire, il flirte avec les millions d’entrées presque à chaque film… Mais pourquoi Benoît Poelvoorde s’est-il battu contre la dépression durant plusieurs années ? D’après l’acteur, son tempérament excessif serait en partie à l’origine de ses dérives.

"Tourner m'empêche de dépenser de l'argent, de faire des conneries, de trop festoyer. Le travail m'oblige à une sorte de discipline. Je ne tourne pas pour gagner ma vie, mais pour m'empêcher de la perdre", confie le belge de 55 ans au Parisien.

Des troubles du sommeil auraient également aggraver son goût pour l’alcool : ”C’est à cause des insomnies que je me suis retrouvé noctambule et donc à boire. Comme ça on dort jusqu’à midi et les angoisses attendent jusque-là. Puis, vient le moment où ni l’alcool ni les anxiolytiques n’y font rien”, avoue l’acteur dans une interview au magazine Gala, avant d’ajouter “La dépression, c’est la perte de l’estime de soi”, explique-t-il.

Pour rappel, c'est en 2008 que Benoît Poelvoorde vit sa période dépressive, qui l'a conduit jusqu'à l'hôpital psychiatrique, "quelques mois après la mort de son ami le chanteur Jeff Bodart et deux ans après le suicide de Rémy Belvaux". Mais aujourd’hui il va mieux. "Je sais que je n'y retournerai pas, donc je suis assez tranquille", assure-t-il auprès du Parisien en avril dernier.

Alessandra Sublet : "La maternité c’est un tsunami"

Qui aurait pu imaginer qu’en 2012, lorsque la jeune maman venait d'accoucher de son premier enfant (une petite fille, nommée Charlie ndlr), Alessandra Sublet était en train de traverser une dépression sévère ?

Atteinte de “baby-blues”, (une dépression post-partum qui peut durer quelques jours jusqu’à plusieurs mois, ndlr), la jeune mère souffrait en silence sans savoir quel mal la rongeait.

Ce baby-blues, habituellement passager, se transformera rapidement en burn-out pour la présentatrice.

“Ca m’est tombé dessus avec violence, comme si j’étais devenue une autre femme, que je ne reconnaissais plus, à la fois neuneu, amorphe et incapable d’accomplir les gestes les plus simples, comme donner un bain à ma fille ou même lui faire un biberon. J’ai beaucoup culpabilisé”, se livre Alessandra Sublet dans une interview au ELLE.

“Au début, j’arrivais à me reprendre un jour ou deux, mais ça recommençait et, à chaque fois, je me sentais un peu plus au fond du trou”, ajoute-t-elle.

Lorsqu’elle a découvert que des milliers de mères vivaient, comme elle, leur baby blues dans l’omerta, elle a eu envie d’écrire. C’est ainsi que son livreT’as le blues, baby ?”, est sorti le 14 mai 2014.

Audrey Fleurot : "J’ai fait ce que l’on appelle un gros baby blues"

Audrey Fleurot a elle aussi été attente de “baby blues” suite à la naissance de son fils Lou en 2015.

“Après avoir énormément désiré mon fils, j'ai fait ce qu'on appelle un gros baby blues" a-t-elle confié au HuffPost.

Une dépression post-partum que l'actrice explique avoir développée en ne profitant pas assez de sa grossesse. Alors qu'elle était enceinte, Audrey Fleurot a travaillé sur plusieurs films. Sauf que “neuf mois c'est le temps que ça prend pour se faire à l'idée. Et comme je n'ai pas eu le temps d'en profiter, je pense que ça m'a pris les neuf mois qui ont suivi”, a-t-elle raconté au HuffPost.

Comme de nombreuses femmes ayant vécu cette dépression, Audrey Fleurot déplore les idées préconçues sur la maternité : “On nous donne l'impression qu'une fois que vous accouchez, un lien immédiat se construit. Mais pas du tout. Vous êtes face à un élément étranger que vous allez devoir apprivoiser autant qu'il doit vous apprivoiser vous.”

Très angoissée par l’irruption de son nouveau-né dans sa vie, Audrey Fleurot pensera même avoir fait “ la plus grosse erreur de sa vie”.

Heureusement, après avoir appris que cette dépression pouvait être liée à un bouleversement hormonal, l’actrice commence à aller mieux et décide de suivre un traitement hormonal. “Si on m'avait dit plus tôt que ce n'était pas de ma faute, que c'était un coup des hormones… J’aurais perdu moins de temps.”

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Source(s): "Je me disais que j’avais fait l’erreur de ma vie" : Audrey Fleurot évoque son "gros baby blues", Le Parisien, 23 mai 2018. 
"Alessandra Sublet : "La maternité est un tsunami", ELLE magazine. 
"Benoît Poelvoorde en profonde dépression", Gala, 18 novembre 2018.
"Catherine Laborde évoque sa "solitude" face à la maladie de Parkinson", Paris Match, 9 mai 2019.
"Dépression : et si on en finissait avec les idées reçues ?", Fondation fondamental, 8 octobre 2019. 
"Benoît Poelvoorde, un surdoué en roue libre", Le Parisien, 14 avril 2019.