La durée d’isolement des malades testés positifs à la COVID-19 est passée de 7 à 10 jours le 22 février dernier. L’objectif de cet allongement est de tenter de freiner la circulation des variants sur le sol français. Mais une infection avec une nouvelle souche du coronavirus dure-t-elle plus longtemps ? Une équipe de l’université d’Harvard a mené des analyses pour répondre à cette question.

Variant britannique : l’infection dure plus longtemps

Après avoir étudié les dossiers de 65 malades de la covid-19 dont 7 touchés par le variant britannique, les scientifiques ont déterminé que les personnes infectées par la nouvelle souche - appelée également B1.1.7 - étaient infectées plus longtemps que les autres patients. Leur durée moyenne d’infection était de 13,3 jours contre 8 jours seulement pour les personnes porteuses du SARS-CoV- 2 originel.

Ils précisent dans leur article : "ces données montrent que la variante anglaise (B.1.1.7) du coronavirus peut provoquer des infections plus longues avec des pics de concentration virale similaires à ceux de la souche d’origine. Cette durée prolongée peut contribuer à la transmissibilité accrue du coronavirus".

En effet, si l’infection dure plus, les malades sont contagieux plus longtemps également.

Et concernant la charge virale ?

Si les chercheurs de l’établissement américain ont observé un écart important concernant la durée d’infection entre les souches “classiques” et britanniques, ils assurent n’avoir pas enregistré de différence significative pour les charges virales. Selon leurs données, les patients ont une quantité de virus similaires dans l’organisme qu’ils aient contracté le SARS-CoV-2 originel ou le B.1.1.7.

Toutefois, des doutes persistent sur ce point. En effet, leurs collègues de l’université de Birmingham ont publié le 13 février 2021 dans la revue scientifique The Journal of Infectious Diseases, une étude contradictoire sur le sujet. Selon leurs propres résultats et conclusions, la charge virale est plus importante chez les porteurs du variant anglais. "Les patients, dont les échantillons présentent le variant B.1.1.7, sont plus susceptibles d'avoir des charges virales élevées, ce qui peut expliquer une infectiosité plus élevée et une plus grande rapidité de propagation", ont-ils écrit.

Face à ces données discordantes, la meilleure des armes contre la COVID-19 reste la prudence. Il est important de respecter les gestes barrières en toutes circonstances et de suivre les consignes d’isolement si l’on est testé positif au coronavirus ou cas contact d'un malade.

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