En France, où l’augmentation des cas d’obésité est significative, près d’une personne sur deux présenterait un état de surpoids. Plus largement, près d’un adulte sur six souffrirait d’obésité, cela représente environ 8,6 millions de cas et 17% des personnes âgées de plus de 18 ans. Le surpoids et l’obésité entraînent de nombreux désagréments et présentent un risque plus élevé de développer des troubles et maladies comme l’hypertension artérielle, l’infarctus du myocarde, l’insuffisance cardiaque ou encore le cholestérol et l’accident vasculaire cérébral.

L’impact de la perte des dents sur la qualité de vie

Fruit d’une alimentation trop riche couplée à une activité physique trop faible en règle générale, le surpoids et l’obésité sont définis par un indice de masse corporelle fixés entre 25 et plus de 30 kg/ m². Calculé en divisant le poids par la taille au carré, l’IMC constitue l’outil de mesure le plus efficace pour estimer la corpulence de chacun. Et c’est justement sur cet outil que des chercheurs de l’Université de médecine de Shiga, au Japon, ont basé leurs recherches. Plus particulièrement, ils se sont intéressés au lien de causalité existant entre la perte des dents dès le plus jeune âge et le constat d’un IMC élevé.

La perte de dent a un véritable impact sur le quotidien de ceux qui en subissent les conséquences, et particulièrement « sur la mastication et d’autres conditions systémiques telles que la digestion, la parole, l’expression des émotions et la force musculaire », précisent les auteurs de l’étude.

Les conséquences de l’obésité couplée à un autre facteur

Pour les besoins de cette étude, publiée dans la revue Public Library of Science One, l’état de santé de près de 234 000 personnes, âgées de 20 à 74 ans, a été analysé. Il a finalement été découvert qu’un indice de masse corporelle (IMC) plus élevé que la norme était directement associée à une réduction du nombre de dents et, ce, bien plus tôt que la norme estimée.

« Notre étude a conduit à deux nouvelles découvertes. Dans un premier temps, nous avons démontré que l'augmentation de l'IMC est associée à une diminution du nombre de dents résiduelles dès le plus jeune âge. Deuxièmement, nous avons montré que l'obésité est associée à la perte de molaires résiduelles chez les sujets de plus de 30 ans et que le statut tabagique affectait davantage la perte de dents à des positions qui n'étaient pas affectées par l'obésité seule », explique l’équipe japonaise. En clair, le tabagisme ne ferait qu’accélérer le processus destructeur déjà engagé par l’obésité elle-même.

Un processus de prévention à élargir

Si, actuellement, la prévention du surpoids et l’obésité transmet de nombreux messages relatifs à la nutrition et à la pratique d’une activité physique régulière, cette nouvelle étude est venue confirmer la nécessité d’élargir la prévention de la perte des dents, et plus largement de la santé bucco-dentaire à d’autres facteurs significatifs.

« En plus de la prévention précoce des maladies parodontales et des caries dentaires, qui causent directement la perte de dents, notre étude suggère que la perte de poids et l'arrêt du tabac deviennent également plus essentiels pour prévenir la perte de dents chez les personnes obèses », concluent les chercheurs.

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Sources

https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0274465

mots-clés : surpoids, dents, dentition, imc
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