Rajeunissement vaginal : la nouvelle pratique qui fait fureur

Aux Etats-Unis, de plus en plus de femmes s'inquiétent de la santé de leur vagin, qui se relâche avec l'âge ou après la grossesse. Le rajeunissement vaginal s'est alors imposée comme la nouvelle pratique incontournable pour pallier aux divers problèmes entrainés. Mais du côté du gouvernement, on tire la sonnette d'alarme sur ces effets indésirables potentiellement graves.

Publicité

© IstockEn juin 2018, Jada Pinkett Smith, actrice et femme de Will Smith âgée de 46 ans, se vantait d'avoir retrouvé un "vagin de 16 ans" après avoir eu recours à un rajeunissement vaginalpour traiter ses problèmes de vessie. Pratiquée surtout chez les femmes d'un certain âge, cette nouvelle méthode vise à soigner des problèmes conséquents à la ménopause ou à la grossesse au niveau du vagin, tels que son relâchement, sa sécheresse, l'incontinence ou encore un plaisir sexuel diminué. Mais cette tendance inquiète surtout les autorités, de par ses effets indésirables inconsidérés.

Publicité
Publicité

Le rajeunissement vaginal : des effets visibles sans chirurgie

Le rajeunissement vaginal est à différencier de la vaginoplastie, qui est une opération chirurgicale visant à renforcer l'anatomie du vagin et du périnée. En effet, pas besoin de passer sur le billard pour pratiquer cette nouvelle méthode : elle consiste en l'utilisation de laser ou de radiofréquence. Le laser CO2 va traiter l'extérieur et l'intérieur du vagin en stimulant la production de collagène. La radiofréquence quant à elle repose sur l'insertion d'une sonde pour traiter la zone de la vulve puis l'intérieur de la zone vaginale. La chaleur va alors agir sur le renouvellement des cellules intimes. Des soins qui ont un coût : comptez environ 450€ pour la séance de laser et 850€ pour la séance de traitement par radiofréquence.

Le rajeunissement vaginal : une pratique particulièrement dangereuse

Si cette pratique fait fureur chez les femmes, elle effraye en revanche les autorités. En effet, la Food and Drug Administration (FDA), organisme qui autorise notamment la commercialisation des médicaments sur le territoire américain, a publié sur son site un communiqué le 30 juillet 2018, visant à alerter les professionnels de santé et les patientes sur les risques de ces méthodes, potentiellement graves. Si les procédés basés sur l'énergie ont été autorisés en gynécologie (notamment pour détruire les tissus vaginaux précancéreux et les condylomes, c'est-à-dire les verrues génitales), leur efficacité sur les problèmes liés au vagin vus ci-dessus n'a pas encore été prouvée et validée par la FDA. L'organisme explique que des brûlures au vagin, des cicatrices, des douleurs pendant les rapports sexuels mais également une douleur chronique font partie des effets indésirables graves de telles pratiques.

La FDA recommande ainsi aux professionnels de santé et aux patientes de discuter du rapport bénéfice/risque de toutes les options existantes pour traiter les différents problèmes liés au vagin et leur demande de prendre conscience des risques qui y sont associés. L'organisme avertit également du fait que les entreprises profitent de cette tendance en commercialisant des appareils basés sur l'énergie et détournant ainsi leur usage initial, ce qui se révèle dangereux.

La rédaction vous recommande sur Amazon :

Recevez toute l'actualité chaque jour GRATUITEMENT !

X